AVIA (ex SHELL)
La pollution de ce site de Bergerac fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP001012201 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Bergerac |
| Département | Dordogne |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
1 - DIAGNOSTIC
Le 21 janvier 2005, l'exploitant SHELL informe la DRIRE de l'existence d'une pollution sur le site due à des fuites de gasoil et d'huiles usagées et transmet le rapport du diagnostic établi en date du 3 janvier 2004 et ses compléments des 7 juillet et 23 novembre 2004.
Le 22/02/2005 la DRIRE demande qu'une évaluation simplifiée des risques soit réalisée.
L'arrêté préfectoral du 26 décembre 2005 prescrit le diagnostic approfondi du site en demandant notamment dans le délai de 6 mois, l'orientation des choix de filières de traitement des eaux et du sol.
Le 22 février 2007, l'exploitant transmet les diagnostics complémentaires des 03/01/2005 et juin 2006 ainsi qu'une note technique relative aux mesures prises lors des travaux de remplacement des cuves.
Le diagnostic met en évidence une pollution des sols et de la nappe avec la présence d'une phase surnageante qui migre à l'extérieur du site sans qu'on en connaisse réellement l'extension.
Par ailleurs, il ne répond qu'en partie à l'arrêté du 26 décembre 2005 pour ce qui concerne l'évaluation des risques, notamment à l'extérieur du site. le 11 mai 2007, la DRIRE engage l'exploitant à utiliser, au besoin, l'un des outils de la nouvelle approche de gestion des sites et sols pollués intitulé « interprétation de l'état des milieux » (IEM). L'extension de l'impact sur site et surtout hors site est dans ce cadre à préciser.
Le diagnostic complémentaire de mars 2008 montre que l'extension de la pollution hors site et limitée. Ce constat amène l'exploitant à proposer la mise en place d'une barrière hydraulique afin de supprimer le transfert à l'aval.
Un diagnostic de pollution à été réalisé sur le site en janvier 2010 et a mis en évidence une pollution très importante des eaux souterraines en de nombreux éléments de la famille des hydrocarbures.
2 - TRAVAUX
Les propositions de dépollution avancées dans la note technique du 22/02/2007 ne recueillent pas l'accord de la DRIRE. Le seul scénario proposé consiste à maîtriser le transfert du panache en rabattant la nappe au sud du site. Ce moyen peut, en situation d'urgence, mettre le site en sécurité et assurer la maîtrise de l'impact à l'extérieur du site mais ne saurait occulter la suppression ou la maîtrise des sources de pollutions présentes sur le site (terres et surnageant).
Le projet ne prévoit en effet aucune action particulière pour supprimer ces sources. Seules les terres et les eaux éventuellement polluées seront excavées pour les seuls besoins du chantier d'implantation des nouveaux réservoirs. Les anciens réservoirs seraient dégazés, inertés et laissés en place, y compris ceux qui ont été à l'origine de fuites en 2004 (cuve R2 et cuve des huiles usagées).
Le 11 mai 2007, la DRIRE demande à l'exploitant d'étudier les possibilités techniques et économiques de suppression des sources de pollution et de leurs impacts sur la base d'un bilan "coûts-avantages" et de justifier le choix qui aura été fait. En particulier l'enlèvement des réservoirs fuyards n'est pas à exclure.
Sur l'aspect technique, le système de traitement des eaux pompées en fond de fouilles proposé par l'exploitant n'apparaît pas correspondre à la meilleure technique disponible (simple séparateur d'hydrocarbures). Aucun descriptif des modalités de rabattement de la nappe, du traitement des eaux et de leur rejet n'est donné. Dans la mesure où ce système serait maintenu dans le plan de gestion, les éléments d'information devront figurer dans l'étude technico-économique ci-dessus.
Cette étude remise le 6 mars 2008 propose, à l'issue du bilan coûts/avantages des solutions techniques et économiques de traitement des sols et de la nappe, de ne retenir que l'écrémage du surnageant et le traitement des hydrocarbures, dissous par la mise en place d'une barrière hydraulique à l'aval. L'excavation des anciennes cuves et des terres polluées n'est pas envisagée car elle nécessiterait l'arrêt de la station pendant 6 mois.
Sur proposition de la DRIRE du 19/06/2008, l'arrêté préfectoral du 20/10/2008 prescrit le traitement de la nappe sur la base du principe suivant :
- traitement du surnageant huileux et de la pollution dissoute par pompage et écrémage de la nappe dans 4 puits situé à l'aval immédiat de la source,
- décantation de l'eau d'exhaure dans un séparateur d’hydrocarbures puis traitement par passage sur charbons actifs,
- rejet de l'eau traitée dans le réseau pluvial public et signature d'une convention de rejet avec le gestionnaire du réseau.
Le système de confinement/traitement est mis en fonctionnement le 05/08/2008. La barrière hydraulique apparaît efficace. Au 18/06/2009, le volume d'eau pompée est de 7 584 m3 pour une quantité d'hydrocarbures récupérés d'environ 205 litres. La concentration maximale d'hydrocarbures mesurée en sortie de traitement, le 25/06/2009, est comprise entre 70 µg/l et 130 µg/l pour un maximum prescrit de 1 mg/l.
L’écoulement naturel de la nappe a été modifié par la mise en place de la barrière hydraulique en limite aval du site. Ce système de pompage relié à une unité de dépollution a pour but de confiner la pollution sur le site et ainsi d’éviter la migration des polluants en aval hydraulique.
Un puits supplémentaire de pompage a été installé entre le 17 et le 19 mai 2010 en limite ouest du site afin de traiter la nappe sur une plus grande longueur.
Des travaux de dépollution ont été réalisés entre le 16 juillet et le 4 août 2010 et ont consisté à :
- Procéder au désamiantage et à la démolition de la baie technique,
- Pomper les huiles usagées présentes au sein de la fosse de récupération et de la cuve,
- Retirer et évacuer la cuve huiles usagées,
- Terrasser les terres impactées au contact de la cuve,
- Le maintien de la barrière hydraulique en aval du site,
- Mettre en place une barrière de récupération de flottants,
- 100 m3 de terres polluées ont été excavés et transférés en biocentre.
3 - SURVEILLANCE DES EAUX SOUTERRAINES
Sur proposition de la DRIRE, le 22 février 2005, l'arrêté préfectoral du 26 décembre 2005 prescrit la surveillance périodiques des eaux souterraines ci-après :
- 3 piézomètres,
- campagnes semestrielles,
- paramètres : pH, Température, HAP, HCTX, BTEX, Plomb,
- relevé du niveau piézométrique à chaque campagne.
L'arrêté préfectoral du 20 octobre 2008 étend la surveillance des eaux souterraines à partir de 5 piézomètres par campagnes de fréquence mensuelle. Les paramètres HCTX, BTEX et MTBE sont mesurés.
La campagne du 07/02/2008, montre des concentrations maximales en benzène (26 µg/l), HCTX (2000µg/l/l) et MTBE (31 µg/l) qui restent supérieures aux critères de qualité des eaux destinées à la consommation humaine *.
La campagne du 25/06/2009, montre une baisse des concentrations maximales en benzène (8,64 µg/l)et HCTX (1700 µg/l). Les concentrations en MTBE sont toutes inférieures à la limite de quantification du laboratoire (5 µg/l).
* benzène : 1µg/l, HCTX : 10µg/l, MTBE 2µg/l
La campagne de juin 2013 montre une amélioration de la qualité des
eaux pour la plupart des paramètres.
Elle montre notamment une baisse des concentrations maximales en benzène (1,2 µg/l) au droit du PZ29 (situé en aval de l’ancien garage), HCTX (540 µg/l) au droit du PZ26 (situé à l’entrée de la station, au nord du site), et en MTBE (2,4 µg/l) au droit du PZ33(en aval de la station).
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Bergerac, l'inventaire recense 173 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 secteurs d'information sur les sols et 8 sites en instruction. Voir la page de Bergerac.
- BOUCHILLOU ALKYA — secteur d'information sur les sols
- Ancienne usine à gaz de Bergerac - Agence EDF-GDF — secteur d'information sur les sols
- BERGERAC NC — site dont la pollution est instruite par l'État
- EURENCO FRANCE — site dont la pollution est instruite par l'État
- ALVEA — site dont la pollution est instruite par l'État
- SHEBY UNILEVER — site dont la pollution est instruite par l'État
- SINSOU — site dont la pollution est instruite par l'État
- Dépôt aéroportuaire de Bergerac — site dont la pollution est instruite par l'État
- MANUCO — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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