Sols pollués

ELF Ancienne raffinerie d'Ambès

Ce terrain de Ambès est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00012500101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneAmbès (33810)
DépartementGironde
AdresseZI DU BEC D''AMBÈS
Mise à jour par l'administration04/01/2018
Statut de l'instructionEn cours
Autre identifiant33.0004 (BASOL)

Le contexte

Ancienne raffinerie ELF installée au Bec d'Ambès entre Garonne et Dordogne. le site s'étendait sur environ 20 hectares. La raffinerie a fonctionné de 1929 à 1986 date à laquelle elle a cessé son activité définitivement. Une partie du site est aujourd'hui occupée par la société Akzo Nobel Pulp and Performance Chemicals sas. Le reste est partagé entre plusieurs propriétaires, ATLANTIKA, BREDON, Commune d'Ambès, Communauté Urbaine de Bordeaux, GD Industries, OBERKAMPF, Grand Port Maritime de Bordeaux, SNCF, TALEYRAN, et ELF Union Industrielle des Pétroles. Toutes les superstructures ont été démontées et évacuées en 1987. Le réseau incendie et le réseau d'égouts, ainsi que les anciennes canalisations ont été laissés en place y compris les pipelines en arrêt d'exploitation à l'extérieur de l'emprise. Observations: Les travaux achevés en 1990 ont consisté en un nettoyage de surface, l'excavation de certaines zones polluées et le traitement par « landfarming » et le remblaiement de ces zones ainsi qu'au régalage de l'ensemble du site. Des informations précises et complémentaires peuvent être obtenues en consultant la fiche BASOL correspondante sur "http://basol.developpement-durable.gouv.fr/".

Ce qui a été fait et constaté

1 – HISTORIQUE La raffinerie Elf France a fonctionné de 1929 à 1986 date à laquelle elle a cessé son activité définitivement. Une partie du site est aujourd'hui occupée par la société Akzo Nobel Pulp and Performance Chemicals sas. Le reste est partagé entre plusieurs propriétaires, ATLANTIKA, BREDON, Commune d'Ambès, Communauté Urbaine de Bordeaux, GD Industries, OBERKAMPF, Grand Port Maritime de Bordeaux, SNCF, TALEYRAN, et ELF Union Industrielle des Pétroles. Toutes les superstructures ont été démontées et évacuées en 1987. Le réseau incendie et le réseau d'égouts, ainsi que les anciennes canalisations ont été laissés en place y compris les pipelines en arrêt d'exploitation à l'extérieur de l'emprise. L'arrêté préfectoral n°10.385 du 28/12/1973 autorisant des installations de traitement de pétrole brut dans la raffinerie d'Ambès, mentionne en son article 2 E 6 Mesures diverses « seront strictement observées les prescriptions techniques réglementaires en vigueur concernant :......les canalisations et les pipelines...... ». L'arrêté préfectoral du 21 mai 1990 a prescrit l'évaluation de l'état des milieux, sols et nappe, la résorption des zones contaminées et la surveillance la qualité des eaux souterraines. Les travaux achevés en 1990 ont consisté en un nettoyage de surface, l'excavation de certaines zones polluées et le traitement par « landfarming » et le remblaiement de ces zones ainsi qu'au régalage de l'ensemble du site. Le Préfet a donné acte de la remise en état du site le 15 mars 1991 sur la base du mémoire de réhabilitation remis par la société Elf France en date du 12 octobre 1990 et des travaux réalisés. Les campagnes d'analyses de l'eau de nappe dans 3 piézomètres révélant de faibles teneurs en hydrocarbures, les piézomètres étant par ailleurs détériorés, la surveillance des eaux souterraines a été levée le 25 juillet 1991. Le site, correspondant à l'emprise de l'ancienne raffinerie ELF installée au Bec d'Ambès entre Garonne et Dordogne, s'étendait sur environ 60 hectares. 2 – CONTEXTE En 1998, la société EKA CHIMIE, devenue aujourd'hui Akzo Nobel Pulp and Performance Chemicals sas, implantée depuis 1992 sur une partie des terrains de l'ancienne raffinerie, de 20 ha environ, informe l'inspection de l'environnement des installations classées de l'apparition d'hydrocarbures dans le rejet des eaux pluviales du site vers la Dordogne. Selon l'industriel, il semblerait que le réseau de collecte des eaux pluviales draine la nappe superficielle des remblais. Ce site dispose depuis 2002 d'un réseau de 6 piézomètres pour surveiller la qualité des eaux souterraines de façon préventive. En 2008, la société Akzo Nobel Pulp and Performance Chemicals sas décide d'ajouter le paramètre hydrocarbures totaux mesuré une fois par an dans 3 piézomètres. En 2008 les concentrations en hydrocarbures mesurées vont de 50 µg/l dans 2 piézomètres à 1 800 µg/l pour le troisième. Les analyses effectuées depuis, sur le rejet en Dordogne des eaux pluviales du site montrent que l'impact est certes faible, mais apparaît de façon épisodique et aléatoire (tableau des évolutions en annexe). En 2009, la société Akzo Nobel Pulp and Performance Chemicals sas prend l'initiative de faire réaliser sur son site le diagnostic des sols et de la nappe selon la méthodologie développée par le circulaire du 08 février 2007 sur la gestion des sites et sols pollués. Ce diagnostic, complété en 2011 met en évidence un impact significatif en hydrocarbures dans les sols. Sept zones se démarquent avec des concentrations allant de 21 000 à 35 000 mg/kg pour les hydrocarbures légers (C5-C10) et de 10 000 à 40 000 mg/kg pour les hydrocarbures lourds (C10-C40). Ce fort impact s'accompagne souvent, d'un impact globalement modéré en Hydrocarbures Aromatiques polycycliques (HAP), en métaux lourds (Arsenic, Plomb, Zinc) et en Benzène- Toluène-Ethylbenzène-Xylènes (BTEX). Ce diagnostic montre également un impact significatif en hydrocarbures volatils dans 2 piézomètres (26 000 µg/l et 1 600 µg/l), et en hydrocarbures totaux avec des concentrations qui varient dans tous les piézomètres de 120 µg/l à 33 000 µg/l en un point. En revanche la concentration mesurée en métaux (As, Cr et Ni) est inférieure aux limites de détection ou aux valeurs de références. Les analyses de l'air ambiant menées en 2011 mettent en évidence un impact en hydrocarbures (C5-C8), des traces de naphtalène et un impact en Toluène dans les bâtiments et hors bâtiments. On note toutefois, lors de la 2ème campagne de 2012, des valeurs moyenne en Benzène légèrement supérieures à 5 µg/m3 dans 3 bâtiments, l'accueil, le hangar à sel et le bâtiment production. Des risques sanitaires peuvent donc être suspectés sur ce site par inhalation de vapeurs qui pourrait provenir du dégazage des sols et des eaux souterraines à l'intérieur des bâtiments mais aussi en zone extérieure. 3 – ANALYSE Depuis 1998, la société Akzo Nobel Pulp and Performance Chemicals sas a porté à la connaissance de l'administration le phénomène d'apparition d'hydrocarbures dans la nappe superficielle des remblais et le drainage potentiel par le réseau des eaux pluviales du site et le rejet en Dordogne. Les analyses régulières réalisées depuis 2008 sur le rejet des eaux pluviales et sur la nappe confirment cette situation qui apparaît toutefois de façon épisodique et qui est probablement liée à la remontée de la nappe en périodes pluvieuses. Par ailleurs, le diagnostic des sols mené à l'initiative de la société Akzo Nobel Pulp and Performance Chemicals sas en 2009 et 2011 montrent qu'un impact significatif est observé dans les sols du site. L'impact par les hydrocarbures observé dans la nappe serait probablement dû au transfert de ces sources sols vers la nappe qui est affleurante dans ce secteur et drainée par le réseau d'eaux pluviales. Mais ce phénomène reste à vérifier. Au vu de ces éléments de diagnostic, observés dans le temps, on peut donc penser que les travaux de remise en état du site de l'ancienne raffinerie ELF à Ambès, menés à l'époque, n'auraient probablement pas été suffisants pour traiter les sources de pollution et maîtriser leur transfert dans les milieux. L'étude de la migration de la pollution, son ampleur et son impact sur les milieux n'auraient pas été étudiés de façon approfondie à l'époque. 4 – AVIS de l'inspection de l'environnement Depuis l'approche de gestion des sites et sols pollués introduite par les circulaires du 08/02/2007, nous disposons d'outils méthodologiques performants pour aider à la réalisation des évaluations environnementales liées aux sites et sols pollués. Le phénomène d'apparition des hydrocarbures dans les eaux superficielles observé en 1998, et qui perdure, est susceptible de compromettre la protection durable de l'environnement et la sécurité des personnes, il mérite d'être vérifié et géré, si nécessaire.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Ambès, l'inventaire recense 24 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 secteurs d'information sur les sols et 9 sites en instruction. Voir la page de Ambès.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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