CARREFOUR
La pollution de ce site de Montesson fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP000817101 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Montesson |
| Département | Yvelines |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Les investigations réalisées au cours de l'année 2005 ont montré que la pollution de la nappe alluviale de la Seine s'étend à environ 250 m de la station service dans le sens de circulation principal de la nappe (nord) et à environ 160 m vers le sud. Elle couvrait une surface d'environ 15 500 m² vers le nord et d'environ 13 000 m² vers le sud.
Une couche d'hydrocarbures flottants ayant une épaisseur maximale de 29 cm était présente sur une partie de la surface polluée. La quantité d'hydrocarbures présents dans les sols et la nappe est estimée à environ 160 à 200 m3. Les concentrations d'hydrocarbures totaux et de BTEX mesurées dans la nappe étaient au maximum de :
- Hydrocarbures totaux : 17 000 µg/l;
- Benzène : 760 µg/l ;
- Toluène : 11 000 µg/l ;
- Ethylbenzène : 1500 µg/j ;
- Xylènes : 8200 µg/l.
Les analyses n'ont pas montré la présence d'HAP.
Afin de limiter l'extension latérale de la pollution, trois barrières hydrauliques ont été implantées. Les deux premières barrières ont été mises en service au mois de décembre 2005, la troisième en avril 2006. Les eaux pompées sont traitées par un séparateur d'hydrocarbures et par stripping avant rejet dans le réseau communal des eaux pluviales. L'air chargé de vapeurs d'hydrocarbures est traité sur charbons actifs.
A la date du 21 décembre 2011 environ 24 m3 d'hydrocarbures ont été récupérés.
L'arrêté préfectoral du 23 octobre 2006 prescrit la réalisation d'un diagnostic approfondi de l'état des sols et de la nappe ainsi qu'une évaluation des risques pour la santé.
Les documents adressés par l'exploitant en août 2007, mettaient en évidence, au niveau de la station service, des concentrations notables d'hydrocarbures dans les sols et la présence d'une phase d'hydrocarbures flottant sur la nappe. A l'extérieur du site, une diminution de l'épaisseur et de l'étendue de la couche d'hydrocarbures flottant sur la nappe a été observée. Les concentrations d'hydrocarbures dissous dans la nappe diminuent également. Aucune extension latérale de la zone polluée n'a été mis en évidence au niveau des piézomètres de surveillance.
L'évaluation des risques sanitaires a montré que la consommation de fruits ou légumes produits sur les terrains situés au-dessus de la nappe polluée par les hydrocarbures présenterait des risques si les légumes étaient arrosés avec de l'eau pompée dans la nappe.
Par arrêté municipal en date du 16 octobre 2008, Monsieur le Maire de Montesson a rappelé aux habitants du quartier de La Borde, dont une partie est concernée par la pollution de la nappe de la Seine, qu'il est interdit d'utiliser cette nappe pour tout usage. Une information individuelle des habitants possédant un puits privé, a été faite par la préfecture des Yvelines le 23 septembre 2008.
Une campagne de mesures dans les milieux susceptibles d'être impactés par la pollution de la nappe a été réalisée au mois d'août 2009 au niveau de 3 maisons d'habitation et de 2 locaux commerciaux, implantés dans le quartier de la Borde. Elle a mis en évidence un transfert des polluants volatils présents dans la nappe vers les gaz du sol et l'absence de contamination de l'eau potable distribuée. Elle n'a pas permis de constater un impact avéré de ces polluants sur la qualité de l'air intérieur et de l'air extérieur.
Une nouvelle campagne de mesure concernant les concentrations de composés organiques volatils dans les milieux d’exposition a été effectuée au mois de mai 2012. L'exploitant a transmis les résultats au mois de février 2013 à l'inspection des installations classées.
Ces mesures font apparaître des concentrations élevées de certaines substances dans l’air intérieur au niveau de deux maisons situées au droit de la lentille de pollution.
Toutefois le bureau d’étude indique que les concentrations mesurées ne sont pas en corrélation avec les teneurs dans l’air du sol qu’il mesure dans les piézairs situés à proximité des maisons investiguées.
Il a donc été demande à l’exploitant de réaliser une seconde série de mesures dans ces maisons en identifiant, autant que possible les contaminations extérieures possibles.
Concernant la surveillance périodique de la nappe alluviale de la Seine, les dernieres analyses montrent que la pollution aux hydrocarbures n’est toujours pas résorbée. Les dernières mesures réalisées semblent indiquer une augmentation des concentrations en hydrocarbures dissous et en BTEX sur certaines zones.
Les dernières concentrations d'hydrocarbures totaux et de BTEX mesurées dans la nappe étaient au maximum de:
- Hydrocarbures totaux : 12 000 µg/l;
- Benzène : 1700 µg/l ;
- Toluène : 5800 µg/l ;
- Ethylbenzène : 3500 µg/j ;
- Xylènes : 8400 µg/l.
Cependant aucune extension latérale de la zone polluée n'a été mis en évidence au niveau des piézomètres de surveillance.
Les moyens de traitement de la nappe semblent ne plus être efficaces, il a donc été demandé à l’exploitant d’étudier la mise en place de technique complémentaire ou d’améliorer les techniques existantes afin de traiter la pollution restante dans la nappe et dans les sols.
L’étude des derniers résultats de la surveillance périodique des eaux de la nappe ont fait apparaître la possibilité d’une pollution résiduelle du sol au droit de la station service.
Cette pollution résiduelle réalimenterait en permanence la nappe en aval du site.
Au mois de juillet 2014, l’exploitant à proposer un repositionnement des actions de dépollution. Ces actions consistent à :
- mettre à l’arrêt les dispositifs de pompages pendant six mois afin de vérifier le comportement de la nappe ;
- réaliser un suivi piézométrique mensuel pendant l’arrêt des pompages ;
- effectuer de nouvelles investigations au droit de la station afin de rechercher une source de pollution qui pourrait être piégée sous l’installation.
Début 2015, un rapport transmis par l’exploitant fait état de la présence d’une pollution résiduelle au droit de la station service.
Ce rapport précise également qu’au vu des analyses et des études historiques réalisées lors des investigations, une origine mixte de la pollution de la station service est fort probable (pollution résiduelle détectée et/ou pollutions historiques à proximité).
Afin de détecter la présence de ces pollutions et avant de supprimer les sources de pollutions résiduelles, une nouvelle campagne de sondage au droit des zones pouvant présenter des sources de pollution encore actives a été lancée mi 2015.
Fin de l’année 2015 la société CARREFOUR a transmis les résultats des investigations complémentaires menées sur l’ensemble du site de l’hypermarché.
Au vu des différentes investigations effectuées, il a été mis en évidence la présence de 2 sources de pollution aux essences dans les sols et les eaux souterraines.
Ces sources sont situées au niveau de l’ancienne station service CARREFOUR et au droit de la station service actuelle.
Suite à ces diagnostics il a été prescrit à l’exploitant, par arrêté préfectoral complémentaire date du
15 mars 2016, de :
- fournir un état de la pollution dans le gaz du sol ;
- de s’assurer de la compatibilité de l’état des milieux avec les usages constatés ;
- de fournir une étude visant à proposer les mesures de gestion de la pollution assortie d’un échéancier de travaux ;
- de fournir un programme de surveillance des milieux;
- de mettre à jour l’évaluation qualitative des risques sanitaires effectué le 25 novembre 2013, en prenant en compte les résultats des différents analyses effectuées.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Montesson, l'inventaire recense 53 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 secteurs d'information sur les sols et 2 sites en instruction. Voir la page de Montesson.
- Garage BIGET — secteur d'information sur les sols
- GEFFRIAUD PHILIPPE — secteur d'information sur les sols
- CARREFOUR — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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