BEAUFONDS
La pollution de ce site de Saint-Benoît fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP000937301 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Saint-Benoît |
| Département | La Réunion |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
La sucrerie de Beaufonds a été autorisée par arrêté préfectoral du 14 novembre 1984 au titre de la législation des installations classées. Sa fermeture est intervenue en fin d'année 1995.
Par lettre du 28 octobre 1997, la DRIRE a demandé à l'exploitant d'établir sa déclaration de cessation d'activité, en application de l'article 34-1 du décret du 21 septembre 1977. Après une relance écrite le 24 juin 1998,la déclaration a été remise le 26 août 1998.
La DRIRE a procédé à une visite de l'ancienne sucrerie pour contrôler la bonne exécution des travaux décrits dans le mémoire de l'exploitant. Il s'est avéré que la situation n'était ni conforme au mémoire, ni conforme à l'article 34-1 susvisé. Un pré diagnostic a donc été établi par la DRIRE qui a constaté la présence en particulier de:
-des huiles usagées non confinées et exposées aux eaux météoriques
-des déchets divers stockés à l'extérieur
Un arrêté préfectoral du 27 mars 2000 prescrit sous 3 mois des mesures d'urgence pour la remise en état du site (recherche de l'amiante, analyses, pompage et élimination des huiles usagées, élimination des déchets divers, interdiction d'accès) ainsi que la réalisation d'un diagnostic initial et d'une évaluation simplifiée des risques.
Par courrier du 3 juillet 2000, l'exploitant transmet à l'inspection des installations classées un rapport d'étude réalisé par SOGREAH comprenant une étude de diagnostic du site et une Évaluation Simplifiée des Risques (ESR). Il ressort de ces éléments que le site contient bien des éléments amiantés, mais également d'autres polluants (hydrocarbures, plomb, vanadium, cuivre...) dans le sol dans plusieurs zones. Toutefois, l'ESR conclut à un risque acceptable en classant le site en classe 2 : à surveiller.
L'exploitant transmet par courrier du 31 juillet 2001 à l'inspection des installations classées un plan de retrait des déchets amiantés réalisé par la société APII. Dans un courrier du 4 novembre 2001, l'exploitant indique que la société APII a effectué un repérage amiante, puis a enlevé et conditionné les déchets amiantés repérés.
A la suite d'une visite le 15 décembre 2010, l'exploitant est mis en demeure par l'arrêté préfectoral n°2010-3050/SG/DRCTCV du 24 décembre 2010 de respecter les dispositions de l'article R. 512-39-1 du code de l'environnement relatif à la cessation d'activité sous 15 jours (évacuation produits dangereux, limitation accès du site...). L'arrêté préfectoral de mesures d'urgence n°2010-3051/SG/DRCTCV du 24 décembre 2010 impose également à l'exploitant de mettre en sécurité le site sous 15 jours (notamment en mettant en sécurité les déchets, éléments de charpente etc pendant la période cyclonique).
L'exploitant met rapidement en sécurité le site (mise en place d'une clôture, panneau, dépose des tôles susceptibles de s'envoler...). Il s'avère que l'exploitant avait déjà entamé l'étude du désamiantage du site avec le cabinet ANDRE JACQ avant la visite d'inspection du 15 décembre 2010.
L'inspection reçoit le 28 mars 2011 le plan d'action final de l'exploitant pour le désamiantage du site de Beaufonds.
Un changement d'exploitant est demandé le 4 août 2011 pour passer de SUCRIERE DE LA REUNION à SUCRE AUSTRAL.
Un rapport de repérage amiante réalisé par AJ DIAGNOSTIC le 18 avril 2011 est transmis à l'inspection le 2 décembre 2011. Ce rapport identifie tous les éléments composés d'amiante au niveau des chaudières ainsi que de la parcelle « Prusse ».
L'exploitant indique que des investigations du sol réalisées par ANTEA se termineront en août 2012. Dans le planning prévisionnel transmis, il est prévu que les travaux de désamiantage soient finalisés fin juillet 2012.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Saint-Benoît, l'inventaire recense 27 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols et 2 sites en instruction. Voir la page de Saint-Benoît.
- Sucrerie de BEAUFONDS — secteur d'information sur les sols
- décharge d'ordures ménagères de la Ravine Sèche (Saint-Benoît) — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.
Vous achetez, louez ou construisez ici ?
Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.
La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.
Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.