Ancienne usine à gaz de Rambouillet
Ce terrain de Rambouillet est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP00032290101 |
|---|---|
| Statut | secteur d'information sur les sols |
| Commune | Rambouillet (78120) |
| Département | Yvelines |
| Adresse | 44 RUE RAYMOND PATENÔTRE |
| Mise à jour par l'administration | 20/02/2024 |
| Statut de l'instruction | En cours |
| Autre identifiant | 78.0043 (BASOL) |
| Polluants identifiés | Polluant identifié |
Le contexte
Ce terrain, d’une superficie de 6970 m², a accueilli, de 1910 à 1958, une usine fabriquant du gaz à partir de la distillation de la houille. Elle fut ensuite convertie en station gazométrique jusqu’en 1976. Lors de la fermeture de cette station, les parties aériennes des deux gazomètres semi-enterrés ont été démantelées en 1978 et les parties enterrées comblées de sables naturels. Les bâtiments subsistant sur le site furent démantelés dès 1982 et réaménagés pour accueillir, à partir de 1983, le personnel d’EDF-GDF. Dans le cadre du protocole entre ENGIE (ex-Gaz de France) et le ministère en charge de l’Écologie, une étude historique a été réalisée en 2001, localisant les anciens stockages souterrains subsistant dans le sol, soit une cuve à goudrons et trois anciens puisards. Des travaux de neutralisation de ces trois anciens ouvrages souterrains ont été menés en 2003. Ils ont consisté en un démantèlement des structures enterrées et l'excavation des matériaux souillés par des goudrons. A l’issue des travaux, des prélèvements ont été réalisés au droit des zones d’excavation. Les résultats ont mis en évidence un impact résiduel en HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques), BTEX (Benzène, Toluène, Ethylbenzène et Xylènes) et ferrocyanures. Les opérations de neutralisation se sont achevées par la remise en état du site en 2004. Les travaux ont consisté en un remblaiement des zones excavées par des terres saines. Dans le cadre de la vente du site, un diagnostic approfondi a été réalisé en 2005. Il a conclu qu'une pollution résiduelle en HAP, BTEX et ferrocyanures était présente au Nord-Ouest du site nécessitant des travaux de réhabilitation en cas de changement d'usage. Actuellement, le site accueille, un parking au Nord-Ouest et les bureaux en pré-fabriqués d'une école d’enseignement supérieur installée depuis 1992 sur les parcelles AM 417 et AM 418. Une résidence locative et son parking extérieur sont implantés sur la parcelle AM 419.
Ce qui a été fait et constaté
Gaz de France a hiérarchisé ses actions sur les 467 sites d'anciennes usines à gaz qu'il gère, répartis sur l'ensemble du territoire. La méthodologie retenue a consisté à hiérarchiser les sites en fonction de leur sensibilité vis-à-vis de l'environnement (usage du site, vulnérabilité des eaux souterraines et superficielles, présence et type de population sur le site...). L'application de cette méthode a abouti à l'établissement de 5 classes de priorité pour lesquelles les engagements de Gaz de France ont fait l'objet d'un protocole d'accord relatif à la maîtrise et au suivi de la réhabilitation des anciens terrains d'usines à gaz entre le Ministère en charge de l’Écologie et Gaz de France signé le 25 avril 1996. Le site de Rambouillet est en classe 4 du protocole : site dont la sensibilité vis-à-vis de l'homme, des eaux souterraines et superficielles est faible. Ce classement ne justifie pas une surveillance de la qualité des eaux souterraines. Conformément aux engagements du protocole signé le 25 avril 1996 avec le Ministère en charge de l’Écologie, Gaz de France a réalisé une étude historique en 2001, localisant les anciens stockages souterrains subsistant dans le sol, soit une cuve à goudrons, trois anciens puisards contenant un mélange constitué de remblais et de goudrons et deux gazomètres semi-enterrés sous les logements. Cette étude a permis de mettre en évidence l'absence de cuve à goudrons le long de la bordure Sud, la présence au droit de deux des trois anciens puisards et de l'ancien ouvrage tampon, d'un mélange constitué de remblais et de goudron jusqu'à une profondeur d'environ 5 mètres et l'ensablement de la partie enterrée des deux gazomètres. Des travaux de neutralisation des trois anciens puisards ont été menés entre le 15 et le 19 décembre 2003. Ils ont consisté en un démantèlement des structures enterrées et l'excavation des matériaux souillés par des goudrons. Les matériaux souillés ont été acheminés vers un centre de regroupement et stockés provisoirement avant transfert vers une filière agréée aux Pays-Bas pour y subir un traitement par désorption thermique. Le rapport parcellaire a été transmis à l'inspection des installations classées en novembre 2003. A l’issue des travaux, des prélèvements ont été réalisés au droit des zones d’excavation. Les résultats ont mis en évidence un impact résiduel en HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques), BTEX (Benzène, Toluène, Ethylbenzène et Xylènes) et ferrocyanures. Les opérations de neutralisation se sont achevées par la remise en état du site en 2004. Elle a consisté en un remblaiement des zones excavées par des terres saines. Dans le cadre de la vente du site, un diagnostic approfondi des sols et des eaux souterraines a été réalisé en 2005. Il a conclu qu'une pollution résiduelle en HAP, BTEX et ferrocyanures était présente dans les sols au Nord-Ouest du site. Compte tenu de la pollution résiduelle, l'état des sols nécessite des travaux de réhabilitation en cas de changement d'usage. Actuellement, la surface du site est entièrement goudronnée. L'emprise du site présentant une pollution résiduelle au Nord-Ouest est occupée par un parking et des locaux pré-fabriqués d'une école d'enseignement supérieur sont présents au-dessus de la surface goudronnée. La résidence locative actuelle située sur la parcelle AM 419 existe depuis 1983 sur le site. Il s'agissait des logements du personnel d'EDF-GDF. Sauf éléments nouveaux, ce site ne nécessite plus d'action particulière de l'inspection des installations classées.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Rambouillet, l'inventaire recense 57 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 4 secteurs d'information sur les sols et 1 site en instruction. Voir la page de Rambouillet.
- OIL FRANCE — secteur d'information sur les sols
- TOTAL RAFFINAGE MARKETING — secteur d'information sur les sols
- SAINT YVES — secteur d'information sur les sols
- FAPROGI — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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