Sols pollués

TOTAL « Relais de Joué-lès-Tours »

La pollution de ce site de Joué-lès-Tours fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000869901
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneJoué-lès-Tours
DépartementIndre-et-Loire
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

Dans le cadre de travaux de modernisation de la station service, un diagnostic environnemental a été réalisé en janvier 2005 autour de 2 anciens réservoirs enterrés (1 réservoir de carburant automobile neutralisé au béton, 1 cuve d’huiles de vidange) destinés à être enlevés. Les travaux de reconnaissance ont permis de conclure l’absence de pollution dans les sols autour des réservoirs.

En mars 2005, les cuves ont été extraites et un contrôle de l’état des fonds de fouille a été réalisé. Le 11 mars 2005, 60 tonnes de remblais reconnus pollués par des hydrocarbures ont été envoyés dans un centre de traitement agréé.

Suite à une plainte en mai 2005, il a été fait état d’odeurs d’hydrocarbures. Des piézomètres ont été installés dès juin sur le site de la station service pour suivre la qualité de l’eau des 2 puits voisins. Cette opération a mis en évidence la présence d’un film d’hydrocarbures en limite Est de la station service alimentant un panache de pollution en hydrocarbures libres dirigé vers les puits voisins.

En octobre 2005, une nouvelle campagne d’analyses a été réalisée sur les eaux souterraines et mis en évidence l’existence d’une phase d’hydrocarbures libre au niveau du piézomètre se situant à la limite Est de la station. Le 05 novembre 2005, un dispositif de pompage (2 puits) est posé afin de permettre, par rabattement, de prévenir une extension supplémentaire de la pollution et de récupérer le maximum d’hydrocarbures.

Les mesures faites en fin 2005 et en janvier 2008 et réalisées sur 8 points de prélèvements (4 piézomètres, 2 puits de pompage et 2 puits privés) ont permis d’observer que les concentrations en hydrocarbures dissous et en BTEX mesurées dans 2 puits privés montrent une stabilité malgré des valeurs toujours supérieures aux seuils.

Depuis la mise en place, en novembre 2005, du traitement, le pompage des eaux souterraines a permis d’extraire 108,7 kg d’hydrocarbures. Un hydrocurage des puits voisins avec récupération des fines a été réalisé en mars 2006 sur les parois.

Afin de compléter le dispositif de pompage, du peroxyde de calcium est ajouté régulièrement dans les 2 puits voisins et dans le piézomètre situé en aval hydraulique pour procéder à une hyperoxygénation des eaux et favoriser la biodégradation des hydrocarbures.

Lors de l’inspection du 2 avril 2008, il est demandé à l’exploitant d’évaluer les risques sanitaires potentiels liés à l’impact de la pollution de la nappe d’eau souterraine utilisée localement pour l’arrosage des espaces vers et de potagers. Le 28 mai 2008, un arrêté de prescriptions spéciales prescrit à la société TOTAL la réalisation d’une évaluation des risques sanitaires et indique que le site fait l’objet d’un confinement par pompage et traitement des eaux souterraines en raison d’une pollution avérée.

En 2016, un diagnostic complémentaire a été réalisé en limite du site, en aval de la fosse maçonnée d’une ancienne cuve de sans-plomb 98 suspectée d’être à l’origine de la dégradation de la qualité des eaux souterraines. Il a mis en évidence un impact de type « essence » sous cette fosse maçonnée entre 4 et 7 m de profondeur.

Par courrier du 22 mai 2018, l’exploitant a transmis trois rapports relatifs :

- au pompage et au traitement des eaux souterraines et au suivi de ces eaux,

- à un diagnostic complémentaire en limite de site,

- à la mise en place de piézomètres complémentaires.

L’exploitant demande en juillet 2018, l’autorisation d’arrêter temporairement l’unité de traitement pour procéder à des travaux d’excavation des sols impactés par la pollution afin de moderniser l’aire de lavage présente sur le site.

La préfecture donne un avis favorable à cette demande en indiquant qu’une surveillance renforcée doit être mise en place selon une fréquence bimensuelle sur les piézomètres situés en aval hydraulique du site et qu’en cas de détection d’une dégradation de la qualité des eaux souterraines, l’installation de traitement sera remise en service.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Joué-lès-Tours, l'inventaire recense 106 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols et 2 sites en instruction. Voir la page de Joué-lès-Tours.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

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