Sols pollués

TWO CAST EUROPE

Ce terrain de Villefontaine est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00005280101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneVillefontaine (38090)
DépartementIsère
AdresseAVENUE DE LA VERPILLÈRE
Mise à jour par l'administration26/05/2020
Statut de l'instructionEn cours
Autre identifiant38.0199 (BASOL)
Arrêté préfectoral25/03/2019

Le contexte

Le site a accueilli une fonderie. Le dernier exploitant a été radié du registre du commerce et des sociétés le 5 novembre 2014. Les sondages effectués ont mis en évidence la présence d'hydrocarbure dans les sols et de chlorure de vinyle dans les eaux souterraines.

Ce qui a été fait et constaté

Le premier diagnostic réalisé sur une partie du site date du 25/05/2005. La société BATINET est alors intervenue dans le cadre de la vente d'une partie des terrains. Ce diagnostic initial n'a décelé aucune contamination des parcelles concernées. Le rapport concernant cette étude a été remis à l'inspection des installations classées lors d'une visite du site réalisée le 01/08/2006. Compte tenu du fait qu'aucune analyse n'avait été effectuée sur les eaux souterraines et sur les terrains à proximité du site, un arrêté préfectoral complémentaire (APC) a été pris en date du 14/11/2006 afin de prescrire à l'exploitant la réalisation d'une étude historique, d'une étude de vulnérabilité de l'environnement du site ainsi qu'un diagnostic des milieux. La société SITA Remédiation a été mandatée par la société TWO CAST EUROPE afin de réaliser les études demandées. Celles-ci ont eu lieu entre l'année 2007 et 2008. Trois piézomètres ont été implantés sur le site afin de collecter des échantillons d'eaux souterraines. Le site étant alors en activité, les sols au droit des bâtiments n'ont pas pu être analysés. Ces études ont montré que l'état des sols et des eaux souterraines était compatibles avec leurs usages. Plusieurs sources de pollution potentielle ont été identifiées : - des cuves de FOD (risques de contamination en Hydrocarbures Totaux (HCT) et Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP)) ; - un local huilerie (risques de contamination en HCT et HAP) ; - des transformateurs électriques (risques de contamination en HCT et Polychlorobyphényles (PCB)) ; - un ancien atelier (risques de contamination en métaux) ; - des cuves de résine phénolée (risques de contamination en phénols) ; - des lignes de montage (risques de contamination en HCT et HAP) ; - une cabine de peinture (risques de contamination en BTEX, métaux et Composés Organo-Halogénés Volatils (COHV)) ; - un lieux de stockage extérieur (risques de contamination en métaux) ; - un réseau de puits perdus (risques de contamination en HCT, HAP, BTEX, COHV, métaux et phénols) ; - des crassiers (risques de contamination en métaux, HCT, BTEX et phénols). Par un jugement du Tribunal de Commerce de Vienne en date du 10/03/2009, la société TWO CAST EUROPE a été mise en redressement judiciaire. Son administrateur judiciaire a une nouvelle fois fait appel à la société SITA Remédiation afin de réaliser un diagnostic des sols et des eaux souterraines. Le rapport de SITA a été rédigé en date du 13 novembre 2009. Lors de cette étude, 16 sondages ont été réalisés et ont permis de mettre en évidence une contamination des sols en HCT (avec des valeurs de 1700 mg/kg) ainsi qu'une contamination des eaux souterraines en COHV (chlorure de vinyle observée à des teneurs de 5,3 µg/L) en aval du site. Le risque lié a ces anomalies a été jugé négligeable par SITA Remédiation compte tenu du fait que : - Le site est très peu fréquenté et toujours clôturé ; - Les sols sont très peu perméables au droit du site ; - Aucune cible à risque n'a été identifiée en aval hydraulique du site ; - Les teneurs observées sont modérées et/ou la représentativité des échantillons est incertaine. SITA Remédiation recommande toutefois dans le cas d'un changement d'usage du site ou de travaux sur ce dernier : - Une évacuation des terres contaminées vers une filière de traitement adaptée ; - Un contrôle de la qualité des sols au droit des zones excavées. La vente aux enchères des biens immobiliers du site a été effectuée en date du 05/07/2011. Deux incendies se sont déclarés en 2013 et en 2014 suite à ces actes de vandalisme. Une visite d'inspection a été réalisée le 14/01/2015 dans le but de contrôler l’état dans lequel se trouvent les anciennes fonderies de l’Isère, consécutivement à l’incendie de fin 2014. Son objectif était également de vérifier la mise en sécurité du site (clôture des accès, évacuation des déchets dangereux) et de faire le point quant aux mesures de réhabilitation proposées dans le plan de gestion transmis à l’Inspection en décembre 2014. L’arrêt définitif de l’activité industrielle des fonderies de l’Isère n’a pas été notifié au Préfet. Le mandataire-liquidateur a demandé la mise en sécurité du site, via la condamnation des accès et l’élimination des déchets dangereux. Néanmoins : - Le site est régulièrement « visité », malgré la présence de portails fermés a clé et d’une clôture périphérique, ce qui a conduit dernièrement à l’éclosion d’un incendie au sein d’un ancien bâtiment industriel. Pour cette raison, le maire a pris un arrêté municipal le 24 décembre 2014 portant interdiction de pénétrer ; - Les toitures des bâtiments sont fortement endommagées et présentent un risque significatif d'effondrement ; - Plusieurs zones, à l’intérieur des bâtiments, présentent des dénivelés importants, voire des fosses, s’avérant particulièrement dangereuses ; - De nombreux déchets, extérieurs à l’activité industrielle passée, ont été déposés sur le site (déchets inertes, déchets non-dangereux) et n’ont pas encore été évacués ; - Les deux cuves enterrées de FOD (7 m3 chacune) sont toujours en place, et n’ont été ni vidées ni dégazées ; - Concernant la surveillance des effets de l’installation sur son environnement, trois campagnes d’analyses sur les eaux souterraines ont été réalisées. Globalement, les résultats ne montrent pas de pollution particulière, du fait probablement de la profondeur de la nappe (15 mètres) et de la présence de couches argileuses au-dessus de celle-ci. Le plan de gestion proposé par l’EPORA pour ce site conduit l’Inspection à formuler les conclusions et recommandations suivantes : - La proposition de démantèlement des bâtiments est validée par l’Inspection, en rappelant la nécessité d’un tri fin des déchets subséquents, notamment ceux comportant de l’amiante, afin de valider les filières d’élimination ad hoc. A cet effet, ces opérations de démolition s’appuieront utilement sur le diagnostic déchets fourni par la société SEGED en février 2014 ; - La proposition d’excavation des « points chauds » pour traitement hors site (sondages S15 et S24, soit une quantité estimée de 340 tonnes de terre) est validée par l’Inspection ; - Un contrôle en fond et en bords de fouilles devra être opéré après excavation, afin de vérifier les teneurs résiduelles en polluants ; - Compte tenu de la valeur de l’indice phénol sur les analyses des sables de fonderies et les remblais ( - dimensionner spatialement le crassier actuel (x, y, z) et réaliser une étude topographique afin de déterminer son contour final, une fois les sables de fonderie mis en décharge. Le remodelage du crassier proposé devra démontrer qu’il permet la stabilité en masse des déchets, sans risque de glissement ; - vérifier que le terrain naturel au droit du crassier ne soit pas impacté en réalisant à minima trois sondages complémentaires aux deux déjà réalisés, mais jugés insuffisants (S26 et S27) ; - proposer une couverture finale du crassier assurant à la fois la protection mécanique de l’ouvrage (érosion, envol de poussières) et son étanchéité vis-à-vis des eaux météoriques, qui devront être collectées vers un fossé avant d’être évacuées. La mise en place d’un géosynthétique bentonitique et d’une couverture végétale constitue, à titre d’exemple, une solution envisageable. - Une nouvelle recherche du puits perdu devra être lancée une fois les bâtiments démantelés. Un prélèvement des dépôts et des analyses sur les différents polluants devront alors être menés.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Villefontaine, l'inventaire recense 10 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 secteurs d'information sur les sols. Voir la page de Villefontaine.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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