Sols pollués

WOREX

La pollution de ce site de Sartrouville fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000825801
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneSartrouville
DépartementYvelines
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

Dans le cadre de la cessation d'activité de la société WOREX, la réalisation d'un diagnostic de pollution des sols et des eaux ainsi qu'une évaluation simplifiée des risques (ESR) a été demandée à l'exploitant par arrêté préfectoral complémentaire du 27 février 1999.

Les investigations effectuées en 1999, à l'emplacement des réservoirs de stockage de fuel domestique et des postes de remplissage des camions-citernes, ont mis en évidence une pollution des sols et des eaux souterraines par des hydrocarbures.

L'ESR a conclu à la nécessité de surveiller l'évolution de la pollution des eaux souterraines et des eaux superficielles.

Une première phase de dépollution s'est déroulée entre 2000 et 2001. Ces travaux ont consisté en l'excavation des terres polluées par des hydrocarbures. Fin 2001, la fouille a été rebouchée par les terres en partie dépolluées in situ par bio-venting puis, recouverte de terres provenant de l'extérieur du site.

Des travaux complémentaires d'excavation des terres polluées ont eu lieu à la fin de l'année 2001 près d'un mur soutenant le hangar abritant l'aire de chargement de véhicules-citernes. Au total, 1200 tonnes de terres polluées ont été envoyées vers un centre de traitement biologique.

Au cours de l'année 2001 et au début de l'année 2002, des investigations complémentaires ont été réalisées sur des échantillons prélevés dans les sols et les eaux.

Ces analyses ont mis en évidence dans les sols :

- des concentrations élevées en hydrocarbures totaux dans la zone de battement de la nappe (de l'ordre de 6000 mg/kg), les plus fortes concentrations étant situées autour de la fouille principale et en aval hydraulique immédiat de l'aire de chargement des camions-citernes ;

- la présence de traces d'hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) dans les terres partiellement dépolluées remises en place et dans les remblais charbonneux au niveau de l'ancienne zone de stockage de charbon.

Les résultats d'analyse des eaux ont montré :

- la présence d'une phase flottante d'hydrocarbures sur un piézomètre à l'emplacement de l'ancien décanteur des eaux pluviales ;

- la présence d'hydrocarbures totaux au niveaux de tous les piézomètres, les concentrations les plus fortes (17 mg/l) étant relevées à l'amont et à l'aval hydraulique immédiat de la zone d'exploitation ;

- la présence de HAP au niveau de tous les piézomètres.

Dans le cadre d'un réaménagement du site pour un usage sensible (construction de pavillons d'habitation), une étude détaillée des risques a été réalisée en août 2001. Elle a conclu à la nécessité de restreindre l'usage du site. Des remblais pollués par des HAP ont été mis en évidence dans certaines zones non exploitées par la société WOREX mais par la société des Charbons CONNESSON (SCI DU VILLAGE).

Compte tenu du potentiel risque pour la santé dû à la pollution des eaux souterraines et des remblais, des prescriptions complémentaires visant à imposer des travaux d'investigation et de dépollution complémentaires dans les zones souillées par des hydrocarbures ainsi que la surveillance semestrielle de la qualité des eaux de la nappe alluviale ont été imposées à la société WOREX et à la SCI DU VILLAGE, par arrêté préfectoral du 31 mars 2003.

Des travaux de dépollution complémentaires ont été réalisés entre 2002 et 2003. Ils ont consisté en l'excavation des terres souillées par des hydrocarbures totaux à l'emplacement de l'ancien décanteur des eaux pluviales et de l'ancienne pomperie, le pompage d'eau et d'hydrocarbures en fond de fouille d'un piézomètre, l'évacuation de l'ancien décanteur et des terres contaminées sur site et le décapage des sols en surface au niveau d'une ancienne zone de stockage de charbon. 263 tonnes de terres polluées ont été transportées vers un centre de traitement biologique. Avant remblaiement des fouilles, des analyses en bords et fonds de fouilles ont montré des concentrations en hydrocarbures totaux comprises entre 19 et 675 mg/kg hormis en fond de fouille de la pomperie où la concentration rencontrée était de 3850 mg/kg.

L'ensemble des travaux réalisés en 2002 et 2003 ont fait l'objet d'un procès-verbal de récolement de l'inspection des installations classées en date du 9 octobre 2003. Cependant, l'inspection des installations classées a constaté que les fouilles résultant de l'excavation des terres souillées par les HAP n'avaient pas été remblayées par des terres provenant de l'extérieur du site. Afin de respecter les dispositions de l'article 3.5 de l'arrêté préfectoral du 31 mars 2003, l'exploitant a proposé la mise en place d'une couche de terres destiné à recouvrir les surfaces libres de toute construction ou de tout revêtement en ciment ou en bitume.

Des restrictions d'usage entre parties (RUP) ont été prises par la SCI du Village afin de restreindre l'usage du site. Celles-ci ont été enregistrées au registre des hypothèques le 8 septembre 2004.

Par lettre en date du 28 février 2007, la société WOREX a adressé à Monsieur le préfet des Yvelines un rapport de synthèse des travaux et interventions réalisés sur la période 1999-2007. Ce rapport faisait notamment état de la mise en place d'une couche de 0,50 m de terres végétales au cours du mois de janvier 2007, étalés sur l'ensemble des surfaces du site, libres de toute construction ou de tout revêtement en ciment ou en bitume.

Des prélèvements réalisés dans cette couche ont montré des concentrations d'hydrocarbures totaux comparables au fond géochimique local et des teneurs en HAP légèrement supérieures au fond géochimique local en un point. Néanmoins, la qualité de la couche de terres est acceptable et conformes aux dispositions de l'article 3.5 de l'arrêté préfectoral du 31 mars 2003. Il a été donné acte en avril 2007 de ces travaux et de la campagne d'analyses de la couche de terres au droit du site.

Ainsi, les études ont conclu à la compatibilité de l'état des sols avec l'usage résidentiel actuel (pavillons avec jardins) sous réserve de respecter les restrictions d'usage entre partie enregistrées en 2004.

Une surveillance de la qualité des eaux souterraines se poursuit au vu de la pollution résiduelle en hydrocarbures, et notamment des dépassements ponctuels des valeurs de référence pour le benzo(a)pyrène observées sur les Pz2 et Pz3 en période de basses eaux dans la nappe alluviale de la Seine.

Les résultats de la campagne de mars 2017 montrent une amélioration de la qualité des eaux pour le paramètre hydrocarbures en Pz3 (position latérale Sud), et la présence de HAP en teneurs faibles au niveau de Pz3. L'absence d'impact en HAP et hydrocarbures (C10-C40) est observée en Pz2 (position amont) et Pz1 (position latérale nord).

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Sartrouville, l'inventaire recense 97 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 3 secteurs d'information sur les sols et 4 sites en instruction. Voir la page de Sartrouville.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

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