Sols pollués

OIL FRANCE

Ce terrain de Viry-Châtillon est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP00000860101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneViry-Châtillon (91170)
DépartementEssonne
Adresse47 RUE FRANCOEUR
Mise à jour par l'administration17/11/2021
Statut de l'instructionClôturée
Autre identifiant91.0115 (BASOL)

Le contexte

Dans le cadre d'un changement d'exploitant en 2005, un premier diagnostic des eaux souterraines et des sols a été effectué. Il a mis en évidence la présence de BTEX ( Benzène, Toluène, Xylène, Ethylbenzène) et d'hydrocarbures au niveau des sols. En janvier 2014, un diagnostic complémentaire des sols a été effectué. Ce dernier a mis en évidence la présence de HAP (Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques) et d'hydrocarbures dans les sols. 5 zones de pollution ont été identifiées au niveau des sols en incluant le diagnostic de 2005. Un plan de gestion a par la suite été élaboré par l'exploitant; celui ci comprenait le dégazage et l'enlèvement des terres polluées. Les travaux prévus par le plan de gestion n'ont pas été mis en œuvre par l'exploitant. Observations: La société Oil France a exercé jusqu'en 2008 une activité de distribution de carburant à Viry-Châtillon. Le site, d'une superficie d'environ 200 m² se situe dans une zone urbaine.

Ce qui a été fait et constaté

Un premier diagnostic des sols et des eaux souterraines a été réalisé en 2005 dans le cadre du changement d'exploitant. Ce dernier concluait quant à la présence de BTEX et d'hydrocarbures au niveau de la nappe et des sols. Suite à ce diagnostic, l'exploitant n'a pas engagé de travaux de dépollution. En janvier 2014, un diagnostic complémentaire des sols a été mené. Il révèle la présence de HAP ainsi que d'hydrocarbures. Au total, en incluant les résultats du diagnostic réalisé en 2005, 5 zones de pollution ont été identifiées au niveau des sols. Une étude qualitative des risques a été réalisée au sein de ce même rapport, elle conclut par la possibilité d'inhalation d'hydrocarbures volatils par les futurs usagers du site. Aussi l’exploitant a communiqué en 2014 à l’inspection une proposition de plan de gestion de la pollution qui comprend l'enlèvement des terres polluées. Aucune action n’a été engagée par l’exploitant suite à l’élaboration de ce plan de gestion. Un projet d'arrêté prescrivant la mise en sécurité du site (notamment dégazage puis neutralisation ou enlèvement des cuves), la dépollution et la surveillance des eaux souterraines a été présenté en commission départementale le 3 juillet 2014 et signé le 23 septembre 2014. Il ressort de l’examen du plan de gestion de 2014 que : - 11 sondages, jusqu’à 4,8 m de profondeur, ont été réalisés au regard d’un projet d’aménagement du propriétaire des terrains (usage d’habitation avec sous-sol et espaces verts) ◦ ces investigations complémentaires permettent de mieux délimiter les anomalies mises en évidence dans le diagnostic réalisé sur le site en 2005. ◦ une anomalie en plomb (158 mg/kg au regard de la valeur INRA « sols ordinaires » située entre 9 et 50 mg/kg) a été identifiée sur le sondage S11, ◦ une anomalie en HAP a également été identifiée sur le sondage S11 (concentration légèrement supérieure à la valeur de l’arrêté ministériel relatif aux déchets inertes du 28 octobre 2010 : 50,15 mg/kg pour une valeur limite de 50), ◦ des concentrations inférieures aux limites de quantification pour les PCB, COHV et BTEX, ◦ des hydrocarbures sont détectés dans les gaz du sol et dans la zone de battement de la nappe, ◦ aucune analyse dans les eaux souterraines n’a été menée. Le plan de gestion comprenait également une évaluation quantitative des risques (au regard du scénario habitation). Les conclusions de cette étude démontrent que l’usage d’habitation est compatible avec les pollutions résiduelles. Le bureau d’études mandaté par l’exploitant a également estimé les coûts liés à la dépollution : 100 000 € HT. Bien que l’exploitant ait démontré la compatibilité de l’usage projeté avec les pollutions résiduelles, les concentrations observées dans les sols sont très importantes et nécessitent une intervention de la part de l’exploitant. C’est pourquoi, un arrêté préfectoral encadrant la réhabilitation a été proposé aux membres du CODERST et signé le 23 septembre 2014 (APC n° 2014-PREF/DRCL/BEPAFI/SSPILL/680). Au regard de la non réaction de la société OIL FRANCE , la ville de VIRY CHATILLON a monté une réunion en mairie le 3 mars 2016 en présence de la DRIEE et de la représentante de la société OIL FRANCE en France. Il a été convenu lors de cette réunion qu’un délai était accordé à la société OIL FRANCE (jusqu’au mois de juin 2016) afin de finaliser la vente des terrains en y intégrant les travaux de dépollution. Les projets envisagés n’aboutissant pas, la mairie de VIRY CHATILLON a de nouveau saisis les services de la DRIEE en date du 22 novembre 2016 afin que des actions soient engagées à l’encontre de la société. Une nouvelle visite a été menée le 1er décembre 2016 et a conduit à proposer à Madame la Préfète : - conformément à l’alinéa I de l’article L171-8 du code de l’environnement, de mettre en demeure l’exploitant sous un délai de 3 mois, de respecter les dispositions de l’arrêté préfectoral du 23 septembre 2014 - conformément à l’alinéa II-1 de l’article L171-8 du code de l’environnement, obliger l’exploitant à consigner entre les mains d'un comptable public avant le 1er février 2017 une somme de 42 000 € HT correspondant au montant de la prise en charge, l’évacuation et traitement des déchets identifiés sur site, par une société habilitée à le faire. L’inspection informait Madame la préfète que si, à l’issue du délai de 3 mois accordé dans le cadre de la mise en demeure relative au respect de l’arrêté préfectoral du 23 septembre 2014, l’exploitant n’avait pas obtempéré, une nouvelle consignation serait proposée afin de prendre en compte les coûts relatifs à la gestion des spots de pollution (qui s’élèvent à environ à 65 000 € HT). L’arrêté préfectoral de consignation de la somme de 42 000 € HT a été signé le 3 mai 2017. En parallèle, une réunion technique s’était tenue avec [personne non publiée] le 24 avril 2017 pour faire un point sur le projet de requalification de la friche industrielle et sur les investigations à prévoir. Par courriel du 8 septembre 2017, [personne non publiée] avait communiqué un plan de gestion relatif au site. Les analyses d’eaux souterraines réalisées quelques mois auparavant n’avaient pas mis en évidence de dépassement des valeurs limites de référence ni de présence particulière de polluants dans les eaux. Depuis la fin 2018, des travaux de requalification ont été engagés afin d’implanter une supérette en lieu et place de l’ancienne station service. L’inspection s’est déplacée à deux reprises (le 21/12/18 et le 11/01/19) sur le site afin de suivre les étapes du chantier. La première visite a permis de constater les premiers travaux relatifs à la mise en sécurité du site avec l’enlèvement des cuves enterrées et le démantèlement de l’auvent de distribution. Le porteur de projet a communiqué les 16 et 22 janvier 2019 les justificatifs d’élimination des cuves enterrées ainsi que les résultats des prélèvements au droit de la zone excavée. Les prélèvements confirment que les terres présentes au-dessus de 3,5 m sont exemptes de pollution tandis que la couche résiduelle comprise entre 3,5 et 4 m concentre la pollution. La seconde visite a permis de voir la fouille. Suite à la visite de 2019, la cessation d'activité a été actée. La proposition de consignation est devenue sans objet. En septembre 2020, les terrains étaient encore en travaux : un magasin MYAUCHAN doit ouvrir sur le terrain. La zone où les terres étaient impactées accueillent le parking du magasin. En parallèle, les bâtiments subissaient une opération de désamiantage. Concernant la seconde visite, celle-ci portait plus particulièrement sur la zone excavée et les investigations à lancer dans la suite de la gestion de la pollution résiduelle. Les terres impactées, au droit de la zone principale, étaient quasiment toutes extraites. En effet, les engins avaient atteint le toit de la nappe ainsi que les limites techniques de la fosse (présence des voies de part et d’autre du chantier).

Des noms de personnes figuraient dans ce texte officiel : ils ont été remplacés par une mention neutre. Le texte d'origine reste consultable à la source.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Viry-Châtillon, l'inventaire recense 93 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols et 1 site en instruction. Voir la page de Viry-Châtillon.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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