Décharges dans l'emprise de l'aéroport Lyon St Exupéry
La pollution de ce site de Colombier-Saugnieu fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP000854401 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Colombier-Saugnieu |
| Département | Rhône |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Le 03/10/2000, le Président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Lyon a informé les autorités administratives concernées, de la découverte dans la zone de fret de l'aéroport LYON - SAINT EXUPERY de déchets enfouis dans un terrain sur lequel était envisagé la construction d'un nouveau bâtiment (la décharge Gerland).
Par lettre du 10/10/2000, le Préfet du Rhône a demandé au Président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de LYON la réalisation d'une étude par un organisme reconnu comprenant un diagnostic initial et une évaluation simplifiée des risques (ESR).
Par ailleurs, l'examen des documents d'archive dans le cadre de l'analyse historique révélant la présence effective d'une seconde décharge (la décharge Berlioz) située à 250 m environ de la première, une étude similaire a été demandée par le Préfet du Rhône le 13/12/2000 pour cette seconde décharge.
Les résultats des premières investigations montre que la source de pollution considérée est constituée de déchets industriels enfouis au niveau des anciennes gravières. Ces déchets sont enfouis à des profondeurs maximales de l'ordre de 15 m.
Des piézomètres (PZ9 (amont), PZ2, PZ1 et PZ10 (aval)) ont été mis en place en aval immédiat des deux décharges, mettant en évidence la présence de composés chlorés dans les eaux souterraines, notamment au droit de PZ1 avec 10,2 µg/L de trichloroéthylène (TCE) et 16,4 µg/L de tétarchloroéthylène (PCE) lors des campagnes de mars et juin 2003.
L'ESR appliquée aux deux décharges dites "Gerland et Berlioz", a rangé ces sites en classe 2 - sites nécessitant des investigations approfondies.
De même, ces deux décharges étant situées à l'emplacement de deux anciennes gravières, une recherche historique étendue à l'ensemble des terrains constituant la plate forme actuelle de l'aéroport Lyon - SAINT EXUPERY (10,5 km2) a été demandée le 30/11/2000 par le Préfet du Rhône à la Chambre de Commerce et d'Industrie de LYON.
Les autres anciennes cavités ou carrières remblayées ont fait l'objet d'un programme d'investigations, et d'éventuelles mesures de suivi sont actuellement en cours de définition. Les rapports de ces investigations permettent d'apporter les principales informations suivantes :
- une carrière en cours d'exploitation ;
- sur 6 sites n'ont été trouvés que des déchets inertes ;
- sur 6 sites ont été décelés un mélange de déchets inertes et de déchets banals (gaines plastiques...) ;
- sur 3 sites les sondages ont révélé la présence de déchets inertes et banals ainsi que quelques déchets industriels spéciaux constitués en particulier par des emballages souillés (pots de peinture...) et d'une couche de 30 cm environ de terres souillées d'hydrocarbures en un point du dernier site investigué.
L'analyse historique du site ayant permis de connaitre l'exploitant de ces deux décharges jusqu'à leur fermeture, la société ORDURES SERVICE, un arrêté préfectoral en date du 15/02/2002 a prescrit à la société MOS, société créée dans le milieu des années 70 par fusion des sociétés MONIN et ORDURES SERVICE:
- le suivi de la qualité de la nappe par au moins deux ouvrages en aval et un ouvrage amont de chaque site pendant 3 ans minimum et suivant une périodicité trimestrielle la première année ;
- la prescription pour chaque site d’un diagnostic approfondi suivi d’une évaluation détaillée des risques (EDR) pour les ressources en eaux.
L'EDR et le diagnostic approfondi ont été réalisés le 14/12/2004.
* Diagnostic approfondi
Le diagnostic approfondi a été axé sur l'approfondissement des données relatives à la qualité des eaux souterraines, dans le périmètres compris entre les anciennes gravières et les cibles des captages AEP à l'aval.
La campagne d'octobre 2003 a ainsi intégré dans le cadre du diagnostic approfondi, des prélèvements sur 2 piézomètres avals supplémentaires (PZ5 et PZ6) ainsi que sur un puits d'irrigation situé à l'aval (puits CREAS) et sur les captages AEP.
Une nouvelle campagne a été réalisée le 27/04/2004.
Les résultats de l'ensemble des campagnes montrent :
- Nitrates : Des teneurs en nitrates sont trouvées depuis 2003 au droit de PZ9 jusqu'à 84 mg/L en avril 2004. La présence de nitrates serait liée avec l'intense activité agricole présente en amont. Les concentration sont encore élevées au droit de PZ2 mais est en diminution avec 48 mg/L en avril 2004.
- Métaux : des traces de nombreux métaux sont détectées en amont de manière plus ou moins continue et aiguë. Les concentrations les plus fortes concernent l'aluminium, le fer et le manganèse. De l'aluminium a été trouvé jusqu'à 283 µg/L au droit de PZ2 et 535 µg/L au droit de PZ10 en 2003. En 2004, aucune teneur en aluminium ne dépassaient la valeur seuil. Concernant le fer, jusqu'à 386 µg/L de fer ont été trouvés en 2003 au droit de PZ2. Enfin pour le manganèse, il a été trouvé jusqu'à 195 µg/L en 2003 au doit de PZ2.
- COHV : aucune trace de COHV n'est détectée à l'amont des anciennes gravières. A l'aval des traces de chloroforme et de tétrachlorure de carbone (maximum obtenu en 2003 avec 3,4 µg/L au droit de PZ1) sont régulièrement trouvées. Les sommes de TCE et PCE dépassent la valeur seuil jusqu'à 13,7 µg/L en 2004 (9,6 µg/L en TCE et 4,1 µg/L en PCE). Des traces de COHV sont retrouvées dans les captages AEP et le puits de CREAS en octobre 2003.
- BTEX : les concentrations mesurées sur les 4 piézomètres sont toujours inférieures aux valeurs seuil.
- HAP : des traces sont ponctuellement décelées au droit de PZ9, PZ1, PZ2, PZ5 et PZ6.
- Pesticides : des pesticides (benzo(a)pyrène (BaP), benzo(b)fluoranthène, benzo(ghi)pérylène) ont été mesurés sur PZ9 et ponctuellement sur PZ1 et PZ2 (B(a)P). Plus à l'aval, des traces de naphtalène sont détectées en octobre 2003 sur PZ5 et PZ6.
Le bureau d'étude conclut qu'un impact lié à la présence des anciennes gravières est avéré au niveau des eaux souterraines en aval immédiat, mais qu'il reste limité tant en extension qu'en niveau pour les COHV.
Il n'y a pas d'évolution nette des concentrations dans le temps.
* EDR
Les hypothèses retenues sont :
- le mode de transfert considéré est le transport dans les eaux souterraines à partir des anciennes gravières. Les cibles considérées sont les captages AEP d'Azieu et de l'aéroport Lyon Saint-Exupéry.
- les composés traceurs retenus sont : le PCE, le TCE et le chloroforme.
L'interprétation des résultats de cette EDR montre que les concentrations simulées au niveau des captages AEP sont inférieures aux valeurs seuil en vigueur.
Le bureau d'étude en conclut que la contamination de la nappe liée aux déchets enfouis dans les anciennes gravières ne met pas en cause l'utilisation des captages AEP. Cependant, il préconise la poursuite de la surveillance de la qualité des eaux souterraines.
Par courrier du 14/01/2005, l'inspection de l'environnement propose au Préfet, dans la perspective de l'élaboration d'un projet de prescriptions relatif à l'adaptation de la surveillance et la mise en œuvre d'éventuelles mesures de protection et/ou de restrictions d'usage du sol et du sous-sol.
Lors de la dernière campagne de prélèvements d'eaux souterraines le 19/10/2005, les résultats montraient :
- PZ1 : 3,2 µg/L de PCE et 10 µg/L de TCE.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Colombier-Saugnieu, l'inventaire recense 40 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 3 sites en instruction. Voir la page de Colombier-Saugnieu.
- GALYS — site dont la pollution est instruite par l'État
- Etablissements Joseph CALARD — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
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Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
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Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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