DEPOT SNCF DE PORTES LES VALENCE
La pollution de ce site de Portes-lès-Valence fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP000931901 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Portes-lès-Valence |
| Département | Drôme |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
La mise en sécurité du site est effectuée dès le lundi 24/7/2000 sous la forme d'une étanchéification de la zone polluée, par un film plastique. Un arrêté préfectoral d'urgence est pris le 28 juillet 2000. Il prescrit le traitement du site et des terres, le nettoyage de la station, le creusement de piézomètres, l'analyse de l'eau de la nappe, et l'élaboration d'une Etude Simplifiée des Risques (E.S.R.) à remettre sous cinq mois.
Une voie ferrée est déposée, les terres polluées sont excavées et remplacées.
Les carottages et les recherches ultérieures amènent à la conclusion suivante de l'ESR :
Le milieu eau souterraine nécessite une surveillance. Un des trois pièzomètres a révélé une teneur de 2,4 mg/L en hydrocarbures. La surveillance sur deux piézomètres est imposée annuellement par l'arrêté préfectoral du 28 juillet 2000.
La nappe est exploitée par des puits de particuliers à proximité. Cependant, il existe un piézomètre entre ces puits de particuliers et la source de pollution. Ce piézomètre ne détecte pas de pollution à ce jour. Il est toujours surveillé. Il n'y a pas de captage eau potable.
Le 5 septembre 2001, les analyses annuelles des deux piézomètres ont vu les concentrations passer à 10 mg/L (2,4 le 6 novembre 2000 sur piézomètre 2) et 7,5 mg/L (0,15 le 6 novembre 2000 piézomètre 3).
La surveillance est renforcée. Elle passe pendant les six prochains mois à une analyse tous les deux mois.
Les mauvais résultats constatés pour les analyses suivantes (le 8 novembre 2001 : 9,8 mg/L sur piézomètre 2 et 4,4 mg/L sur piézomètre 3) et les incertitudes existantes sur la zone polluée de terrain à l'origine de ces mauvais résultats ont conduit Monsieur le Préfet de la Drôme, à imposer par arrêté préfectoral du 24/05/2002 à la SNCF la réalisation d'une évaluation détaillée des risques conforme au guide méthodologique élaboré par le Ministère de l'Environnement.
Le Diagnostic Approfondi a été remis le 28 juillet 2003.
L'EDR a été remise le 15 septembre 2005, cette dernière évaluation comprend une EDR Eau et une EDR Santé.
67 prélèvements d’échantillons de sols effectués à partir des 23 sondages sont réalisés.
11 piézomètres sont mis en place en plus des 3 existants (cf. ESR).
Des travaux d'excavation et d'élimination des terres polluées sont réalisés en 2004 afin de supprimer la source de pollution.
EDR EAU
L’EDR Eau conclut à une diminution certaine des teneurs en hydrocarbures dans les points d’observation en position aval et latérale ainsi qu’à l’absence d’impact durable et significatif de la pollution au niveau des zones d’habitation proches existantes ou projetées, et à fortiori vis à vis des captages agricoles et industriels plus éloignés.
EDR Santé
L'EDR Santé ne met pas en évidence de risque sanitaire pour la population.
En conclusion de l’étude il est préconisé :
- la surveillance de l’évolution de la pollution au droit et à l'extérieur du site, à l’aide d’analyses semestrielles sur 10 piézomètres ;
- l’instauration d’une servitude conventionnelle de droit privé dans le but d’interdire l’implantation de puits et l’utilisation des eaux souterraines au droit de la parcelle concernée par le projet immobilier.
Un rapport en ce sens à M. le Préfet a été établi le 02 novembre 2005.
Suite à ce rapport, un arrêté préfectoral est signé le 12/6/2006. Il impose notamment :
- la surveillance renforcée des eaux souterraines,
- un écrémage de la nappe de la phase d'hydrocarbures flottante.
A la suite de l'inspection du 4 septembre 2008, l'inspection constate que :
- les opérations de pompage de flottants entamées en mai 2007 montrent que la nappe est toujours impactée ;
- 5000 L d'hydrocarbures ont été récupérés et éliminés hors site ;
- Les travaux sont maintenus jusqu'à l'été 2009 a minima.
L'exploitant est tenu d'informer régulièrement l'inspection de l'évolution des teneurs dans la nappe et de l'efficacité du système de dépollution.
Situation au 23/06/2010 :
Les résultats de la dernière campagne trimestrielle d'analyses montrent que des concentrations en hydrocarbures encore significatives (12 mg/L) sont observées dans les piézomètres à proximité immédiate de la source.
Toutefois le bilan amont aval montre l'absence d'impact du panache de pollution sur les eaux souterraines en aval éloigné de la station de distribution de carburant.
La campagne de pompage ainsi que la surveillance trimestrielle de la qualité de la nappe se poursuivent.
Situation au 03/03/2011 :
Le confinement de la nappe se poursuit par pompage et écrémage du flottant.
L'influence hydraulique du rabattement est estimée à 50 m en aval et 100 m en latéral par rapport au pompage situé au plus prés de la source.
Les résultats de la dernière campagne d'analyse montrent que les épaisseurs de flottant sont globalement en baisse et situés entre 0 et 10 cm suivant leur éloignement du droit de la source.
7600 L d'hydrocarbures ont été récupérés et éliminés hors site à ce jour.
La carte pièzométrique dynamique montre que les écoulements ne sont pas orientés vers les parcelles résidentielles les plus proches à l'ouest du site.
Les hydrocarbures ne sont pas détectés en amont ni en aval éloigné du site .
La dépollution et le suivi de la qualité des eaux de la nappe se poursuivent.
Situation au 16/05/2012 :
L'inspection réalisée le 16/05/2012 a montré que la nappe était encore impactée par les hydrocarbures mais essentiellement au droit de la source.
Le rabattement de la nappe conjugué à un écrémage en continu des eaux ainsi pompées ont permis de récupérer et d'éliminer 7,6 m3 d'hydrocarbures et de résorber la zone la plus fortement impactée.
L'arrêt des pompages de confinement hydraulique durant 3 mois mi 2011, a mis en évidence un phénomène de ré alimentation de la pollution dont l'origine reste à déterminer.
Cet arrêt a également montré une faible mobilité de la lentille de flottant qui reste centrée au droit de la zone initialement impactée.
Le volume des eaux claires issues du traitement d'écrémage continu en phase de confinement hydraulique est important et contrarie le bon fonctionnement de la STEP urbaine.
La solution alternative au rejet de ces volumes dans le réseau passe par une réinjection dans la nappe phréatique au droit du site.
Cette solution n'apparaît pas opportune au vu du faible gain procuré par le confinement hydraulique dans le processus d'écrémage qui restera maintenu.
En conséquence en l'état, les opérations de rabattement de la nappe peuvent être suspendus.
Bien évidemment si les analyses trimestrielles à venir mettaient en évidence un déplacement de la pollution en direction des limites du site et en particulier vers les zones résidentielles les plus proches, les opérations de confinement devraient reprendre.
Situation au 26/04/2013:
Suivi de la qualité des eaux souterraines :
Le dernier rapport EGIS relatif à la campagne de surveillance de décembre 2012 met en évidence .
des épaisseurs de flottant mesurés en hausse au niveau des piézomètres Pz5 (70 cm) et Pz7 (16 cm)
une concentration de 4 900 μg/l au niveau du piézomètre Pz3
Si les autres mesures confirment l’absence d'impact en amont, en aval et en aval latéral du site, les résultats ci-dessus montrent que la lentille d'hydrocarbures persiste au droit de l'ancienne station de distribution de carburant (voir cartographie en annexe).
Suivi de la dépollution
Les conclusions des suivis réalisés par SERPOL entre juillet 2012 et mars 2013 montrent :
un taux de récupération d’hydrocarbures qui progresse entre 6,5 l à 15 l /semaine
une légère diminution de la lentille de flottant sous l’action de l’écrémage grâce à la mise en action d’une pompe écrémeuse en Pz5
Le suivi confirme toutefois une réalimentation de la pollution en provenance de la zone source historique, en amont de Pz5.
Au total 8005 litres d’hydrocarbures ont été récupérés depuis juillet 2007.
Projet de remplacement des cuves de stockages d’hydrocarbures:
La SNCF a décidé de remplacer toutes les cuves de stockage du dépôt.
Les travaux de terrassement préalables au remplacement des réservoirs de stockages permettront de visualiser l’état des sols sous les cuves et d’identifier une éventuelle voie de réalimentation de la pollution.
Situation au juin 2013 :
En Avril et juin 2013, 171 litres d'hydrocarbures (en phase pure) ont été collectés par le dispositif de dépollution, soit un taux de récupération d'hydrocarbures d'environ 17 L par semaine en fonctionnement.
La mesure des hauteurs de flottant en régime statique après une période d'arrêt de l'unité indique globalement une légère diminution de la lentille de flottant, sous l'action de l'écrémage des hydrocarbures.
Les réalimentations en provenance de la zone source historique (en amont de Pz5) déjà mises en évidence lors du traitement par pompage écrémage (actif entre mai 2007 & avril 2011 sont confirmées.
Au vu de ces réalimentations, nous recommandons le maintien du dispositif d'écrémage.
Situation au 16 avril 2014 :
Le maintien d'une épaisseur centimétrique à décamétrique (épaisseur maximum de 66 cm) à proximité et en aval direct des installations pétrolières de distribution et de stockage. La présence de flottant avant et après purge dans les eaux de P2, P3, PZ5, PZ7 et PZ6 (purge non réalisable) ;
Une absence de teneurs en hydrocarbures totaux supérieures à la valeur de gestion au droit des piézomètres périphériques ainsi qu'en aval des installations pétrolières.
La récupération d'environ 21 litres de produit par le biais des purges manuelles.
Situation au aout 2015 :
L’inspection réalisée, a montré que la nappe était encore impactée par les hydrocarbures avec la présence d’une lentille de flottant liée à une pollution historique qui reste, toutefois, centrée au droit de la zone de la station service.
Les opérations d’écrémage ont permis de récupérer et d’éliminer un peu plus de 8 m3 d’hydrocarbures depuis 2007, à rapprocher des 2 m3 répandus accidentellement en 2000.
La nature des produits flottants très épais et qui colmatent rapidement les dispositifs d’écrémage, conduit l’exploitant à rechercher d’autres dispositifs de récupération.
Cela étant, l’interprétation des résultats du suivi de la pollution réalisée depuis 2007, montre sans conteste qu’une source de pollution historique est encore active sous les installations de la station service.
Bien que cette source soit confinée à la zone immédiate, avec une absence démontrée de migration en aval hydraulique, et donc sans impact sur les intérêts hors site, des dispositions doivent être prises pour résorber cette pollution.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Portes-lès-Valence, l'inventaire recense 87 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols et 7 sites en instruction. Voir la page de Portes-lès-Valence.
- PIERI CHIMIE — secteur d'information sur les sols
- TOTAL MARKETING FRANCE ex STATION AUTOROUTIERE TOTAL — site dont la pollution est instruite par l'État
- DECHARGE M.O.S. (Société M.O.S. devenue SITA CENTRE EST) — site dont la pollution est instruite par l'État
- DEPOT PETROLIER DE PORTES LES VALENCE ( D.P.P.V. ) - Pollution — site dont la pollution est instruite par l'État
- STATION AUTOROUTIERE SHELL — site dont la pollution est instruite par l'État
- Laboratoire OXENA — site dont la pollution est instruite par l'État
- ENROBES 26 - ENTREPRISE 26 — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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