VOSS DISTRIBUTION (RACCORD RAVITT)
La pollution de ce site de Vernouillet fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP000974701 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Vernouillet |
| Département | Eure-et-Loir |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
En 1998, dans le cadre d'une démarche interne ISO 14 001, la société VOSS PRODUCTION a fait réaliser deux campagnes de reconnaissance des sols de l'emprise foncière. Elles ont mis en évidence une source de pollution par les hydrocarbures totaux (HCT) et, ponctuellement, par des composés organohalogénés volatils (COHV) et les hydrocarbures monoaromatiques volatils.
Dans le cadre d'une vente potentielle du site, un diagnostic approfondi de la zone polluée identifiée et une évaluation détaillée des risques pour la santé humaine ont été réalisés en février 2003.
Les études ont été transmises au service d'inspection par l'industriel le 07 avril 2003. Elles montrent :
- une contamination des eaux par des traces de BTEX (Benzène, Toluène, Ethylbenzène, Xylènes), de COHV, de naphtalène,
- aucune contamination des eaux par les HCT et les polychlorobyphényles (PCB) n'a été détectée,
- l'absence de risque sanitaire vis à vis de l'utilisation de l'eau, en particulier pour les captages AEP situés à 1 kilomètre du site.
Le toit de la craie à l'aplomb de la zone polluée étant fortement imprégné par les hydrocarbures, l'arrêté préfectoral du 31 juillet 2003 prescrit :
-la surveillance semestrielle de la qualité des eaux souterraines au droit du site par l'analyse de prélèvements opérés dans deux piézomètres à forer à l'amont et à l'aval de la zone contaminée.
- la réalisation d'une évaluation détaillée des risques pour les ressources en eau dans l'objectif de définir une stratégie de réhabilitation du site.
La première campagne d'analyse des eaux souterraines s'est déroulée en juin 2003 et a révélé une contamination de la nappe souterraine par des composés organohalogénés volatils (trichloroéthylène et tétrachloroéthylène).
L'arrêté préfectoral du 18 septembre 2003 a prescrit l'excavation des terres polluées et leur élimination dans une installation autorisée au titre du Code de l'environnement.
Les travaux de retrait ont conduit à l'élimination de 736 tonnes de terres souillées en centre de stockage de classe 1, c'est à dire pour les déchets dangereux.
Les analyses réalisées en fond et bords de fouille ont montré une contamination résiduelle des terrains demeurant en place par des hydrocarbures, des COHV et des PCB. Les analyses indiquent que les composés résiduels sont des produits à chaînes longues, peu mobiles. Les teneurs en HAP et en BTEX sont proches des limites de détection.
Les travaux d'excavation n'ont pas pu se poursuivre du fait de la proximité des bâtiments, du compacteur à déchets de la société et des canalisations.
Par courrier, il a été demandé à l'industriel d'évaluer les risques à l'égard des captages AEP aval, pour les paramètres HCT et PCB. L'étude a été remise au service d'inspection en juin 2004. La modélisation des concentrations de polluants dans les eaux des captages montre que les limites de potabilité ne seront pas dépassées.
Afin de prévenir toute migration des polluants suite à l'infiltration d'eau, un revêtement en ciment bitumeux a été mis en place au dessus des terres contaminées.
En mai 2009, des servitudes d'utilité publiques ont été mises en place. Elle comprennent notamment :
- l'interdiction de culture de plantes ou de fruits destinés à l'alimentation humaine ou animale,
- l'interdiction d'usage d'habitation, de restauration ou d'hôtellerie,
- l'obligation d'assurer le maintien de la couche imperméable au dessus des terres polluées,
- l'interdiction d'excaver des terres sans accord de l'administration
- l'interdiction de pomper ou d'exploiter la nappe d'eaux souterraines pour quelque usage que ce soit.
Le suivi de la qualité des eaux souterraines depuis 2003 a mis en évidence :
- l'absence d'impact sur l'aquifère par les hydrocarbures et les PCB
- la présence de perchloroéthylène et de BTEX en concentration inférieure à la valeur de l'arrêté du 11 janvier 2007 relatif aux limites et références de qualité des eaux brutes et des eaux destinées à la consommation humaine,
- des teneurs en dichloroéthylène et trichloroéthylène supérieures aux valeurs de référence, avec toutefois un apport d'activités extérieures.
- la présence ponctuelle de nickel et de sélénium en concentration supérieure aux valeurs de l'arrêté précité.
Le suivi de la qualité des eaux souterraines se poursuit de façon semestriel pour les composés organohalogénés volatils et annuel pour les autres mesures.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Vernouillet, l'inventaire recense 59 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 5 sites en instruction. Voir la page de Vernouillet.
- VERBOOM — site dont la pollution est instruite par l'État
- MEDICIS INDUSTRIE — site dont la pollution est instruite par l'État
- DMS — site dont la pollution est instruite par l'État
- WOREX — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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