Sols pollués

EPPLN

La pollution de ce site de Port-la-Nouvelle fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP001031201
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommunePort-la-Nouvelle
DépartementAude
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

6 incidents ont été recensés depuis 1970 : 2 fuites de fond de bacs, déversements au poste de chargement, au terminal sea-line, sur la voie ferrée.

La réalisation d’études simplifiées des risques ont été prescrites à SARAM et à ESSO , exploitants du site, par arrêtés complémentaires du 25/08/1998.

Une étude simplifiée des risques a été réalisée en 1999 ; elle conclut à la contamination des sols par des hydrocarbures (jusqu’à 22 g/kg) en 7 zones : 2 postes de chargement, ancienne pomperie, terminal sea-line, limite est SARAM/ESSO, bac 24, allée nord est ESSO. Les eaux souterraines sont également impactées : mise en évidence de surnageant, concentration en HC jusqu’à 3,8 mg/l (la VCI usage non sensible = 0,05 mg/l).

L’étude classe le site 2 (à surveiller) et préconise l’implantation d’un réseau piézométrique.

Des opérations de dépollution et la surveillance de la nappe sont prescrites par l’ap du 03/12/01.

Le réseau de surveillance des eaux souterraines est en place (7 piézomètres).

L’exploitant a procédé fin 2000 à l’écrémage passif des hydrocarbures flottants à partir du puits le plus contaminé;

Les analyses semestrielles indiquent qu’il reste un puits pollué (Pz 14). L'exploitant a rendu un nouveau diagnostic sur cette zone, en février 2004, corrigé en septembre 2004.

la description d'un projet de dispositif de pompage – écrémage et de traitement des eaux, répondant aux prescriptions de l'arrêté du 03/12/01, est transmis par TOTAL au préfet de l'AUDE le 30 mars 2005. le dispositif est mis en œuvre à partir d'aout 2005.

- Au droit de la zone sea-line une pollution des sols et de la nappe sous forme libre et gazeuse a été identifiée lors des diagnostics conduits en 2004. Le traitement par pompage écrémage et venting a été installé et mis en fonctionnement en mars 2006 (SITA Remédiation). La lentille de produit en phase libre n'a pas pu être récupérée par pompage du fait de phénomènes tels que la dissolution, la volatilisation ou la biodégradation naturelle. La résultante de la présence d'hydrocarbures a été un panache gazeux traité par venting pendant 6 mois. La phase de surveillance de 6 mois après arrêt du traitement, ainsi que la campagne de contrôle contradictoire réalisée en mars 2007 ont permis de montrer l'atteinte des objectifs de traitement.

- Concernant la zone de dépotage fer du dépôt, TOTAL a procédé au démantèlement de cette zone entre 2005 et 2009. En 2008 des sondages à la foreuse ont été réalisés en vue de caractériser l'état environnemental des sols le long des voies ferrées. Ces analyses montrent une concentration élevée en hydrocarbures totaux (8690 mg/kg) et confirme la présence d'une pollution ponctuelle des sols (suite à une perte d'hydrocarbures en 1970) qui ne nécessite pas d'être traitée immédiatement.

- Sur les autres zones, des travaux de dépollution de la nappe ont été entrepris entre août 2005 et octobre 2007 afin de récupérer les hydrocarbures sous forme flottante. Au total 13 m3 d'hydrocarbures en phase pure ont été récupérés. Néanmoins, une quantité de flottant subsiste dans une zone amont du dépôt montrant une ré-alimentation de la pollution. L'origine déterminée est un drainage par le réseau d'assainissement d'une pollution historique située dans le secteur du poste de chargement des camions et dans la zone Est du dépôt. Devant ce constat l'unité de traitement a été démantelée en mai 2008 et 2 piézomètres viennent renforcer la surveillance de cette pollution pour s'assurer que le flottant ne migre pas hors du site. TOTAL a engagé depuis 2010 une refonte de son réseau d'assainissement du site qui doit permettre d'améliorer la connaissance de l'origine de cette pollution et de définir un traitement de finition. Ces actions sont toujours en cours.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Port-la-Nouvelle, l'inventaire recense 38 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 3 secteurs d'information sur les sols et 1 site en instruction. Voir la page de Port-la-Nouvelle.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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