LAGARDE
La pollution de ce site de Paray-le-Monial fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP001113701 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Paray-le-Monial |
| Département | Saône-et-Loire |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
► DIAGNOSTIC ENVIRONNEMENTAL
De 1995 à 2004, plusieurs incidents sont survenus au niveau de la station service :
- cuve de supercarburant percée (1995) ;
- fuite d'une dizaine de m3 au niveau d'un tuyau de remplissage (octobre 2003) ;
- fuite d'environ 1300 litres au niveau d'un tuyau reliant une ancienne cuve de fuel et un volucompteur (juillet 2004) ;
- présence anormale d'hydrocarbures au niveau de la cave d'un particulier à environ 15 mètres à l'Est de la station (novembre 2004) ;
- fuite de fioul causée par la rupture d'un tuyau impliquant des odeurs de fioul se dégageant des égouts (décembre 2004).
4 mars 2005: suite à la pollution de décembre 2004 et considérant que ladite pollution pouvait porter atteinte à l'environnement immédiat du site, la société Lagarde Distribution a été contrainte par arrêté préfectoral de réaliser les études suivantes :
- diagnostic approfondi ;
- évaluation détaillée des risques (EDR).
Le diagnostic approfondi avait débuté le 16 novembre 2004 avec une première reconnaissance des sols. Au 27 avril 2005, 15 sondages avaient été réalisés dont 6 équipés de piézomètres. Les sondages d'une profondeur comprise entre 3 et 7.5 mètres ont été effectués sur l'ensemble du site. Des échantillons de sol ont également été prélevés à différentes profondeurs dans chacun des sondages, de façon à pouvoir qualifier la migration verticales des polluants.
Les différents résultats analytiques traduisaient une pollution significative des sols et des premières eaux souterraines par des hydrocarbures au niveau de l'ensemble du site de la station-service. Les campagnes d'investigation ont ainsi mis en évidence des teneurs en hydrocarbures totaux supérieures aux valeurs guides (ancienne réglementation) et également la présence de BTEX (benzène, toluène, éthylbenzène et xylène) et quelques HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques).
Les recommandations et/ou mesures d'urgence faites par le bureau d'études en charge du diagnostic ont été les suivantes :
- vérifier l'absence de fuite chronique au niveau des différentes installations ;
- pomper la phase flottante d'hydrocarbures de façon à limiter l'extension du panache de pollution ;
- procéder à la réalisation de prélèvements et analyses des eaux souterraines de façon trimestrielle pour contrôler l'éventuelle migration de la pollution vers l'aval hydraulique du site.
Suite à ces conclusions, une évaluation simplifiée des risques (et non une évaluation détaillée des risques comme prescrit par l'arrêté préfectoral susvisé) a été transmise le 30 décembre 2005. Cette étude classait le site en classe 1 à savoir "nécessitant des investigations complémentaires ou la mise en œuvre d'actions de remédiation" conformément à l'ancienne réglementation en vigueur en matière de sites et sols pollués.
► TRAVAUX, SURVEILLANCE DU SITE
En mars 2006, un planning de réhabilitation avait été proposé à l'inspection des installations classées. La dépollution du site devait se conduire en parallèle avec la mise en conformité de la station en ce qui concerne les réservoirs de stockage, les aires de distribution et les aires de dépotage :
- pompage des produits flottants : en surface de nappe, afin d'éviter toute migration latérale de la lentille de pollution. Le contrôle trimestriel de la qualité des eaux souterraines devait être maintenu pendant la durée des travaux ;
- suppression et remplacement des cuves enterrées simple paroi : la station-service devait être fermée pendant ces travaux ;
- installation des systèmes de traitement de sol in-situ ;
- opération des systèmes de traitement.
Les travaux de réhabilitation des sols pollués ont débuté le 6 novembre 2006.
Suite à cette première phase de travaux effectuée au cours de l'hiver 2006-2007, les analyses de relevés piézométriques de mars 2007 indiquaient - en dépit de fluctuations des concentrations - la persistance d'un impact en HCT et HAP dans les eaux souterraines, et plus particulièrement dans les ouvrages PZ2 et PZ3.
Le traitement in-situ des sols et des eaux souterraines par voie biologique a été réalisé sur une durée de plus de trois ans, entre le 2 octobre 2007 et le 20 octobre 2010.
Au 1er octobre 2012, un bilan du suivi semestriel de la qualité des eaux souterraines indique une évolution favorable depuis la fin des travaux : seul un léger impact par des hydrocarbures (traces) est encore détectable dans les piézomètres Pz1, Pz4-Pz6 ainsi que le puits particulier en aval du site.
Dans les ouvrages Pz2-Pz3, les concentrations en hydrocarbures restent inférieures aux valeurs de référence pour la qualité des eaux potables.
Les HAP et BTEX ne sont plus détectés dans les différents ouvrages (concentrations inférieures au seuil de quantification analytique).
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Paray-le-Monial, l'inventaire recense 11 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 3 sites en instruction. Voir la page de Paray-le-Monial.
- I.C.P.F. — site dont la pollution est instruite par l'État
- Décharge de la KASBA — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.
Vous achetez, louez ou construisez ici ?
Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.
La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.
Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.