Sols pollués

COMAP (ex AQUATIS)

La pollution de ce site de La Chapelle-Saint-Mesmin fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP001067301
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneLa Chapelle-Saint-Mesmin
DépartementLoiret
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

Dans le cadre de la cessation d’activité, l’industriel a effectué la mise en sécurité du site (interdiction ou limitation de l’accès, mise en œuvre de moyens pour supprimer les risques d’incendie et d’explosion). Par ailleurs, les bâtiments ont été vidés des matières premières.

Des prélèvements de sol ont été réalisés le 6 février 2008. 13 sondages de sol ont été réalisés, à des profondeurs variant de 0,90 à 3,10 mètres. Le programme analytique a porté sur les hydrocarbures totaux, les métaux lourds et les hydrocarbures aromatiques polycycliques. Les résultats des analyses réalisées ont été comparés aux teneurs observées dans les sols de l’échantillon réalisé hors influence du site (« blanc »).

Les résultats les plus significatifs sont :

– l’impact du cuivre (concentration en cuivre variant de 64,7 à 1 580 mg/kg de matière sèche) au voisinage de l’ancien atelier de tribofinition (intérieur et extérieur du bâtiment)

– la présence d’hydrocarbures totaux (concentration en HCT variant de 189 à 350 mg/kg MS) au voisinage de l’ancien atelier de tribofinition (intérieur et extérieur du bâtiment).

À noter que les produits mis en œuvre au sein de l’établissement étaient un produit pétrolier de dégraissage (METRYL GF300), des produits lessiviels, des décapants à base d’acide citrique, des huiles solubles et minérales.

Par ailleurs, une station de détoxication permettait de traiter les eaux industrielles du site.

Les résultats des analyses réalisées au niveau d’un captage AEP (alimentation en eau potable) à proximité du site montrent :

– une concentration inhabituelle en hydrocarbures dissous (toutefois inférieure à la norme de qualité des eaux destinées à la consommation humaine) le 13/12/2007,

– des concentrations inhabituelles en Carbone organique total (toutefois conformes à la norme de qualité des eaux destinées à la consommation humaine) les 13/12/2007 et 27/03/2008.

Par arrêté préfectoral complémentaire du 24 novembre 2008, il a été demandé à l’exploitant de :

– mettre en place un réseau de surveillance et de contrôle de la qualité des eaux souterraines au droit du site. Ce dispositif est constitué d’un puits de contrôle implanté en amont hydrogéologique des installations et de deux puits de contrôle implantés en aval des installations ;

– réaliser des analyses quantitatives et qualitatives portant sur les métaux lourds, les hydrocarbures totaux, les hydrocarbures aromatiques polycycliques et les composés organiques totaux à partir de prélèvements effectués sur les trois ouvrages ci-dessus en période de « basses eaux » et de « hautes eaux »,

– réaliser un diagnostic de l’état des milieux

– réaliser un plan de gestion visant la maîtrise des sources de pollution et leurs impacts sanitaires,

– consulter monsieur le maire de La-Chapelle-Saint-Mesmin concernant l’usage futur retenu pour le site.

COMAP a répondu à l’ensemble des prescriptions de cet arrêté.

Les résultats des mesures portant sur la qualité des eaux souterraines ont montré la présence de composés organiques volatils (COV) à des concentrations néanmoins inférieures aux valeurs limites de l’arrêté ministériel du 11 janvier 2007 relatif aux limites et références de qualité des eaux brutes destinées à la consommation humaine.

Conformément à l’arrêté préfectoral du 24 novembre 2008, l’exploitant réalise une surveillance des eaux souterraines 2 fois par an, au droit des 3 piézomètres définis et pour l’ensemble des paramètres demandés : hydrocarbures totaux, HAP, COHV, BTEX, indice phénols, composés phénoliques et Chlorophénols, PCB, métaux dissous et fluorures.

L’intérieur de l’atelier de tribofinition est recouvert d’une dalle béton prévenant tout risque d’exposition des personnels sur le site. Afin de prévenir le lessivage des sols par les eaux météoriques, l’imperméabilisation des sols (bordure ouest située à l’extérieur du bâtiment où se trouvait l’atelier de tribofinition) a été réalisée par mise en place d’une dalle en béton. Compte tenu de ces éléments, l’état des milieux apparaît compatible avec les usages qui en sont faits et l’usage futur envisagé pour le site sous réserve de maintenir le site en état.

Dès lors, l’exploitant a déposé un dossier de demande d’institution de servitudes d’utilité publique, la surveillance de la qualité des eaux de la nappe au droit du site doit être maintenue et le prélèvement d’eau destinée à la consommation humaine interdit. L’arrêté préfectoral instituant les servitudes d’utilité publique a été signé le 30 juin 2012.

Par courrier du 21 octobre 2016, l’exploitant a transmis à l’inspection des installations classées le bilan quadriennal du suivi des eaux souterraines réalisé de 2012 à 2016 par la société DEKRA, puis les résultats des analyses réalisées jusque mai 2018 par la société DEKRA.

Compte-tenu des résultats d’analyse et des conclusions du bilan quadriennal du suivi des eaux souterraines au droit de l’ancien site COMAP AQUATIS de La-Chapelle-Saint-Mesmin, Monsieur le Préfet du Loiret, par courrier préfectoral du 2 novembre 2018, a acté la modification des modalités de surveillance de la qualité des eaux souterraines au droit du site COMAP (les paramètres analysés se limitent désormais aux COHV, chrome, cuivre, plomb et zinc, fluorures, PCB et hydrocarbures totaux) et demandé à l’exploitant de poursuivre la surveillance à raison d’une campagne en hautes eaux et d’une campagne en basses eaux par an, et de réaliser un nouveau bilan quadriennal en 2020 et nivellement des ouvrages.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À La Chapelle-Saint-Mesmin, l'inventaire recense 15 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols et 2 sites en instruction. Voir la page de La Chapelle-Saint-Mesmin.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.

Vous achetez, louez ou construisez ici ?

Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.

La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.

Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.