ARKEMA
La pollution de ce site de Jarrie fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP000879001 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Jarrie |
| Département | Isère |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Une étude de sols imposée à Arkema par arrêté préfectoral du 01/12/98 a permis de mettre en évidence, sur la base d’éléments bibliographiques et historiques, 7 zones situées à l’intérieur du site à investiguer :
1. ateliers electrolyse - chlore - soude en raison de l’utilisation de mercure
2. zone de dépôt de chaux à l’est de l’usine sud
3. ateliers de chloration de benzène, chloration diphényle, paraffine chlorée, DDT, Chloral
4. remblais du site dans la partie ouest qui peuvent contenir des mâchefers issus des chaudières à charbon
5. zone de dépôt de chaux à l’est de l’usine nord
6. zones d’accident et de pollution chronique au niveau des ateliers DAUFAC (déversement et inflammation de DCE, fuites chroniques de soude et de DCE)
7. partie nord de la zone ouest du site utilisée historiquement comme zone de stockage de déchets divers.
L’étude également permis d’identifier 3 zones extérieures au site utilisées comme zones de stockage de déchets (se référer aux fiches Basol correspondantes) :
1. « parc à ferrailles » appelé parc de la madeleine ;
2. « parc à chaux », et plus précisément de la zone située au nord ouest du parc à chaux ;
3. zone dite « des grandes carrières »
Les résultats des investigations dans le sol et dans les eaux de la nappe phréatique ont montré :
zone 1 : présence de chlorures dans les terrains superficiels, de mercure en surface des terrains mais aussi dans la nappe phréatique, sous forme d’un panache s’étendant en profondeur
zone 2 : présence d’aluminium et de plomb
zone 3 : présence de plomb, de mercure, de COHV (trichlorométhane, trichloroéthylène, tétrachloroéthylène), de HAP (benzo(a)anthracène, benzo(a)pyrène),
d’hydrocarbures mono aromatiques halogénés (hexachlorobenzène, chlorobenzène, 1,4 dichlorobenzène) ainsi que des pesticides DDD, DDT, du dichlorobenzophénone
zone 4 : présence : de mercure, de cuivre de COHV (trichlorométhane, trichloroéthylène, tétrachloroéthylène), de HAP (benzo(a)anthracène, benzo(a)pyrène),
d’hexachlorobenzène
- zone 5 : présence de magnésium, de mercure
- zone 6 : présence de COHV (trichlorométhane, trichloroéthylène)
- zone 7 : présence de magnésium, de mercure, de chrome, de nickel, de cuivre, de PCB,
de COHV (trichlorométhane, trichloroéthylène)
De ces études, il est ressorti un contexte hydrogéologique très vulnérable compte tenu de la profondeur (à environ 3m) de la nappe alluviale et de la perméabilité des alluvions et du sol. Le site se trouve à proximité de nombreux captages utilisés pour l’industrie, et en amont hydraulique du champ captant de l’agglomération de Grenoble.
C’est la raison pour laquelle il est imposé depuis 1976 par arrêté préfectoral à la société ARKEMA de prélever dans la nappe par des pompages industriels un débit permanent de 1m3/s afin de maintenir un confinement hydraulique empêchant toute pollution de dériver vers les captages. Les eaux pompées sont rejetées dans la Romanche en amont de la confluence avec le Drac.
Plus particulièrement, des actions ont été entamées sur les zones suivantes :
Zone 7 : Une étude de faisabilité de traitement des terres polluées par les PCB a été menée . Un chantier pilote réalisé pendant 2 ans à Jarrie n’a pas permis de descendre à une teneur résiduelle inférieure à 200 ppm (teneur initiale de l’ordre de 2000 ppm). Au vu de l’incapacité à descendre à une teneur résiduelle inférieure à 50 ppm qui permettrait de mettre en décharge ces terres polluées au PCB, au vu de la dispersion des sols pollués par des PCB, le site étant toujours en exploitation, au vu de l’absence de contamination de la nappe phréatique par les PCB, Arkema a indiqué qu’il ne lui paraissait pas judicieux d’engager des travaux de décontamination des 5000 m3 de terres polluées en PCB stockées au niveau des stockages ouest.
Zone 1 :. La réalisation d’un plan de gestion des terres polluées au mercure des terrains anciennement occupés par l’atelier Jarrie 1, arrêté en 1986, a été prescrite à Arkema par AP du 29 juin 2007, une étude des sols étant tout d’abord attendue sur cette zone au 30 décembre 2008. Entre 2010, une étude hydrogéologique approfondie a été lancée, cette étude ayant été identifiée comme un préalable nécessaire a un plan de gestion des pollutions mercurielles efficace. En effet, l’emprise des panaches de pollutions, notamment mercuriels, était mal connue. L’étude, réalisée par le BRGM, a été finalisée en 2015. Suite à cette étude un plan de gestion, réalisé par le bureau d’études ERM, a été présenté à l’inspection en décembre 2016.
Principaux résultats et actions consécutifs à l’étude hydrogéologique et plan de gestion des pollutions mercurielles.
un arrêté préfectoral a été pris en date du 22 novembre 2017. Il comporte les dispositions suivantes:
- renforcement de la barrière hydraulique permettant la fixation du panache mercuriel par mise en fonctionnement d’un puits de pompage supplémentaire (délai = 30 avril 2018). Le puits a été foré au printemps 2018 (A10-3). Une étude technique complémentaire est en cours par le BRGM suite à sa mise en service et du fait de contraintes techniques.
- possibilité d’abaissement du débit de pompage de la barrière hydraulique à 0,76 m3/s;
- mise en œuvre d’une surveillance renforcée de la nappe selon les préconisations du BRGM;
- décision de mise en place d’un pilote de traitement du panache mercuriel, par pompage ciblé dans la zone identifiée comme étant le cœur du panache (calendrier de mise en œuvre : avril 2019, pour une durée de 4 ans). Cette phase pilote fera l'objet d'un bilan quadriennal par Arkema, et des rapports intermédiaires annuels précisant les performances de traitement obtenues seront fournis à l'inspection des installations classées.
- attente des compléments au plan de gestion concernant le traitement de la zone de pollution mercurielle concentrée située dans les sols superficiels sous la dalle de l’ancien atelier Jarrie 1 (calendrier : septembre 2018). En particulier, un bilan massique a été demandé par l'inspection, conformément à la méthodologie nationale de gestion des sites et sols pollués d'avril 2017.
- mise en oeuvre de plan d'actions visant à mettre fin aux rejets incidentels de chlorates/perchlorates dans les eaux souterraines. Ces plans d'actions ont été accomplis au cours du premier semestre de l'année 2018.
- limitation des flux de chlorates / perchlorates rejetés dans les eaux superficielles (Romanche et canal usinier). La valeur limite pour les perchlorates est de 45 kg/j. Pour les chlorates, elle sera progressivement abaissée jusqu'en 2020 (de 2300 kg/j en 2018 à 1600 kg/j en 2020).
- enfin, étanchéification du canal usinier par busage, afin de limiter le risque d'infiltration de chlorates/perchlorates dans les eaux souterraines: cette action a été réalisée par Arkema et constatée au cours d'une inspection en août 2018.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Jarrie, l'inventaire recense 17 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 3 sites en instruction. Voir la page de Jarrie.
- PARC A CHAUX - ATOFINA — site dont la pollution est instruite par l'État
- CEZUS — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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