THALES AIR DEFENSE (Ex-THOMSON)
Ce terrain de Sartrouville est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP00036310101 |
|---|---|
| Statut | secteur d'information sur les sols |
| Commune | Sartrouville (78500) |
| Département | Yvelines |
| Adresse | 17 QUAI PIERRE BRUNEL |
| Mise à jour par l'administration | 23/07/2026 |
| Statut de l'instruction | Clôturée |
| Autre identifiant | Non renseignés |
| Polluants identifiés | Polluant identifié |
Le contexte
Le site, d'une superficie de 8 ha, a accueilli une activité de fabrication de radars exploitée par la société de Thomson CSF de 1970 à 1997. Seules des activités de fabrication et d'intégration de composants d'antennes ont subsisté sur le site jusqu'à la cessation définitive en janvier 2001, le site avait alors été repris par la société THALES AIR DEFENCE. Dans le cadre de la cessation partielle des activités en 1997, un diagnostic a mis en évidence une pollution des sols et de la nappe alluviale de la Seine en hydrocarbures à l'emplacement d'une ancienne aire de lavage. Compte tenu des contraintes techniques ne permettant pas d'excaver les sols dans l'immédiat, une surveillance de la qualité des eaux souterraines a été réalisée en 1998 et 1999 au droit de la zone polluée. Suite à la cessation définitive d'activité, des investigations complémentaires sur les sols, réalisées en 2001, ont montré la présence de métaux lourds (plomb) et de composés organohalogénés volatils (COHV, plus particulièrement trichloroéthylène) au niveau de la fosse de récupération des eaux de la cabine de peinture et de la zone de préparation des peintures à des concentrations supérieures aux valeurs de référence. Trois campagnes d'analyse des eaux de la nappe, effectuées entre juillet 2001 et février 2002, ont révélé des concentrations en tétrachloroéthylène en amont du site ainsi qu'en hydrocarbures, en toluène et en xylènes. Des travaux de dépollution des sols ont eu lieu en juin 2002. Ils ont consisté en l'excavation des terres polluées au droit de l'ancienne aire de lavage et à l'enlèvement d'anciennes cuves enterrées de fuel situées à proximité. Les terres excavées ont ensuite été évacuées vers un centre de traitement biologique. A l'issue de ces travaux, une pollution résiduelle en hydrocarbures a été détectée à l'emplacement des cuves, à des teneurs toutefois inférieures aux valeurs de référence. En conséquence, les fosses ont été comblées. La surveillance de la qualité des eaux souterraines a été arrêtée. Le puits de captage de la nappe alluviale de la Seine a été bouché en 2003. Les deux zones de pollution mises en évidence lors du diagnostic complémentaire de 2001 (plomb et trichloroéthylène) n’ont pas été traitées, les teneurs étant inférieures aux valeurs de référence pour un usage non sensible. En cas de changement d'usage du site, il revient de s'assurer de la compatibilité de l'état des milieux avec l'usage projeté. Actuellement, le site est en friche au Nord-Est et Nord-Ouest du site. La parcelle 195 au centre de l'ancien site Thomson CSF accueille aujourd'hui un lycée situé sur les anciens logements des employés. Observations: Un diagnostic de pollution des sols et de la nappe a été réalisé en mars 1997. Un rapport de fin de travaux a été remis à l'inspection des installations classées en 2003. La surveillance de la qualité des eaux souterraines s'est arrêtée en février 2002. En 2005, la ville avait un projet de parc urbain sur une partie du site.
Ce qui a été fait et constaté
Dans le cadre de la cessation partielle des activités en 1997, un mémoire sur l’état de l’ensemble du site a été transmis à Monsieur le Préfet des Yvelines en avril 1997. Ce mémoire décrivait les travaux de démantèlement des installations concernées, les investigations réalisées au niveau des sols et de la nappe alluviale de la Seine et les travaux d’enlèvement des terres polluées. L’inspection des installations classées a constaté la remise en état du site, le démantèlement des installations et l’évacuation de tous les déchets présents dans les bâtiments. Le diagnostic de l’état des milieux a mis en évidence une pollution des sols et de la nappe alluviale de la Seine par des hydrocarbures totaux à l'emplacement d'une ancienne aire de lavage située à proximité de l’ancienne cabine de peinture et d’une cuve de stockage des huiles de vidange, ceci sur une surface de 10 m² environ. L’exploitant ne pouvant pas excaver les terres polluées en raison de contraintes techniques (installations encore présentes sur site sensible aux bruits et à la poussière), une surveillance de la qualité des eaux de la nappe alluviale de la Seine présente au droit du site a été réalisée en juillet 1998 et juillet 1999, au niveau de trois piézomètres situées en amont, à l’emplacement et en aval de la zone polluée. La concentration maximum relevée était de 270 µg/l en hydrocarbures totaux. En janvier 2001, la société THALES AIR DEFENCE a cessé définitivement ses activités sur ce site. Un dossier de cessation d’activité, décrivant les mesures de remise en état du site réalisées entre la fin de l’année 2000 et juillet 2002, a été transmis à Monsieur le préfet des Yvelines en juin 2003. Dans ce cadre, des investigations complémentaires sur les sols, réalisées en 2001, ont montré la présence de métaux lourds, en particulier de plomb (350 mg/kg) ainsi que de trichloroéthylène (1,06 mg/kg) au niveau de la fosse de récupération des eaux de la cabine de peinture et au niveau de la zone de préparation des peintures à des concentrations supérieures aux valeurs de référence en vigueur à l'époque (VDSS : valeur de définition source sol). Trois campagnes d’analyses des eaux de la nappe alluviale de la Seine ont été effectuées en juillet 2001, octobre 2001 et février 2002 sur 6 piézomètres. Les analyses ont porté sur les composés organohalogénés volatils (COHV), les hydrocarbures totaux, les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), le mercure et les métaux lourds. Les analyses pratiquées lors des deux campagnes suivantes ont uniquement concerné les COHV et les hydrocarbures totaux. Ces analyses ont mis en évidence la présence de tétrachloroéthylène en amont hydraulique du site (ouvrage Pz2) lors des trois campagnes de mesures (91 μg/l en juillet, 58 μg/l en octobre et 170 μg/l en février), d’hydrocarbures totaux (10 000 μg/l), de toluène (18 000 μg/l) et de xylènes (2 690 μg/l) en Pz5 (proche de la cabine de peinture), uniquement lors de la première campagne. Concernant les concentrations de polluants relevées au niveau de l'ouvrage Pz5 (proche de la cabine de peinture), l’exploitant a émis l’hypothèse d’une pollution ponctuelle lors des curages des fosses à peinture. Cette hypothèse est corroborée par des analyses de sols effectuées en septembre 2003 et qui n’ont pas révélé de concentrations importantes d’hydrocarbures totaux (40 mg/kg) ou de métaux lourds. Des travaux de dépollution ont eu lieu au cours du premier semestre 2002 sur les deux zones objet du premier diagnostic de 1997. Ils ont consisté en l’extraction des réservoirs de fuel et l’excavation des terres polluées jusqu’à 3 à 4 m de profondeur. Au total, 144 tonnes de terres polluées ont été envoyées dans un centre de traitement biologique à Villeparisis. Les analyses d'échantillons de terres prélevés en fond des fouille ont mis en évidence des concentrations résiduelles en hydrocarbures totaux inférieures aux valeurs de référence (maximum de 1 830 mg/kg). En conséquence, les fosses ont été comblées. La surveillance de la qualité des eaux souterraines a été arrêtée en février 2002. Le puits de captage de la nappe alluviale de la Seine a été bouché le 2 janvier 2003. Les deux zones de pollution mises en évidence lors du diagnostic complémentaire de 2001 (plomb et trichloroéthylène) n’ont pas été traitées, les teneurs étant inférieures aux valeurs de référence pour un usage non sensible. Sauf éléments nouveaux, ce site n'appelle plus d'actions de la part de l'inspection des installations classées.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Sartrouville, l'inventaire recense 97 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 3 secteurs d'information sur les sols et 4 sites en instruction. Voir la page de Sartrouville.
- SAPEM — secteur d'information sur les sols
- RERO — secteur d'information sur les sols
- WOREX — site dont la pollution est instruite par l'État
- TUYAUX FLEXIBLES RUDOLPH — site dont la pollution est instruite par l'État
- BRENNTAG SA — site dont la pollution est instruite par l'État
- CARREFOUR STATION-SERVICE — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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