CAUX
La pollution de ce site de Scionzier fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP001097701 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Scionzier |
| Département | Haute-Savoie |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Sur la base d'un premier projet d'immobilier résidentiel, les modalités de traitement du site avaient été prescrites par arrêté préfectoral du 7 octobre 2009. Toutefois, ce projet a été abandonné et la société CAUX envisage aujourd'hui l'occupation de son ancien site par une surface commerciale, des voiries et des espaces verts.
Dans le cadre de ce nouveau projet, l’exploitant a fait reprendre, par le cabinet NEODYME ENVISOL, les études réalisées en 2008 par la société NORISKO ENVIRONNEMENT qui consistaient en un diagnostic approfondi, un plan de gestion des pollutions et une interprétation de l’état des milieux potentiellement impactés.
Les investigations de sol réalisées en 2007 ont été complétées par 32 nouveaux sondages permettant l'analyses d'échantillons à différentes profondeurs visant, d'une part, à confirmer les résultats précédents et, d'autre part, à évaluer de façon plus précise les volumes de terres à traiter dans le cadre des travaux de dépollution.
Les résultats de l'ensemble des analyses réalisées dans les sols montrent les contaminations suivantes :
- métaux : chrome (680 mg/kg), cuivre (1 080 mg/kg), du nickel (4 210 mg/kg) et du cadmium (139 mg/kg), plomb (160 mg/kg,), de zinc (1 800 mg/kg) et de mercure (0,53 mg/kg) ;
- solvants chlorés : tétrachloréthylène (1,5 mg/kg), du trichloréthylène (3,8 mg/kg) et du 1,2 dichloropropane (1 mg/kg) ;
- hydrocarbures totaux (HCT) à des concentrations de l’ordre de 3 000 mg/kg, hormis au droit d’une ancienne cuve enterrée où cette teneur atteint 6 300 mg/kg ;
- PCB à une teneur maximale de 2,69 mg/kg au droit d'un ancien transformateur ;
- cyanures à une concentration maximale de 72,6 mg/kg.
En 2010, les bâtiments du site ont été démolis. Les dalles du sol ont alors été dépolluées superficiellement mais laissées en place dans l'attente d'un traitement global du terrain.
Le nouveau projet de réaménagement du site consiste dans la construction d'un bâtiment commercial de plain-pied de 5050 m2 destiné à accueillir des commerces de moyenne surface, 8400 m2 de voirie et parking et 2225 m2 d'espaces verts.
Parmi plusieurs techniques de dépollution, l’exploitant propose dans son plan de gestion du 8 juillet 2011, de retenir la solution prévoyant le traitement des terres sur site (landfarming pour les HCT et brassage mécanique à l’aide d’un godet cribleur pour les COHV) puis leur réemploi dans le cadre du projet de réaménagement du site. Il propose également le traitement des eaux souterraines, après pompage, successivement dans un séparateur d'hydrocarbures, deux filtres à charbons actifs et un filtre à résines échangeuses d'ions avant d'être rejetées au réseau d'eau pluviale.
L’arrêté préfectoral du 26 octobre 2011 entérine les mesures proposées dans le plan de gestion du 8 juillet 2011 et impose les objectifs de dépollution des terres et des eaux souterraines pour les HCT, les métaux lourds, les COHV, les BTEX et les PCB.
L’arrêté sus-cité définit également les modalités d’occupation du sol et de construction des bâtiments sur le site et impose une surveillance trimestrielle de la qualité des eaux souterraines sur 7 piézomètres sur les paramètres suivants : HCT, fluorures, BTEX, métaux lourds (arsenic, cadmium, chrome total et hexavalent, cuivre, mercure, nickel, plomb, zinc), COHV, cyanures totaux, HAP et PCB.
Par courrier du 22 mai 2012, la société CAUX a transmis à l’inspection des installations classées une étude datée du 16 mai 2012 relative au compte rendu des travaux de dépollution qui se sont déroulés d’octobre 2011 à avril 2012. La société CAUX a également transmis, par courrier en date du 22 janvier 2013, des compléments demandés par l’inspection des installations classées.
1 400 T de terres ont été excavées puis traitées ou envoyées en centre d’élimination des déchets :
- environ 400 m3 en traitement pour les HCT ;
- environ 3 500 m3 en traitement pour les COHV ;
- environ 1 500 m3 évacuées en centre d’élimination des déchets de classe 2.
Plusieurs déchets ont été évacués au cours des travaux de démolition :
- de nombreuses fondations en béton sur la totalité du site ;
- une fosse septique en béton au niveau de la zone 10 ;
- une cuve d’hydrocarbures enterrée au niveau de la zone 2 ;
- des bidons, cuves et fûts aériens entre les zones 2 et 7 ;
- une décharge enterrée au nord de la zone 7 avec des anciens fûts de produits chimiques et divers matériaux (caoutchouc, ferrailles, plastiques, etc.).
Les teneurs résiduelles dans les sols montrent des dépassements sur les objectifs de dépollution en :
- cis-1,2-dichloroéthylène : 0,79 mg/kg pour un seuil de 0,1 mg/kg ;
- PCE : 1,3 mg/kg pour un seuil de 0,3 mg/kg ;
- TCE : 1,4 mg/kg pour un seuil de 0,4 mg/kg ;
- cadmium : 79 mg/kg pour un seuil de 5 mg/kg ;
- cuivre : 150 mg/kg pour un seuil de 100 mg/kg ;
- nickel : 530 mg/kg pour un seuil de 250 mg/kg ;
- nickel (lixiviation) : 0,51 mg/kg pour un seuil de 0,4 mg/kg ;
- chrome : 250 mg/kg pour un seuil de 200 mg/kg ;
- chrome (lixiviation) : 20 mg/kg pour un seuil de 0,5 mg/kg ;
- zinc : 1 000 mg/kg pour un seuil de 500 mg/kg ;
- fraction aliphatique C8-C10 : 51 mg/kg pour un seuil de 3,1 mg/kg ;
- fraction aliphatique C10-C12 : 56 mg/kg pour un seuil de 41,3 mg/kg.
À noter que les teneurs résiduelles en PCB sont inférieures à la limite de détection.
La surveillance de la qualité des eaux souterraines de mars 2007 à mai 2013 met en évidence les contaminations suivantes :
- chlorure de vinyle : maximum à 540 µg/L en février 2011, 24 µg/L en mai 2013 (seuil de dépollution de 200 µg/L) ;
- TCE : maximum à 22,2 µg/L en mars 2007, 2,5 µg/L en mai 2013 (seuil de dépollution de 20 µg/L) ;
- PCE : maximum à 36 µg/L en novembre 2012, 14 µg/L en mai 2013 (seuil de dépollution de 5 µg/L) ;
- cis-1,2-DCE : maximum à 130 µg/L en janvier 2012, 53 µg/L en mai 2013 (seuil de dépollution de 125 µg/L) ;
- trans-1,2-DCE : maximum à 18 µg/L en janvier 2012, 4,3 µg/L en mai 2013 (seuil de dépollution de 75 µg/L) ;
- arsenic : maximum à 85 µg/L en mars 2007, inférieur à 5 µg/L en mai 2013 (seuil de dépollution de 10 µg/L) ;
- plomb : maximum à 200 µg/L en juillet 2010, inférieur à 10 µg/L en mai 2013 (seuil de dépollution de 20 µg/L) ;
- HCT : maximum à 2578 µg/L en février 2011, inférieur à 20 µg/L en mai 2013 (seuil de dépollution de 1000 µg/L) ;
- cyanures totaux : maximum à 200 µg/L en juin 2011, 25 µg/L en mai 2013 ;
- chrome : maximum à 64 µg/L en juin 2011, 3,8 µg/L en mai 2013 ;
- nickel : maximum à 124 µg/L en mars 2007, inférieur à 10 µg/L en mai 2013 ;
- benzo(a)pyrène : maximum à 0,02 µg/L en mars 2010, 0,01 µg/L en mai 2013 ;
- somme 16 HAP : 1,1 µg/L en mai 2013.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Scionzier, l'inventaire recense 123 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 sites en instruction. Voir la page de Scionzier.
- SUPRA FRANCE (ex-REVIDEC) — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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