Sols pollués

Ancienne usine à gaz

Ce terrain de Dole est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00034780101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneDole (39100)
DépartementJura
Adresse6 RUE D''AZANS
Mise à jour par l'administration28/10/2020
Statut de l'instructionEn cours
Autre identifiant39.0012 (BASOL)
Polluants identifiésPolluant identifié

Le contexte

Gaz de France (aujourd’hui Engie) a exploité environ 500 usines à gaz sur le territoire français, qui ont toutes arrêté dans les années 50-60, avec le développement du réseau de gazoducs et l’exploitation du gaz de Lacq. Ce type d’activité étant connue pour générer des pollutions des sols pouvant présenter des risques sanitaires et environnementaux, un protocole programmé sur 10 ans avait été signé en 1996 entre Gaz de France et le ministère en charge de l’environnement. Il avait notamment abouti à la mise en œuvre d’une méthodologie nationale qui a permis de hiérarchiser les sites en fonction de leur sensibilité des points de vue sanitaires et environnementaux, dans l’optique, le cas échéant, de mettre en œuvre les mesures de gestion des pollutions nécessaires. Le site, situé au sud de l’agglomération de Dole, accueillait une usine à gaz qui fabriquait du « gaz de ville » par distillation de la houille. Son activité a cessé en 1957. Au sens du protocole, c’est un site dont la sensibilité vis-à-vis de l’homme, des eaux souterraines et superficielles a été qualifiée de faible (classe 3). Cela a justifié la réalisation d’une étude historique en 2001, suivie en 2002 par la réalisation d’un diagnostic approfondi. En mars 2003, un arrêté préfectoral a prescrit des travaux de réhabilitation et une surveillance des eaux souterraines, en vue d’un projet d’aménagement. Les travaux ont débuté en juillet 2003 et se sont terminés en mars 2004. 1000 mètres cubes de terres souillées ont été excavées, avec remblaiement par des terres propres et mise en place d’une isolation de surface, conformément à l’arrêté préfectoral. Des restrictions d’usage ont été mises en place pour garder en mémoire les travaux qui ont eu lieu sur le site, et ainsi avoir un usage adéquat du terrain. En 2006, des teneurs en hydrocarbures aromatiques polycycliques significatives étaient encore constatées dans les eaux souterraines. En avril 2012, il ne restait plus que quelques traces de cette pollution. Le site est aujourd’hui un espace vert, aménagé par la ville de Dole.

Ce qui a été fait et constaté

Gaz de France a hiérarchisé sur ses 467 sites d'anciennes usines à gaz qu'il gère, répartis sur l'ensemble du territoire. La méthodologie a consisté à hiérarchiser les sites en fonction de la sensibilité vis à vis de l'environnement (usage du site, vulnérabilité des eaux souterraines et superficielles, présence et type de population sur le site, ...). L'application de cette méthode a abouti à l'établissement de 5 classes de priorité pour lesquelles les engagements de Gaz de France ont fait l'objet d'un protocole relatif à la maîtrise et au suivi de la réhabilitation des anciens terrains d'usine à gaz entre le Ministère de l'Environnement et Gaz de France, signé le 25 Avril 1996. Le site de l'ancienne usine à gaz de Dole est classé en classe 3 du protocole. De ce fait, c'est un site dont la sensibilité vis à vis de l'homme, des eaux souterraines et superficielles, est faible. Conformément aux engagements du protocole, ce site fait l'objet d'une étude historique avec localisation des éventuelles cuves (recherches bibliographiques, enquêtes) en 2001. Gaz de France a fait réaliser un diagnostic initial suivi d'un diagnostic approfondi du site remis en juin 2002. Les terrains étant concernés par un projet d'aménagement de l'espace (création d'un espace vert et de promenade le long des berges du Doubs), GDF a défini les travaux de réhabilitation dans les études menées (excavation de terres souillées, élimination de celles-ci en centre agréé et mise en place d'une couche d'isolation de surface). Ces travaux ainsi qu'une surveillance des eaux souterraines ont été prescrits à Gaz de France par un arrêté préfectoral de mars 2003. Afin de garantir l'adéquation entre l'usage du site et la réhabilitation réalisée, Gaz de France a retenu la mise en œuvre de servitudes dans le cadre de l'acte de vente des terrains. Les travaux de réhabilitation ont été réalisés de juillet 2003 à janvier/février 2004. Environ 1100m3 de terres souillées ont été excavées. Les analyses réalisées sur les eaux souterraines avant et pendant ces travaux n'avaient pas mis en évidence de dépassement des valeurs de constat d'impact pour un usage sensible de la nappe. Toutefois, après les travaux, des valeurs supérieures aux valeurs de constat d'impact étaient observées dans certains piézomètres pour certains polluants. Une nouvelle campagne d'analyses effectuée quelques mois après a montré que ces valeurs étaient revenues à la normale. Les hausses observées venaient certainement de la mobilisation des polluants pendant les travaux d'excavation des terres polluées. Les zones excavées ont fait l'objet de remblaiement, et une isolation de surface a été mise en place conformément aux objectifs définis dans l'arrêté préfectoral définissant les travaux de réhabilitation. Le mémoire de fin de travaux a été remis en avril 2004. La pérennité de l'adéquation remise en état réalisée / utilisation du site est assurée par l'inscription dans l'acte de vente (publié aux hypothèques) des restrictions d'usage relatives à ce site. La campagne de surveillance des eaux souterraines d'octobre 2006 montrait un impact en HAP jusqu'alors non détectés dans les piézomètres. Cet impact a grandement diminué depuis. Quelques traces sont encore détectées en avril 2012, très proches ou inférieures aux valeurs-seuil du SDAGE. L'exploitant a demandé en juillet 2012 la levée de la surveillance.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Dole, l'inventaire recense 271 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 secteurs d'information sur les sols. Voir la page de Dole.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.

Vous achetez, louez ou construisez ici ?

Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.

La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.

Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.