Mr MARRA Antoine
Ce terrain de Chapareillan est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP00005050101 |
|---|---|
| Statut | secteur d'information sur les sols |
| Commune | Chapareillan (38530) |
| Département | Isère |
| Adresse | SAINT MARTIN LA PLAINE |
| Mise à jour par l'administration | 14/11/2016 |
| Statut de l'instruction | En cours |
| Autre identifiant | 38.0020 (BASOL) |
| Polluants identifiés | Polluant identifié |
| Arrêté préfectoral | 29/03/2019 |
Le contexte
Le site a hébergé l' activité de [personne non publiée], autorisé initialement le 12 avril 1972 puis par arrêté préfectoral du 21/06/88 (extension) à exercer une activité de récupération des métaux contenus dans les câbles électriques et de communication par incinération. Les activités sur le site ont stoppé en avril 1994. Des diagnostics de sol et de nappe ont montré notamment une contamination aux éléments traces métalliques des deux milieux. Les murs de l'établissement sont également contaminés par ces éléments. Malgré les sanctions prises par le préfet à l'encontre de l'exploitant, le site n'a pas fait l'objet d'une réhabilitation. La société est absente du registre du commerce au 06/07/2017.
Ce qui a été fait et constaté
L’Inspection des Installations Classées a demandé à l'exploitant de faire procéder à des analyses des sols en 1994. Mandaté par Mr MARRA, le bureau d'étude APAVE est alors intervenu sur le site. 13 échantillons de sols ont été analysés et ont fait l'objet d'un rapport rédigé le 24/06/1994. Les analyses ont montrés une contamination en : - Hydrocarbures Totaux (ou HCT observés à des teneurs de 26 369 mg/kg) ; - Plomb (106 628 mg/kg) ; - Zinc (41 843 mg/kg) ; - Aluminium (70 872 mg/kg) ; - Cuivre (203 053 mg/kg). Un arrêté préfectoral du 18/11/1994 impose à [personne non publiée] de fournir une étude relative à la remise en état du site et d'effectuer la déclaration de cessation d'activité. [personne non publiée] a fourni le 10/07/95 l'étude réalisée par un organisme tiers et a adressé une déclaration de cessation d'activité en proposant des travaux de remise en état du site. Des investigations de sols ont été réalisés par le bureau d'étude SIMECSOL, mandaté par la société SURF'ALP. Le rapport des études menées a été rédigé en date du 22/02/1995. 20 sondages ont été réalisés sur la parcelles et confirme la pollution du site en : - HCT (observés à 7 227 mg/kg) ; - Aluminium (99 009 mg/kg) ; - Plomb (13 078 mg/kg) ; - Zinc (3 583 mg/kg) ; - Cuivre (17 838 mg/kg) ; - Cadmium (4.9 mg/kg) ; - PCB (100 mg/kg). Un examen toxicologique a été effectué sur les bâtiments du site le 10/02/1995 par la Société d’Études des Risques Toxiques (SERT). 15 échantillons ont été prélevés sur les murs, les tuiles et le sol des locaux présents. Les analyses se sont concentrées sur le Plomb et le Cadmium et leurs résultats montrent une contamination de ces deux paramètres avec des teneurs maximales respectives de l'ordre de 13 700 mg/kg et 424 mg/kg. Un complément d'étude a de nouveau été réalisé par SIMECSOL en date du 26/06/1995. 3 échantillons de sols ont été effectués (dont 2 dans la rivière de la Rau) et 3 échantillons d'eau ont prélevés dans les puits alentours. Des teneurs atteignant 144 mg/kg de cuivre et 159 mg/kg d'Aluminium ont alors été observées. Pour les eaux souterraines, un impact en Cadmium a été détecté avec des concentrations allant jusqu'à 4.9 mg/l. Deux propositions de dépollution du site et des bâtiments faisaient également partie du dossier remis par Mr MARRA au 10/07/1995. La première a été rédigée par la société GEOCLEAN et incluait l'excavation de prés de 175 m3 de terres polluées et leur acheminement en zone de traitement adaptée, un contrôle de la qualité des sols en fonds de fouille et le dépoussiérage des bâtiments. La seconde proposition a été formulée par la Générale de Réhabilitation des Sites. Cette société préconisait l'excavation de 180 m3 de sols et l'application d'un traitement par hydrosablage sur les murs du bâtiments. L'arrêté préfectoral du 15/03/96 prescrit à Mr MARRA de remettre en état le site et de fournir certains résultats d'analyses, notamment des échantillonnages: - Représentatifs des zones traitées et à des analyses de ces échantillons ; - De sols à proximité de l'établissement. Suite au non respect de cet arrêté, des sanctions administratives ont été prises à l'encontre de Mr MARRA par le biais de l'arrêté de mise en demeure du 23/07/1996. Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi le 10/05/96 par [personne non publiée] d'une requête en annulation à l'encontre de l'arrêté préfectoral du 15/03/96. Par jugement du 27/12/96, le Tribunal administratif de Grenoble a annulé les arrêtés préfectoraux des 15/03/96 et 23/07/96. Le Ministère de l'environnement a fait appel de ce jugement devant la cour administrative d'Appel de Lyon en date du 26/02/97 ; cette juridiction a annulé le 23/06/98 le jugement du tribunal administratif de Grenoble et rejeté les demandes de [personne non publiée] devant le tribunal administratif de Grenoble. Les arrêtés des 15/03/96 et 23/07/96 demeureront applicables. Certains travaux prévus par l'arrêté préfectoral du 15/03/96 ont été réalisés.Il s'agit notamment des travaux relatifs au traitement partiel du bâtiment qui a consisté en un sablage de certaines parties du bâtiment (tuiles, murs, sols, bois). Compte tenu des résultats fournis, il s'est avéré que le traitement partiel du bâtiment par sablage n'était que très partiellement efficace et ne permettait pas de respecter les normes fixées. En ce qui concerne la pollution des sols, il a été jugé nécessaire, compte tenu des teneurs en métaux et autres polluants déterminés par les différentes analyses, d'éliminer les terres contaminées dans des installations autorisées. Par ailleurs, il a été demandé que les surfaces bétonnées situées au Nord du bâtiment soient démolies afin de connaître l'état de contamination sous-jacents. Les dispositions des arrêtés préfectoraux de mars et juillet 1996 n'ayant pas été suivies par [personne non publiée], il a été proposé en décembre 1998: - de mettre en demeure [personne non publiée] de respecter dans un délai de 3 mois certaines dispositions de l'arrêté préfectoral du 15/03/96 toujours pas respectées ; - de procéder à une consignation de somme répondant aux travaux demandés dans l'arrêté de mise en demeure de 07/1996. L'Inspection des Installations Classées a rédigé un arrêté préfectoral visant à imposer : - La réalisation de la une mise en sécurité du site ; - Une Évaluation Détaillée des Risques (EDR) ; - La mise en place d'une surveillance des eaux souterraines. L’arrêté préfectoral a été signé le 27/08/2004. Suite au non respect de la prescription relative à la mise en sécurité du site, une arrête préfectoral de mise en demeure a été proposé et signé le 25/10/2004. En l'absence de réception d'analyses d'eaux souterraines, de l'EDR et d'un diagnostic approfondi, l'Inspection a proposé à monsieur le Préfet de mettre en demeure [personne non publiée] arrêtés de mise en demeure ont été signés le 22/12/2004 et le 01/02/2005. Le 03/01/2005 [personne non publiée] dépose devant le tribunal administratif de Grenoble une requête en annulation de l'arrêté préfectoral du 25/10/2004. Suite à la visite d'inspection du 12/01/2005, celle-ci a dressé un procès verbal de délit. L'inspection des installations classées s'est de nouveau rendu sur site le 28/04/2005 et a pu constater que la situation était inchangée. Des sanctions financières ont été prises à l'encontre de Mr MARRA par le biais de l'arrêté du 28/06/2005.
Des noms de personnes figuraient dans ce texte officiel : ils ont été remplacés par une mention neutre. Le texte d'origine reste consultable à la source.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Chapareillan, l'inventaire recense 17 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols et 1 site en instruction. Voir la page de Chapareillan.
- TYCO — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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