Sols pollués

Fonderie Messier

La pollution de ce site de Arudy fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP000789701
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneArudy
DépartementPyrénées-Atlantiques
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

1 HISTORIQUE - CONTEXTE

A partir de 1939 et jusqu'en 1992, l'usine exploite un crassier au sud des bâtiments de production dans lequel sont déposés les sables de fonderie (300 tonnes par mois) et les effluents liquides issus du traitement de surface et du ressuage.

Ces effluents sont infiltrés sur le crassier à raison de 30 à 40 m3 par jour jusqu'en 1992 date à laquelle le Préfet interdit cette pratique ainsi que le fonctionnement général de l'usine jusqu'à la mise en conformité des installation.

Depuis 1998, ce crassier ne reçoit que les sables inertes. L'ensemble des installations a fait l'objet de l'autorisation préfectorale du 28 décembre 1998.

2 - DIAGNOSTICS

Les nombreux rapports et diagnostics hydrogéologiques d'experts en 1992 et 1996 ont confirmé la vulnérabilité du secteur et le transfert de pollution du crassier vers le milieu souterrain.

Par arrêté préfectoral du 24 novembre 1998, le préfet a prescrit le diagnostic initial et l'évaluation simplfiée des risque du crassier et de l'ensemble du site. Les études remises en mars, décembre et janvier 2000 ont class2 le site en "2" "à surveiller pour les milieux "eaux souterraines AEP et non AEP et pour les paramètres Phénols et solvants chlorés.

L'arrêté d'autorisation du 24 décembre 1998 a prescrit également le diagnostic approfondi du crassier et les solutions de réhabilitation à mettre en oeuvre pour sa fermeture.

3 - TRAVAUX

L'étude de faisabilité technico-économique de réhabilitation de la décharge de sables de fonderie a été remise en juin 2001.

Une des solutions envisagées est la couverture végétale avec imperméabilisation du dépôt et reprofilage. Le programme de travaux de réhabilitation a été prescrit par l'arrêté préfectoral du 13 février 2002. Les travaux ont été achevés fin 2004.

4 - CAS PARTICULIER DU STOCKAGE DE THORIUM

La Fonderie MESSIER a réalisé jusqu'en 2000 des alliages magnésium-thorium pour les besoins de l’aéronautique. L’usinage de ces matériaux a généré des déchets contenant du thorium, actuellement entreposés sur place. Cette production était sous-traitée à Fonderie Messier par le groupe SNECMA qui, selon Fonderie Messier serait propriétaire des dits déchets.

Ce sont des résidus d’alliages au magnésium - thorium (17 t) dont l'activité est de 1,8 GBq, composée du radionucléide Thorium pour un volume entreposé de 27 m3.

Ces déchets sont toutefois très variés : pièces métalliques rebutées, cendres en poudre et en blocs (crasses), copeaux, baguettes de soudure, creusets contaminés.

Le thorium est un radio-élément à vie longue présent en faible quantité dans l'alliage en question. Cet alliage était utilisé pour les besoins exclusifs du groupe SNECMA.

Ce dépôt figure à l'inventaire public des matières et déchets radioactifs de l'ANDRA.

Le conditionnement de ces déchets est très divers : caisses métalliques pleines ou grillagées ouvertes sur le dessus, futs métalliques cerclés ou ouverts, vrac.

Ces conditionnements sont entreposés dans un cabanon indépendant entre les bâtiments d'exploitation et l'ancienne décharge réhabilitée. Le site de Fonderie Messier a la particularité de se situer en fond de vallée dans un « cul de sac ».

Le cabanon dans lequel sont stockés les déchets thoriés est comparable à ceux utilisés en DASRI pour l'isolement des déchets contaminés : murs en parpaings, dalle en béton, toit en tôle et porte métallique cadenassée. Ce cabanon est de plus entouré d'un grillage, également fermé, à une distance d'environ 2 mètres de chaque côté du cabanon. Sur le grillage et sur la porte du cabanon, un panneau mentionné le risque radioactif.

Fonderie Messier n'a pas établi des modalités particulières de surveillance, seul un contrôle visuel du maintien des conditions d'accès (cadenas, grillage, etc.) est effectué périodiquement.

En 2013, le groupe SNECMA fait réaliser un contrôle de l'installation de stockage pour qualifier précisément la radioactivité résiduelle. Le rapport de contrôle n'est pas en possession de Fonderie Messier, ni de la DREAL. Toutefois, Fonderie Messier, qui a assisté aux analyses, précise que le risque radioactif n'est limité qu'au seul contact avec les déchets.

Lors d'une visite d'inspection réalisée sur la thématique de la radiographie industrielle, en 2010, l'Autorité de Sûreté Nucléaire a été amenée à constater que les conditions d'entreposage des déchets, dans un bâtiment clos et surveillé, n’appelaient pas de remarque particulière sur le plan de la radioprotection, en dehors de l'affichage qui restait à améliorer.

En termes de risques environnementaux, le site se situe dans un environnement montagneux, dans le fond d'une reculée pyrénéenne, et donc soumis à des ruissellements importants entre 24 et 48 heures après de très fortes pluies sur le massif. En 2011, le cabanon a failli être inondé. Des travaux d'aménagement ont été mis en œuvre pour canaliser ces eaux de ruissellement le plus éloignés possibles du cabanon. A noter que le cabanon n'a pas été impacté par la très forte pluviométrie de fin janvier 2014.

En mars 2013, le groupe SNECMA a déposé auprès de l'ANDRA un dossier de demande de prise en charge de ces déchets, qui fait l'objet depuis, de nombreux échanges entre le groupe SNECMA, Fonderie Messier et l'ANDRA.

4 - SURVEILLANCE DES EAUX SOUTERRAINES

La surveillance semestrielle des eaux souterraines est prescrite par l'arrêté du 13/02/2002 : analyse des Phénols, des organohalogénés volatils, de l'Arsenic, du Cadmium et du Chrome dans 3 piézomètres.

Voir résultats partie F page 6.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Arudy, l'inventaire recense 40 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 sites en instruction. Voir la page de Arudy.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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