TOTAL FINA (ex DEA-CALMES)
Ce terrain de Florange est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP00026430101 |
|---|---|
| Statut | secteur d'information sur les sols |
| Commune | Florange (57190) |
| Département | Moselle |
| Adresse | EBANGE |
| Mise à jour par l'administration | 26/10/2017 |
| Statut de l'instruction | En cours |
| Autre identifiant | 57.0009 (BASOL) |
| Polluants identifiés | Polluant identifié |
Le contexte
L’ancien dépôt pétrolier TOTAL (ex DEA les Calmes) a été exploité à partir de 1927 pour le stockage et le négoce de produits pétroliers (fuel domestique, gasoil, supercarburants, lubrifiants) et d’acétone jusqu’en 2000. Un stockage d’acrylonitrile (1977) et une unité de distillation de benzène (1963 à 1966) ont également été exploités sur le site. Ces activités étaient soumises à autorisation au titre de la législation sur les Installations Classées pour la Protection de l’Environnement. Observations: Des investigations complémentaires à celles réalisées en 1997 ont mis en évidence des pollutions, des sols et eaux souterraines, en composés organiques (hydrocarbures totaux (HCT), Benzène Toluène Ethylbenzène Xylène (BTEX), hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)).
Ce qui a été fait et constaté
Des investigations complémentaires à celles effectuées à partir de 1997 ont montré une pollution des sols et des eaux souterraines par les hydrocarbures totaux, les BTEX et les HAP. Des produits en phase pure de type goudron ont également été découverts. Le diagnostic approfondi a mis en évidence la présence de trois sources de pollution dans les parties ouest (zone distillerie du benzène), centrale et sud-est. Les polluants principalement concernés sont les hydrocarbures (HC), les Benzène, Toluène, Éthylbenzène et Xylènes (BTEX) et les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Les milieux de transfert sont sur le site : les migrations des vapeurs, l'envol des particules et le contact direct et hors site : l'impact sur la nappe en aval. Les enjeux à protéger sont sur site la migration des vapeurs des Composés Organiques Volatils (COV) vers les canalisations d'eau potable et la migration des COV à l'intérieur et à l'extérieur des bâtiments et à l'extérieur du site, les activités de pêche. Le plan de gestion proposé en décembre 2007 retient des mesures de surveillance et des mesures de conservation de la mémoire (institution de Servitude d'Utilité Publique). Les principales propositions constructives envisagées sont : - absence de bâtiment dans les zones ouest et centrale, - couverture des sols de surface par des terres propres ou végétales ou des enrobés ou des dalles de béton, - absence de canalisation d'eau potable dans les zones sources et utilisation de matériaux appropriés, - dispositions en cas d'excavation de terres. Les résultats de la campagne de prélèvement réalisée sur les eaux souterraines le 13 novembre 2007 montrent : - la présence d'un film d'Hydrocarbures (HC) ; - pour les HC dissous : des teneurs supérieures à la valeur française ; - pour les BTEX dissous : valeurs supérieures aux seuils ; - pour les HAP dissous : des teneurs supérieures aux valeurs réglementaires. La réunion de mai 2008 a permis de faire le point sur la caractérisation des HAP sur le site : - 1ère phase du diagnostic approfondi : mars - avril 2007 : Une pollution des sols et de la nappe par des HAP a été mise en évidence. - 2ème phase d'investigation a pour objectifs de découvrir complètement l'ancien ruisseau busé, caractériser les goudrons qu'il contient, investiguer les zones non reconnues lors de la 1ère phase, préciser les caractéristiques de la zone impactée par les HAP et déterminer l'origine des goudrons et HAP. Les analyses sur les goudrons de la canalisation montrent des goudrons à base de HAP et les sols au contact de la canalisation sont impactés par le même produit et présentent des concentrations élevées en HAP, HCT et BTEX. L'impact en HAP des eaux souterraines est vraisemblement lié à l'activité du site Cochery. Suite à cette réunion, le groupe TOTAL confirme la préparation d'une étude hydrogéologique (confirmation du sens de l'écoulement local des eaux) préparée avec LES LIANTS DE L'EST. L’arrêté préfectoral n° 2009-DEDD/IC-239 du 15 décembre 2009 encadre les mesures de gestion mises en œuvre dans le cadre de la réhabilitation du site. Une visite qualifiée d’approfondie a été réalisée le 06 mars 2013 sur le site avec pour objectifs de constater l’avancement des travaux, le respect des prescriptions de l’arrêté susvisé et de faire le point sur la surveillance effectuée. Le traitement des sols pollués consiste en : - Excavation jusqu’à atteinte des objectifs de dépollution issus du plan de gestion ; - Traitement par voie biologique sur site par la mise en place de 2 biopiles de 12 000 m3 chacune ; - Réception des terres traitées et remblaiement. Les produits en phase pure de type goudron susceptibles d’être rencontrés lors des travaux, sont stockés de manière provisoire avant d’être évacués vers une filière autorisée. L’exploitant a choisi la désorption thermique ou l’incinération comme filières de traitement hors site. De la même manière, les terres polluées contenant des HAP à des concentrations supérieures à 700 mg/kg MS ne sont pas biotraitables et sont donc également traitées hors site dans une filière autorisée. Pour se prémunir des pollutions extérieures situées en amont hydraulique du site, une paroi bentonitique a été mise en place sur toute la limite Sud du site. Cette paroi a été réalisée sur une hauteur moyenne de 7 m et ancrée d’au moins 50 cm dans le substratum marneux. Les terres présentant des pollutions, notamment par des goudrons provenant vraisemblablement du site Eurovia/Les Liants de l’Est (ancienne usine de fabrication de goudron) situé au Sud du site, ont été excavées et remplacées dans la tranchée par des terrains sains. Après remblaiement des zones traitées, des puits sont installés et l’eau pompée est également envoyée vers la station de traitement. Dans le cas où du produit en phase flottante apparaitrait à la surface de l’eau de la nappe alluviale, une pompe permettant d’effectuer un écrémage sélectif est mise en place dans la fouille à la surface de l’eau. Le produit ainsi pompé est ensuite stocké puis est repris par une société spécialisée pour être traité dans une filière autorisée. Après traitement, l’eau est réinfiltrée dans la nappe de manière raisonnée au sein de tranchées d’infiltration. Lors de la dernière visite d'inspection le 6 mars 2013, il a été constaté que : - l'excavation et le traitement des sols a été réalisé ; - pour les eaux souterraines, la paroi bentonitique a été mise en place. L'eau est donc traité avant d'être ré-infiltrée dans la nappe de manière raisonnée au sein de tranchées d'infiltration ; - les travaux de dépollution par biopiles sont toujours en cours.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Florange, l'inventaire recense 82 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols et 5 sites en instruction. Voir la page de Florange.
- Société BIAL WEIMERSKIRCH — site dont la pollution est instruite par l'État
- Société BOUR — site dont la pollution est instruite par l'État
- Arcelor (Florange/Ebange tôles fines) — site dont la pollution est instruite par l'État
- AXIAL — site dont la pollution est instruite par l'État
- LES LIANTS DE L'EST — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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