Sols pollués

TURBOMECA

La pollution de ce site de Bordes fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000812201
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneBordes
DépartementPyrénées-Atlantiques
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

1 - DIAGNOSTICS

DIAGNOSTIC INITIAL

Les activités exercées sur ce site ayant pu être à l'origine de pollution potentielle du sol et du sous-sol,un diagnostic initial et une évaluation simplifiée des risques (ESR) ont été prescrits par l'arrêté du 13 novembre 1998. Les rapports d'études ont été remis les 16 août 1999 et 29 mars 2000.

Le site est classé en 1, nécessitant des investigations approfondies, pour le milieu "eaux souterraines" notamment par la présence de produits chlorés dans la nappe.

Des captages d'adduction d'eau potable sont exploités dans un rayon de 5 km.

Un diagnostic approfondi et une évaluation détaillée des risques du site (EDR) ont été prescrits par arrêté préfectoral du 18 mars 2003.

Les conclusions de l'EDR, remise le 30 mars 2005 sont les suivantes :

- absence d'impact sur le Gave de Pau et la nappe captive (AEP),

- impact sur la nappe alluviale par les hydrocarbures et des solvants chlorés au droit du site et potentiellement à l'aval.

Des incertitudes subsistent quant à l'impact hors site de ces polluants. La source de solvants chlorés n'a pas été trouvée.

DIAGNOSTIC COMPLEMENTAIRES

Dans le cadre de l'implantation d'une partie de la nouvelle usine, une pollution aux hydrocarbures a été mise en évidence dans le secteur de l'ancienne soute à carburants où du kérosène était stocké (diagnostic de septembre 2006).

Dans le cadre du projet de restructuration du site historique (projet Bordes 2015), des diagnostics complémentaires ont été réalisés en mai 2010 et février 2011.

Ces diagnostics ont notamment mis en évidence :

- une pollution aux PCB au niveau d'un transformateur situé à côté de l'ancienne cantine, de 0,46 à......ppm

- une pollution aux hydrocarbures au niveau de 2 ateliers (centrale ? et local huiles), de ......à......mg/kg.

2 - TRAVAUX

2.1- Ancienne soute carburants

Dans le cadre du projet de reconversion de l'ancienne zone de stockage de carburant, un diagnostic approfondi et une EDR sont remis en juillet 2006. Cette évaluation des risques n'a pris en compte que le scénario "travailleurs avertis" pour une exposition gazeuse. Dans ce cas, le risque serait "acceptable".

L'excavation des terres ne serait envisagée que pour des raisons constructives des futurs bâtiments (couverture des sols et cuvelage du bâtiment comportant un sous-sol).

Aucune information ni engagement n'est donné quant à la maîtrise de la source de pollution et la maîtrise de son impact sur les milieux.

Considérant que la source est concentrée et identifiée avec la présence de flottants, la DRIRE va, dans un premier temps, demander l'enlèvement de cette source dans des conditions technico-économiques et selon des!

2.2 - Zone de l'ancienne cantine

Cette zone où des PCB avaient été détectés a été traitée de la façon suivante :

- 22 octobre 2012 : dépose des transformateurs qui ont été évacués en filière agréée le 21 novembre 2012,

- 13 novembre 2012 : purge de la zone impactée par les PCB et située à proximité des transformateurs jusqu’à 60 cm de profondeur, stockage provisoire en benne des terres excavées (environ 30 m3) et des bétons souillés et prélèvements pour analyses, prélèvement des sols restés en place dans le fond de la fouille pour analyses des PCB et des hydrocarbures,

- 2 novembre 2012 : prélèvements et analyses des eaux souterraines,

- 13 décembre 2012 : évacuation des matériaux excavés (terres et bétons) en filière adaptée (.......tonnes),

- mi-décembre 2012 : réalisation d’une analyse des risques résiduels (ARR) pour vérifier la comptabilité des sols après travaux avec les futurs usages. L’analyse des risques résiduels a montré que ces teneurs résiduelles (inférieures à 1 mg/kg) sont compatibles avec l’usage de bureaux.

Le rapport final des opérations réalisées le 8 janvier 2013 est transmis à l'inspection.

2.3 - Zone des 2 ateliers, centrale et local huiles

2.3 Zone "PORTAKABIN"

Suite au projet de démolition de 2 bâtiments et de leur reconstruction, un diagnostic pollution a été réalisé par BURGEAP EN OCTOBRE 2013. Cette zone a accueilli par le passé des bancs d'essai moteurs à ciel ouvert.

Le diagnostic a montré un impacts par des hydrocarbures jusqu'au toit de la nappe avec des irisations à l'aval.

Le 11/03/2014, l'inspection propose à l'exploitant de :

- retirer les terres pollués à hauteur de 80% de la masse de polluants contenue dans les sols, ou justifier la pollution résiduelle,

- traiter les terres sur site ou hors site dans une installation prévue à cet effet,

traiter la nappe en phase chantier si besoin,

- définir les conditions de remblaiement,

- maintenir la surveillance des eaux souterraines en ajoutant 2 piézomètres supplémentaires.

3 - ACCIDENT DU 05 DECEMBRE 2012

Un déversement accidentel de fioul s'est produit le 05/12/2012 entraînant une irisation visible sur la surface du Baniou à 7H30 :

- perte estimée à 3500 litres,

- 2000 litres au moins récupérés sur site après isolement du réseau pluvial,

- cours d'eau le Baniou irisé sur 2 km jusqu'à confluence avec le gave de Pau,

- Captages AEP de Bordes non concernés,

- Pas de mortalité de poisson constatée.

Une entreprise extérieure pompe le fioul accumulé dans le réseau. Selon l'exploitant, les lanières du rideau plastique à l'entrée de l'auvent, agitées par le vent, auraient ouvert la vanne ¼ de tour d'une purge facilement manoeuvrable.

Les équipements ont été mis en sécurité.

4 - SURVEILLANCE DES EAUX SOUTERRAINES

Ce site est soumis à l’application de l’article 65 b) de l’arrêté ministériel du 2 février 1998 modifié relatif à la surveillance des eaux souterraines, présentant un risque notable de par ses activités actuelles ou passées et de par la sensibilité ou la vulnérabilité des eaux souterraines.

L'arrêté préfectoral du 18 mars 2003 prescrit la surveillance semestrielle des eaux souterraines : contrôles semestriel HCTX, BTEX, COHV, Al, Cr, Fe, Mn, Pb, Ni, As, Hg, Cu, Cd, Zn. dans 3 piézomètres.

L'arrêté du 19 août 2008 autorisant l'extension de l'usine renforce la surveillance de la nappe autour des nouvelles installations.

Les résultats de la campagne du 12 janvier 2004 montre une situation non satisfaisante par la présence Trichloréthylène en augmentation, de HCTx, As, fer et manganèse ainsi que des traces de HAP.

En novembre 2004, l'impact hors site par les hydrocarbures n'a pas été mis en évidence. La dernière campagne de mai 2006 remet en cause cette conclusion.

Valider cette phrase SVP !!!

Le bilan entre juin et septembre 2007 est le suivant :

- présence de solvants chlorés dans le puits industriel, toutefois à des concentrations inférieures aux valeurs de référence pour l'eau de consommation. Le pompage industriel constitue une barrière hydraulique. Il existe au centre de l'usine une source de pollution qui alimente la nappe,

- absence de solvants chlorés à l'aval du site,

- observation de l'atténuation naturelle pour les hydrocarbures à l'aval de l'ancienne soute à carburants,

- absence d'impact par les hydrocarbures à l'aval du site.

Compte tenu de la vulnérabilité de la ressource en eaux souterraines à l'aval du site et de la constance des concentrations, il est préconisé de porté le suivi à une fréquence semestrielle.

L'arrêté préfectoral du 19 octobre 2008 annule l'arrêté du 18 mars 2003 et prescrit la surveillance semestrielle des eaux souterraines par au moins 4 piézomètres (9 piézomètres en réalité) dans lesquels on mesure les paramètres HCTX, BTEX, les composés organiques halogénés, HAP, Al, Cr, Fe, Mn, Pb, As, Ni, Zn, Hg, Cu, Cd.

Le niveau piézomètrique est relevé à chaque campagne.

Cette surveillance va être complétée par le suivi des PCB.

Résultats 2008 et suivants ?

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Bordes, l'inventaire recense 10 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 sites en instruction. Voir la page de Bordes.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.

Vous achetez, louez ou construisez ici ?

Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.

La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.

Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.