Sols pollués

TOTAL - Relais ELF Pont du Pas

Ce terrain de Martignas-sur-Jalle est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00040120101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneMartignas-sur-Jalle (33127)
DépartementGironde
Adresse6 AVENUE DU COLONNEL PIERRE BOURGOUIN
Mise à jour par l'administration12/04/2019
Statut de l'instructionEn cours
Autre identifiant33.0335 (BASOL)

Le contexte

Ancienne station-service exploitée sous l'enseigne "TOTAL - Relais ELF Pont du Pas" sur la commune de Martignas-sur-Jalle (33). Les installations étaient autorisées par le récépissé de déclaration du 06/08/1980. L'exploitant a informé la préfecture par courrier en date du 17/12/2012 de la cessation d'activité du site au 31/12/2010. Le Préfet a notifié la cessation d'activité le 08/03/2013. La station comprenait quatre postes de distribution de carburant et quatre réservoirs enterrés d'un volume total de 95 m3. Observations: Les travaux de dépollution du site (excavation et évacuation des terres impactées, traitement in situ par oxydation chimique) ont été réalisés. Le rapport de fin de travaux de janvier 2017 a mis en évidence un net abattement des teneurs résiduelles en hydrocarbures dans les sols et dans les eaux souterraines. Néanmoins, une pollution résiduelle en hydrocarbures totaux (HCT) est toujours présente dans les sols, au droit de la zone "pistes" avec une teneur maximale mesurée de 981.4 mg/kg MS (entre 4 et 4,5m de profondeur), et au droit de la zone "parc à cuves" avec une teneur maximale mesurée de 631 mg/kg MS (entre 4,1 et 4,5m de profondeur). L'analyse des risques résiduels (ARR) montre la compatibilité sanitaire entre l'état de qualité des milieux au droit du site et un usage industriel identique à la dernière période d'activité (bâtiment sans sous-sol existant au futur), sur la base de données disponibles ayant servi à la réalisation de cette étude et des hypothèses retenues. Des informations précises et complémentaires peuvent être obtenues en consultant la fiche BASOL correspondante sur "http://basol.developpement-durable.gouv.fr/".

Ce qui a été fait et constaté

1- DIAGNOSTIC Une fuite est intervenue en 2001. Dans son courrier du 17/12/2012, l'exploitant informe la préfecture de la cessation d'activité de son site intervenue le 31/12/2010. Différents documents étaient joints à cette déclaration, et notamment un diagnostic environnemental d'avril 2010 rédigé par A.M.D.E. Ce diagnostic montre : - Une fuite est intervenue en 2001. - la présence d'eaux souterraines à des profondeurs comprises entre 4 et 5 m de profondeur qui s'écoulent en direction du Nord-Ouest, - une utilisation agricole et individuelle des eaux souterraines a priori faiblement impactées du fait de la présence du ruisseau La Jalle (barrière hydraulique), - le relevé d'indices organoleptiques à proximité des aires de distribution et sur les sols à la base de certains réservoirs, - l'absence d'anomalies en hydrocarbures volatils, - la présence d'hydrocarbures dans les sols au niveau du réservoir de gazole et d'un poste de distribution, - l'existence d'une pollution en hydrocarbures dissous dans les eaux souterraines au droit des postes de distribution. TOTAL s'engage à proposer les moyens de définir l'extension de la pollution de la nappe à l'aval du site. 2- TRAVAUX Dans son courrier du 17/12/2012, l'exploitant fourni également un rapport de travaux. Ce rapport fait apparaitre le ferraillage de 4 cuves, des installations de distribution des séparateurs d'hydrocarbures et des tuyauteries (dans la limite technique). Ce rapport fait également état de 552 tonnes de terres souillées qui ont été envoyées vers un centre de traitement biologique. Ces travaux se sont déroulés du 30 juin au 22 juillet 2011. En raison d'impossibilités techniques, la totalité des terres souillées n'a pu être excavée. Un impact résiduel est donc présent sur le site. Par courriers du 20/02/13 et du 26/04/13, l'inspection des installations classées demandait au Préfet d'inviter l'exploitant à poursuivre la surveillance du site et à proposer une gestion de la pollution résiduelle basée sur un bilan coûts/avantages. TOTAL s'engage à démarrer la dépollution de la nappe début 2015. Les travaux complémentaires de dépollution des sols et des eaux souterraines et des suivis périodiques de l'état des milieux ont eu lieu de juin 2015 à décembre 2016. Le rapport de fin de travaux de janvier de 2017, présente les dispositifs de traitement mis en place: Traitement in situ par oxydation chimique via trois campagnes distinctes d’injection sous pression de réactifs de Fenton complétées par une campagne d’injection en gravitaire : Première campagne du 23 juin au 08 juillet 2015 Deuxième campagne du 21 septembre au 1er octobre 2015 Troisième campagne du 30 novembre au 08 décembre 2015 Campagne complémentaire du 19 au 21 septembre 2016 Les objectifs du traitement étaient: Objectifs du traitement in situ : - Remobilisation des HC adsorbés via décomposition rapide des matières organiques ou autres composés de tailles microscopiques obstruant certaines porosités du sol par lessivage des sources sols résiduelles durant chaque campagne d’injection, - Diminuer et maîtriser les impacts sources concentrés résiduel en HC et BTEX Globalement, les objectifs qualitatifs des travaux à mener sont orientés vers un objectif d’amélioration de la qualité des milieux et de maîtrise des impacts dans les limites techniques. 3- SURVEILLANCE DES EAUX SOUTERRAINES L'exploitant a mis en place une surveillance trimestrielle de la nappe. Le niveau piézométrique est relevé à chaque campagne. 9 ouvrages piézométriques dans la nappe des alluvions anciennes de la Garonne entre 8 et 10 m de profondeur (dont 3 en aval hydraulique implantés hors site). La campagne du 20 décembre 2012 confirme l'impact constaté lors de campagnes précédentes pour le paramètre : Hydrocarbures Totaux. Le rapport de fin de travaux de janvier 2017 révèle l'état des milieux résiduels post traitement: Diminution globale de l’intensité des effets rebond constatée sur les ouvrages impactés, après chaque campagne d’injection, indiquant ainsi que la majeure partie des hydrocarbures piégés dans les sols et dans la zone de attement depuis plusieurs années a pu être remobilisée et abattue grâce au traitement ISCO mis en place depuis juillet 2015. Depuis la dernière campagne de traitement, l’évolution des concentrations en hydrocarbures et BTEX est positive avec une nette diminution des teneurs sur tous les ouvrages et notamment sur PZ3 (disparition pérenne de la phase flottante depuis juin 2016 et des teneurs inférieures aux valeurs de référence depuis novembre 2016). Au global un abattement d’environ 80% des teneurs en hydrocarbures depuis le début du traitement a pu être constaté. Abattements constaté (mai 2017) : - Hydrocarbures C5-C40 : 79 % - Benzène : 100 % - Les teneurs en TEX n’ont pas présenté d’anomalies particulières avec des teneurs inférieures ou proches de la limite du seuil de quantification du laboratoire. De façon générale, un abattement d’environ 80% des teneurs en hydrocarbures a pu être constaté depuis le démarrage du traitement indiquant ainsi une amélioration de la qualité des milieux (sols et eaux). Conformément à la demande de la DREAL 33, une nouvelle campagne de suivi de la qualité des eaux souterraine sera réalisée par SERPOL en octobre 2017. S’il n’y a pas d’évolution franche constatée dans les eaux souterraines sur et hors site : - Rebouchage définitif des piézomètres sur site (PZ2 à PZ6) et hors site (PZ8, PZ9 et PZ10) dans les règles de l’art. 4- SUIVI DES GAZ EN BOUTIQUE L'exploitant a mis en place un contrôle trimestriel de la qualité de l'air à l'intérieur de la boutique. Le rapport des analyses des 20 et 21 décembre 2012 montre que la situation est satisfaisante et en diminution par rapport aux dernières campagnes. Le suivi est donc stoppé. Le rapport de fin de travaux de janvier 2017, montre que la campagne de prélèvement d'air ambiant de décembre 2016 indique des traces de benzène (5,02.10^-4 mg/m^3) et de toluène (5,4.10^-4 mg/m^3) dans l'ancienne boutique. Cependant ces teneurs permettent de conclure que les risques sont acceptables pour un usage comparable à la dernière période d'exploitation (industriel/commercial). 5- SUIVI DES SOLS Le rapport de fin de travaux de janvier 2017, montre que la campagne de réception de mai 2016 met en évidence un net abattement des teneurs en hydrocarbures adsorbés dans les sols laissé en place lors du démantèlement, à hauteur de: - 93% au droit de la zone pistes Teneurs max (C5-C40): 981.4 mg/kgMS en PS3-2 (4-4.5 m) -96% au droit de la zone parc à cuves Teneurs max (C5-C40): 631 mg/kgMS en PS6-2 (4.1-4.5 m) 6- ANALYSE DE RISQUES RÉSIDUELS L'ARR montre la compatibilité sanitaire entre l'état de qualité des milieux au droit du site et un usage industriel identique à la dernière période d'activité (bâtiment sans sous-sol existant au futur), sur la base de données disponibles ayant servies à la réalisation de cette étude et des hypothèses retenues.

Ce qui a été fait et constaté

Résultat de la surveillance à la date du 2017-08-28 : LA SITUATION S'AMELIORE Informations complémentaires : Depuis la dernière campagne de traitement, l’évolution des concentrations en hydrocarbures et BTEX est positive avec une nette diminution des teneurs sur tous les ouvrages et notamment sur PZ3 (disparition pérenne de la phase flottante depuis juin 2016 et des teneurs inférieures aux valeurs de référence depuis novembre 2016). Au global un abattement d’environ 80% des teneurs en hydrocarbures depuis le début du traitement a pu être constaté. Abattements constaté (mai 2017) : - Hydrocarbures C5-C40 : 79 % - Benzène : 100 % - Les teneurs en TEX n’ont pas présenté d’anomalies particulières avec des teneurs inférieures ou proches de la limite du seuil de quantification du laboratoire. De façon générale, un abattement d’environ 80% des teneurs en hydrocarbures a pu être constaté depuis le démarrage du traitement indiquant ainsi une amélioration de la qualité des milieux (sols et eaux).

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Martignas-sur-Jalle, l'inventaire recense 10 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 5 secteurs d'information sur les sols. Voir la page de Martignas-sur-Jalle.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

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