ARA
La pollution de ce site de Châtenois-les-Forges fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP000845401 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Châtenois-les-Forges |
| Département | Territoire de Belfort |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Compte tenu de l’activité du site, de son ancienneté et de son historique, une étude de sol avec une évaluation simplifiée des risques (ESR) ont été demandées à l’exploitant par voie d’arrêté préfectoral en juillet 2000.
L’arrêté a prescrit également une surveillance piézométrique bisannuelle des eaux souterraines, sur les principaux paramètres caractéristiques de l’activité exercée.
Les premiers relevés sur les eaux souterraines ont mis en évidence un impact en hydrocarbures à l'aval, en limite de propriété et l'absence d'impact hors du site.
Le rapport d'étape remis, a mis en évidence l'existence d'une pollution aux hydrocarbures qui semble être confinée au droit du site. L'étude conclut à la nécessité de poursuivre les investigations avec notamment une reconnaissance de l'étendue de la pollution en vue de son traitement. La première partie de l'étude des sols a été remise en avril 2001.
La dernière partie de l'étude a été remise en juillet 2003. Les conclusions sont la présence de divers polluants (hydrocarbures, solvants chlorés, métaux) en différents points du site dans les sols ou les eaux souterraines. Il est également précisé dans l'étude que la majorité de ces polluants apparaissent pouvoir être répertoriés en tant que simple "point noir". De plus, l'étude mentionne comme pollution principale la présence d'une lentille flottante sur la nappe (voir fiche BASOL pour le site STYRIA). Le site est classé dans la catégorie des sites nécessitant une surveillance pour les milieux eaux souterraines et sols.
L'arrêt de l'activité sur le site a été décidé en octobre 2002 et un mémoire de cessation d'activité a été déposé en décembre 2003. Il précise notamment que les opérations suivantes ont été réalisées :
- évacuation des matériels et process
- pompage et nettoyage des résidus, cuves et fosses
- désamiantage réglementaire des matériels, matériaux et structures
- élimination des transformateurs contenant des PCB
Les campagnes de mesures datant de février et octobre 2006 mettent en évidence un impact à l'aval du site en dichloroéthylène et tétrachloroéthylène.
L'ensemble des campagnes de surveillance montrant une situation qui se dégrade, il a été prescrit par arrêté du 1er février 2008 la réalisation d'études approfondies et un plan de gestion, visant à déterminer l'origine de la pollution et les mesures de gestion appropriées.
Le rapport final des études prescrites et demandées entretemps en complément a été remis en mai 2011.
Trois sources principales de pollution sont identifiées :
- pollution des eaux souterraines et superficielles (étang situé en aval) par des composés organo-halogénés volatils (tétrachloroéthylène et ses produits de dégradation), s'étendant en aval à l'extérieur du site et impactant la nappe et l'étang à des concentrations supérieures aux valeurs-seuil du SDAGE. Un test pilote de bioremédiation installé en 2010 ayant bien fonctionné, l'exploitant propose la mise en place de ce traitement à grande échelle. L'arrêté préfectoral complémentaire du 09 novembre 2011, commun aux sociétés ARA et STYRIA, prescrit les travaux de dépollution et la surveillance du panache de COHV. Les délais de traitement prévisionnels sont de 2 à 3 ans.
- pollution des sols et des eaux souterraines par des hydrocarbures (HAP et hydrocarbures totaux), avec présence au droit du site sous l'ancien déshuileur, d'une phase libre en surface des eaux souterraines. Sur les quatre principales zones de pollution identifiées, deux ont été traitées en 2010 pour un usage industriel (excavation et évacuation en biocentre). Les excavations réalisées sur les deux autres zones (dont l'ancien déshuileur) ne sont pas suffisantes et nécessitent des travaux complémentaires. Les tests de pompage de la phase libre réalisés en 2010 n'ont pas été fructueux (phase trop visqueuse). Les eaux souterraines au droit du site sont impactées par les hydrocarbures, mais cette pollution ne s'étend pas notablement en aval du site. L'arrêté préfectoral complémentaire du 03 février 2012 prescrit à la société STYRIA le traitement de cette pollution à l'issue de la dépollution solvants, ainsi que la surveillance générale de la qualité des eaux souterraines des deux sites.
- pollution diffuse des sols constitués de remblais en métaux lourds. Ces métaux sont adsorbés sur les sols et ne remettent pas en cause l'usage industriel, tant que la couverture imperméable des terrains est conservée. Seul l'arsenic est mesuré régulièrement dans les eaux souterraines à des concentrations de temps en temps supérieures à la valeur-seuil de qualité du SDAGE. L'arrêté préfectoral complémentaire du 03 février 2012 impose la conservation des dalles de protection à la société STYRIA.
Le traitement de la pollution aux COHV a commencé en mars 2012.
Le premier bilan semestriel de l'avancement de la dépollution a été transmis par l'exploitant en novembre 2012. Ce bilan met en évidence l'efficacité du système de traitement mis en place, avec une réduction notable des concentrations en solvants chlorés mesurés dans les eaux souterraines. Le traitement est poursuivi.
Les résultats de mars 2013 de surveillance des eaux souterraines et superficielles indiquent une amélioration de la situation concernant les solvants chlorés et une stabilité pour les autres polluants. Dans le secteur sous influence du système de dépollution des solvants chlorés, les concentrations en arsenic, fer et manganèse ont augmenté. Cette augmentation est liée à la modification des conditions physico-chimiques de la nappe du fait du traitement et donc normalement limitée à la durée du traitement.
Le 5e bilan semestriel (novembre 2014) confirme les résultats des bilans précédents, à savoir la dégradation des solvants chlorés par le traitement mis en place. L'ouvrage le plus contaminé avant la mise en place du traitement, ainsi qu'un piézomètre situé hors influence du traitement montrent cependant une augmentation des concentrations de solvants. Il est possible que cela soit du à l'augmentation du niveau de la nappe, après des niveaux très bas au printemps 2014 et à un relargage de sols contaminés. Le chlorure de vinyle est par ailleurs détecté pour la première fois à une concentration supérieure à la valeur-seuil du SDAGE dans l'étang en aval du site.
Ces points seront surveillés avec attention lors des prochaines campagnes de surveillance.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Châtenois-les-Forges, l'inventaire recense 18 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 sites en instruction. Voir la page de Châtenois-les-Forges.
- HENDRICKSON France (ex STYRIA RVI) — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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