ANCIENNE SAVONNERIE ETABLISSEMENTS RENAUD-LUCIENNE
Ce terrain de Ploufragan est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP00022940101 |
|---|---|
| Statut | secteur d'information sur les sols |
| Commune | Ploufragan (22440) |
| Département | Côtes-d'Armor |
| Adresse | 21 RUE DE LA VILLETTE |
| Mise à jour par l'administration | 02/11/2017 |
| Statut de l'instruction | En cours |
| Autre identifiant | 22.0002 (BASOL) |
| Polluants identifiés | Polluant identifié |
Le contexte
La société Renaud-Lucienne a été autorisée à exploiter une activité de fabrication de savons, d'encaustique et peintures d'une part, et de régénération d'huiles de moteurs usagées d'autre part par arrêté préfectoral du 4 janvier 1951. L’activité a cessé en 1993 suite au redressement judiciaire en 1993 puis la mise en liquidation en 1994 de la société. Le site a été reconnu orphelin. A sa cessation, l'exploitant a laissé à l'abandon sur le site de nombreux déchets. L'ADEME a fait procéder courant 2000 et 2001 à l'enlèvement des produits toxiques : 299 tonnes de déchets dangereux ont été détruits. L'ADEME a fait implanter un réseau de piézomètres pour le suivi de la qualité des eaux souterraines, qui a mis en évidence de fortes contaminations en hydrocarbures lourds et volatils et en solvants chlorés. A l'issue des différentes investigations réalisées sur et hors site, 6 sources de pollution ont été caractérisées : - source 1 : pollution des sols en surface par des huiles lourdes en contre-bas du jardin d'un riverain ; - source 2 : présence de fûts enterrés dans la partie nord du site (parc à fûts) ; - source 3 : forte pollution des sols par des hydrocarbures dans la zone bâtiment qui est à l'origine de la pollution des eaux souterraines et de la présence d'une phase flottante huileuse noire dans les eaux souterraines ; - source 4 : pollution des sols dans la partie nord du parc à fûts ; - source 5 : pollution des sols en surface par des huiles lourdes le long du ruisseau le Jouha ; - source 6 : pollution des eaux souterraines par des composés organiques halogénés volatils (COHV) en fond de vallon. Il n'y a pas d'incompatibilité d'usage entre l'état des milieux et les usages qui en sont faits actuellement. Les opérations de dépollution suivantes doivent être réalisées : - source 1 : excavation des terres polluées, évacuation vers des filières de traitement adaptées et remplacement par des terres propres ; - source 2 : terrassement, tri mécanique des fûts et évacuation vers des filières de traitement adaptées ; - source 3 : démolition des bâtiments, excavation et traitement sur site des terres et extraction de la phase flottante sur les eaux souterraines (pompage-écrémage) ; - source 4 : excavation et traitement sur site des terres ; - source 5 : excavation des terres contaminées et évacuation vers des filières de traitement adaptées ; - source 6 : étude complémentaire pour délimiter au nord le panache des eaux souterraines contaminées en COHV et identifier sa source. Au préalable, des études pour dimensionner le programme de dépollution et complémenter les connaissances au niveau de la source 6 doivent être réalisées. Dans l'attente de la démolition des bâtiments, afin d'assurer la sécurité des riverains, des filets ont été mis en place sur les toitures pour éviter leur envol. Observations: Procédure ADEME en cours.
Ce qui a été fait et constaté
Conformément à l'arrêté préfectoral du 2 février 1999, l'ADEME a fait procéder courant 2000 et 2001 à l'enlèvement des produits toxiques de laboratoire et à la réalisation des diagnostics amiante et solidité. Au total, l'ADEME a procédé à l'enlèvement et à l'élimination de 299 tonnes de déchets dangereux. Au cours de l'exécution des travaux, il a été constaté que les dallage à l'intérieur des bâtiments et que les sols à l'extérieur étaient probablement pollués à plusieurs endroits. Conformément à l'arrêté préfectoral du 19 octobre 2005, l'ADEME a fait procéder à une étude qui a permis de caractériser le contexte géologique et hydrogéologique du site et de mettre en place un réseau de piézomètres pour le suivi de la qualité des eaux souterraines. De fortes contaminations en hydrocarbures lourds et volatils et en solvants chlorés ont été constatées. Conformément à l'arrêté préfectoral du 20 décembre 2010, l'ADEME a fait réaliser de nouvelles investigations, notamment au niveau des zones d'habitats et des locaux de travail situés à proximité du site, au niveau du ruisseau le Jouha situé en contre-bas du site, au niveau de l'emprise du site afin de localiser les sources de pollution et l'extension du panache de pollution. Le suivi de la pollution des eaux est poursuivi. A l'issue des différentes investigations réalisées sur et hors site, 6 sources de pollution ont été caractérisées : - source 1 : pollution des sols en surface par des huiles lourdes en contre-bas du jardin d'un riverain ; - source 2 : présence de fûts enterrés dans la partie nord du site (parc à fûts) ; - source 3 : forte pollution des sols par des hydrocarbures dans la zone bâtiment qui est à l'origine de la pollution des eaux souterraines et de la présence d'une phase flottante huileuse noire dans les eaux souterraines ; - source 4 : pollution des sols dans la partie nord du parc à fûts ; - source 5 : pollution des sols en surface par des huiles lourdes le long du ruisseau le Jouha ; - source 6 : pollution des eaux souterraines par des composés organiques halogénés volatils (COHV) en fond de vallon. Les eaux superficielles du ruisseau le Jouha, les légumes des potagers des riverains, les gaz du sous-sol et les mesures d'air ambiant chez les riverains ne présentent pas d'impact de pollution significative. Il n'y a pas d'incompatibilité d'usage entre l'état des milieux et les usages qui en sont faits actuellement. Par courrier du 18 décembre 2012, le Ministère de l'Ecologie a donné son accord pour les opérations de dépollution suivantes : - source 1 : excavation des terres polluées, évacuation vers des filières de traitement adaptées et remplacement par des terres propres ; - source 2 : terrassement, tri mécanique des fûts et évacuation vers des filières de traitement adaptées ; - source 3 : démolition des bâtiments, excavation et traitement sur site des terres et extraction de la phase flottante sur les eaux souterraines (pompage-écrémage) ; - source 4 : excavation et traitement sur site des terres ; - source 5 : excavation des terres contaminées et évacuation vers des filières de traitement adaptées ; - source 6 : étude complémentaire pour délimiter au nord le panache des eaux souterraines contaminées en COHV et identifier sa source. Les arrêtés préfectoraux du 23 septembre 2015 (travaux d'office et occupation temporaire des sols) prescrivent la démolition des bâtiments , la réalisation préalable d'études pour dimensionner le programme de dépollution et la réalisation de l'étude complémentaire (source 6). Le désamiantage et la démolition des bâtiments ont été réalisés fin juillet 2017. L'étude de faisabilité (traitement des sols et des eaux) va être lancée avec pour objectif de réaliser les travaux pour 2020.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Ploufragan, l'inventaire recense 36 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 13 secteurs d'information sur les sols et 2 sites en instruction. Voir la page de Ploufragan.
- Ancienne décharge des Tronchets — secteur d'information sur les sols
- Ancienne décharge de La Ville au Beau — secteur d'information sur les sols
- Ancienne décharge du Haut de la Côte — secteur d'information sur les sols
- Ancienne décharge du Pont de Pierre — secteur d'information sur les sols
- Ancienne décharge du Terrain de Manoeuvre — secteur d'information sur les sols
- Ancienne décharge de l'ancien aérodrome — secteur d'information sur les sols
- Ancienne décharge de la Pommeraie — secteur d'information sur les sols
- Ancienne décharge de la rue des Cotrelles — secteur d'information sur les sols
- Ancienne décharge de la Rue des Noés — secteur d'information sur les sols
- Ancienne décharge de la Vallée du Goëlo — secteur d'information sur les sols
- Ancienne décharge de la rue des Bosses — secteur d'information sur les sols
- Ancienne décharge de la Rue de la Marandais — secteur d'information sur les sols
- SCI SOVIMMO (ex FORGES et LAMINOIRS DE BRETAGNE) — site dont la pollution est instruite par l'État
- Société CHAFFOTEAUX — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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