Sols pollués

EGGER PANNEAUX et DECORS

La pollution de ce site de Rion-des-Landes fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000943201
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneRion-des-Landes
DépartementLandes
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

1 - DIAGNOSTIC

En 1998, pour les besoins d'implantation d'un bâtiment sur l'emplacement de la décharge,l'exploitant fait réaliser le diagnostic et l'Etude Simplifiée des Risques (ESR) destinée à déterminer le devenir des déchets.

Les conclusions de cette étude ont été les suivantes :

- décharge contenant quasi-exclusivement des déchets de bois

- présence de zones localisées de contamination par des hydrocarbures (FOL et FOD)

- présence de déchets inertes : bétons, ferrailles.

Classement ESR ?

Parallèlement, l'analyse des eaux de la nappe révèle un impact en DCO, Azote, et Hydrocarures.

2 - TRAVAUX

En 1998, l'exploitant met un terme à l'exploitation de la décharge interne et engage un programme de résorption et de réhabilitation. L'exploitant décide de procéder à l'excavation et au tri des déchets de manière à assurer à chaque type des déchets ainsi triés une élimination spécifique déterminée en fonction de leurs caractéristiques.

Au premier septembre 2000, les déchets excavés se répartissent en 3 catégories :

- les déchets de bois compostés sont évacués.......,

- les inertes sont stockés en tas sur le site de l'usine,

- les déchets souillés par les hydrocarbures sont déposés sur une bâche étanche.

Le 16 février 2001, des prélèvements d'échantillons de sol ne révèlent aucune trace de pollution en métaux (AS,Ni,Pb,Cr,Zn,Cu,Cd) ni en hydrocarbures.

La société n'exploite plus la décharge sur le site, la partie remise en état est revêtue de bitume. Le bâtiment abritant l'installation de broyage de déchets de bois ainsi que les tas de déchets de bois d'apport est implanté sur cette plate-forme.

L'arrêté préfectoral du 8 mars 2004 prescrit les conditions de traitement et d'élimination des déchets souillés d'hydrocarbures stockés sur bâche.

Les certificats d'acceptation des terres souillées, les bordereaux de suivi, les résultats d'analyse des sols et des analyses des eaux souterraines ont été transmis par l'exploitant le 24 septembre 2004. Les résultats d'analyse des sols donnent des résultats inférieurs au seuil de détection pour les hydrocarbures après enlèvement des terres souillées.

3 - SURVEILLANCE DES EAUX SOUTERRAINES

L'arrêté préfectoral du 8 mars 2004 prescrit la surveillance semestrielle des eaux souterraines dans 3 piézomètres pour les paramètres : pH, DCO, N global et hydrocarbures totaux. L'arrêté préfectoral du 19/12/08 reprend cette surveillance des eaux souterraines sur 4 piézomètres.

Les résultats d’analyse de 2007 des piézomètres révèlent une forte augmentation de DCO, DBO, Azote Kjeldhal, potassium, sodium et une détérioration de la couleur et de l’odeur en aval par rapport à l’amont. La conductivité est aussi beaucoup plus importante (données de 2006).

Le piézomètre 5 témoigne d’un début de contamination de la nappe alors qu’il est un référentiel amont. Il se situe dans une zone d’installations vétustes (préparation des résines pour chaînes F/H, stockage de containers de colorant) d’où les mauvais résultats. Les chaînes F et H doivent être arrêtées fin 2008, la situation devrait donc s’améliorer. Un hydrogéologue sera consulté pour le déplacement de PZ4 ainsi que sur la nécessité de déplacer PZ5. Même s’il est faussé par rapport aux piézomètres situés en aval, le conserver et étudier son évolution permettrait de voir les améliorations apportées par le nouveau système de traitement des eaux et l’arrêt des chaînes F et H.

Cette contamination de nappe est due au système de traitement des eaux de process jusqu’à présent insuffisante et permettant des infiltrations. Ce traitement a été revu. Une nouvelle station de traitement des eaux sera opérationnelle d'ici fin 2010.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Rion-des-Landes, l'inventaire recense 54 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols et 2 sites en instruction. Voir la page de Rion-des-Landes.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.

Vous achetez, louez ou construisez ici ?

Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.

La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.

Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.