ARKEMA - Usine en activité
La pollution de ce site de Château-Arnoux-Saint-Auban fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP000878401 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Château-Arnoux-Saint-Auban |
| Département | Alpes-de-Haute-Provence |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Les substances toxiques rejetées par cette usine sont essentiellement classables en 2 catégories les métaux lourds et plus spécifiquement le mercure et les solvants chlorés (TRI, PER, D12...). La pollution chronique de la Durance et de sa nappe d'accompagnement par cette usine a deux origines : l'effluent issu de la station d'épuration dit rejet canalisé et les déversements dans la Durance et sa nappe d'accompagnement de la nappe qui s'écoule sous l'usine.
Suite à une étude réalisée en 1995, en application de l' arrêté préfectoral du 30 juin 1993, l'industriel a effectué d'importants travaux prescrits par deux arrêtés préfectoraux du 19 avril 1996 et destinés à réduire les émissions de solvants chlorés, supprimer les risques d'infiltration de produits polluants dans la nappe, décontaminer la nappe (par reprise par pompage de la pollution) et suivre l'amélioration de la qualité des eaux souterraines. Pour les rejets canalisés le flux journalier de solvants chlorés qui était de 76 kg/j (moyenne 1994) est tombé - selon les moyens d'investigation de cette époque - à une valeur inférieure à 10 kg/j en 2002. Par contre, l'impact positif de ces travaux sur la qualité de la nappe circulant sous l'usine ne s'est pas avéré évident. Les études visant à préciser ce point, réalisées en 1999 et 2000, n'ont pas permis d'apporter à cette époque d’éléments déterminants..
Les études réalisées dans le cadre de l'approche appelée "sites en activité" ont été prescrites selon les directives nationales afin de cerner la situation d'établissement ayant des avtivités industrielles sensibles et une localisation sur un milieu également sensible. L'ESR (prescite par AP du 11/05/1999) a classé le site en catégorie 1; l'EDR a été consécutivement réalisée. Deux questions essentielles de pollution des sols et sous -sols ressortent : Solvants et Mercure (Cf fiche BASOL spécifique).
ASPECT SOLVANTS: Sans attendre les résultats de l'EDR, l'AP du 06/11/2000 avait fixé à fin 2002, des objectifs de dépollution (réduction du flux de solvant apporté au point de confluence Durance/Bléone appelé "Goulet" à à 20kg/j). Pour satisfaire ces objectifs, ATO a mis en place, depuis décembre 2002, une barrière hydraulique constituée d'une ligne pilote de 10 puits espacés d'une vingtaine de mètres, interceptant l'écoulement de la nappe avec traitement de l'effluent pompé. La campagne de mesure réalisée le 15/01/2003,ayant mis en évidence un large dépassement des valeurs limites prescrites par l'AP du 06/11/2000, ATO a été mis en demeure (AP du 10 mars 2003) de respecter sous 2 mois ces prescriptions. Courant 2003, un renforcement de la barrière hydraulique a été réalisé (passage à 23 puits de pompage) afin de mieux intercepter la pollution centrale du site et une réduction du flux polluant a été observée au niveau du Goulet (niveau de 100 kg/j en solvants ramené à une trentaine ,sans pouvoir respecter les 20 kg/j de l'AP précité de nov 2000). Le dépassement de ces valeurs limites ayant été constaté, un P.V. de délit a été dressé le 19 mai 2003 et la préfecture a pris un AP de consignation (24 nov 2003 - 1 M€). En 2004, malgré ce renforcement de la barrière hydraulique, aucune amélioration de la qualité de la nappe alluviale de la Durance n'a été constatée. Globalement, il est fréquent d'indiquer que la quantité de solvants apportée par la nappe au milieu naturel est supérieure à celle contenue dans le rejet global de l'usine après traitement par la STEP. Fin 2004, ARKEMA a proposé pour le 1er trimestre 2005, un plan d'actions portant sur l'implantation de 2 nouveaux puits, d'une part, et d'autre part, la mise en place, au Sud du terril, source identifiée de solvants présents en sous-sol (50 à 100ppm), d'un pilote de traitement de ces solvants , par bio-rémédiation. En cas de succès de ce pilote, le traitement serait étendu pour un aboutissement annoncé par l'industriel pour septembre 2006. Cette barrière hydraulique a été examinée par un scientifique de l’université de Paris qui a fait des propositions de modifications du système (fin 2006). Celles-ci ,après avoir été débattues avec la DRIRE et l'industriel, mettent en évidence une contribution historique de solvants vers le cours d'eau et provenant de la nappe.
Il est procédé à des ensemencements microbiens réguliers depuis 2006 afin de dégrader les polluants in-situ en plus du traitement par stripping de la barrière hydraulique. De 2006 à 2011, les teneurs en solvants chlorés dans l 'ensemble des 18 piézomètres (suivis pour vérifier l'efficacité du traitement) ont baissées de 33%. Les ensemencement vont se poursuivre en 2012.
De 2002 à 2011, plus de 610 tonnes de solvants chlorés ont été traités par la barrière hydraulique. Le volume d’eau pompée diminue depuis 2009, tout comme la concentration en solvants de ces eaux. Ceci s’explique par la remise en état du réseau incendie et des collecteurs d’eaux brutes, et par la campagne de remise en état des réseaux pluviaux et des caniveaux autour de la fabrication sud. Le rendement de la barrière hydraulique n’a pas été altéré par ces changements puisqu’il est supérieur ou égal à 95 % depuis 2008 (l'AP du 11/07/2006 impose un rendement de 94%).
Depuis 2007, une zone dite « zone de phytoremédiation » est en place sur le site. Elle correspond à une partie de l’ancienne zone de production et de stockage des solvants chlorés (zone PCO-TRI) et représente environ 2000 m². Un premier encemenssement a téé réalisé en Octobre 2007 puis une couche de 30 à 40 cm de terre végétale a été déposée. Les résultats par rapport à la pollution de la nappe montrent une diminution de 37% de Juin 2008 à Juin 2012 pour la concentration en COHV. Ces résultats sont imputable à l'ensemble des actions de dépollution du site.
Une étude a été réalisée en 2011 afin d'évaluer le flux massique de solvants chlorées vers la rive gauche de la Durance. Cette étude démontre l'absence de transfert significatif de solvants chlorés par la nappe alluviale dans le secteur du goulet. Cette étude a été soumise à tierce expertise par le BRGM qui n'a pas remis en cause les résultats obtenus.
Le terril situé en partie Sud du site a été caractérisé en 2011. Il est composé de résidus de bauxite, d'ordures ménagères, de matériaux de construction, de boues résiduaires, de chaux. Il n'y a pas de présence d'épanchements des constituants du terril hors de ses frontières.
Un COPIL se réunit 2 fois par an afin d'examiner l'ensemble des problématiques du site d'ARKEMA notamment vis à vis des captages AEP en aval du site.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Château-Arnoux-Saint-Auban, l'inventaire recense 40 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 5 sites en instruction. Voir la page de Château-Arnoux-Saint-Auban.
- ATOFINA - Ancien dépôt souterrain RHONE POULENC AGRO — site dont la pollution est instruite par l'État
- ATOFINA - ATELIER HCH — site dont la pollution est instruite par l'État
- ARKEMA - Electrolyse à Mercure — site dont la pollution est instruite par l'État
- ARKEMA - Atelier TRI — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.
Vous achetez, louez ou construisez ici ?
Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.
La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.
Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.