Sols pollués

JH INDUSTRIES

Ce terrain de Challans est classé en secteur d'information sur les sols. C'est le seul statut que le vendeur ou le bailleur est tenu de vous signaler, dans l'état des risques.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP04008370101
Statutsecteur d'information sur les sols
CommuneChallans (85300)
DépartementVendée
Adresse30 Rue Pauline de Lezardière
Mise à jour par l'administration25/05/2022
Statut de l'instructionEn cours
Autre identifiantNon renseignés
Arrêté préfectoral18/01/2023

Le contexte

Le site est localisé dans le centre-bourg de Challans. Le premier bâtiment a été implanté dans les années 1950. Le site était une menuiserie industrielle, comprenant notamment des installations de travail du bois, de traitement du bois (utilisant des produits biocides) et des installations de vernissage (utilisant des solvants). Au moment de la notification de mise à l’arrêt définitif, le site occupait les parcelles 128 et 395 de la section AN, pour une surface totale de 60 731 m². Dans un rayon de 200 m autour du site, sont implantés : • au nord : des entreprises et quelques habitations individuelles avec jardin ; • à l’est : un lycée, un square, une maison de retraite, des habitations individuelles avec jardin et des infrastructures sportives ; • au sud : des habitations individuelles avec jardin et des commerces ; • à l’ouest : des habitations individuelles avec jardin, des logements collectifs et une médiathèque. Une nappe peu profonde se situe au droit du site. L’aquifère est jugé peu perméable. En raison de la faible profondeur des eaux souterraines, les eaux souterraines sont considérées vulnérables à une éventuelle pollution provenant de la zone d’étude. Le site dispose de deux piézomètres de surveillance, mis en place dans le cadre du suivi périodique de la qualité des eaux souterraines. L’absence d’un troisième piézomètre ne permet pas de déterminer le sens d’écoulement des eaux souterraines. Le sens d’écoulement (vers le nord-ouest), est ainsi présumé. Dans un rayon de 300 m, un seul ouvrage captant la nappe superficielle a été recensé. Ce forage domestique est toutefois jugé peu vulnérable compte tenu de son éloignement. Deux captages d’eaux souterraines, utilisés pour l’alimentation en eau potable, sont situés sur la commune de Challans, à 1,5 km et 2 km au sud-ouest de la zone d’étude, sans relation hydraulique supposée. Aucune zone de sensibilité environnementale n’est présente sur le site d’étude ou jugée susceptible d’être impactée par une pollution du site.

Ce qui a été fait et constaté

Le site est localisé dans le centre-bourg de Challans. Le premier bâtiment a été implanté dans les années 1950. Le site était une menuiserie industrielle, comprenant notamment des installations de travail du bois, de traitement du bois (utilisant des produits biocides) et des installations de vernissage (utilisant des solvants). Un diagnostic de pollution, daté d’août 2020, a été réalisé par la société Serea. Des investigations de sols ont été réalisées du 4 au 6 décembre 2019. Au total, 34 sondages ont été réalisées, au niveau des zones susceptibles d’être polluées au vu des conclusions de l’étude bibliographique. Trois sondages témoin ont également été réalisés. Enfin, trois échantillons de bétons ont été prélevés dans les zones les plus susceptibles d’avoir été impactées par les activités. Une deuxième campagne de prélèvements a été réalisée le 25 février 2020, afin de préciser l’étendue des pollutions constatées lors de la première campagne. Concernant les sols, les résultats ont mis en évidence cinq zones polluées, notamment par des hydrocarbures C10-C40 (jusqu’à 4000 mg/kg), par des pesticides azotés (jusqu’à 20 mg/kg de propiconazole) et par des pesticides chlorés (jusqu’à 1,33 mg/kg de chlorophénols). Au total, le volume des zones polluées est estimé à 320 m³. Concernant les échantillons de béton, les résultats ont mis en évidence des concentrations suffisantes importantes en hydrocarbures et pesticides pour nécessiter une gestion particulière des matériaux de déconstruction. Une campagne de prélèvements des eaux souterraines a été réalisée le 3 décembre 2019, à l’aide des deux piézomètres de surveillance présents sur le site, situés en aval hydrogéologique présumé. Aucune anomalie n’a été détectée. Deux prélèvements d’eaux superficielles ont été effectués le 4 décembre 2019 dans le ruisseau des Rallières, en amont et en aval du site. Aucune anomalie n’a été détectée. Le schéma conceptuel réalisé pour un usage « industriel, commercial, artisanal, de bureaux et de services », conformément au PLU, a mis en évidence l’existence de risques potentiels pour les usagers de la zone d’étude par : ➢ Inhalation d’air intérieur et extérieur ; ➢ Contact direct avec les sols (ingestion et inhalation de poussières de sols). En conclusion du diagnostic de pollution, il est recommandé de dépolluer les cinq zones polluées identifiées, ces zones étant jugées facilement accessibles après démolition des bâtiments. Les déchets de déconstruction devront suivre une filière adaptée au vu des résultats des analyses.

Ce qui a été fait et constaté

État des sols Un diagnostic de pollution, daté d’août 2020 et réalisé par la société Serea, a été transmis à l’inspection des installations classées le 14 décembre 2020. Des investigations de sols ont été réalisées du 4 au 6 décembre 2019. Au total, 34 sondages ont été réalisées, au niveau des zones susceptibles d’être polluées au vu des conclusions de l’étude bibliographique. Trois sondages témoin ont également été réalisés. Enfin, trois échantillons de bétons ont été prélevés dans les zones les plus susceptibles d’avoir été impactées par les activités (à proximité du bac de traitement, au droit de l’atelier de maintenance et du parc à huiles). En fonction des sondages, ont été recherchés les hydrocarbures, les Composés Aromatiques Volatils (CAV), les composés organiques halogénés volatils (COHV), les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), éléments traces métalliques, pesticides et les polychlorobiphényles (PCB). Une deuxième campagne de prélèvements a été réalisée le 25 février 2020, afin de préciser l’étendue des pollutions constatées lors de la première campagne. Dans ce cadre, 17 nouveaux sondages ont été réalisés. Concernant les sols, les résultats ont mis en évidence cinq zones polluées, notamment par des hydrocarbures C10-C40 (jusqu’à 4000 mg/kg), par des pesticides azotés (jusqu’à 20 mg/kg de propiconazole) et par des pesticides chlorés (jusqu’à 1,33 mg/kg de chlorophénols). Au total, le volume des zones pollués est estimé à 320 m³. Concernant les échantillons de béton, les résultats ont mis en évidence des concentrations suffisantes importantes en hydrocarbures et pesticides pour nécessiter une gestion particulière des matériaux de déconstruction. État des eaux souterraines Une campagne de prélèvements a été réalisée le 3 décembre 2019, à l’aide des deux piézomètres de surveillance présents sur le site, situés en aval hydrogéologique présumé. Ont été recherchés les hydrocarbures C10-C40, les CAV, les métaux dissous et les pesticides. Aucune anomalie n’a été détectée. État des eaux superficielles Deux prélèvements d’eaux superficielles ont été effectués le 4 décembre 2019 dans le ruisseau des Rallières, en amont et en aval du site. Ont été recherchés les hydrocarbures C10-C40, les CAV, les métaux dissous et les pesticides. Aucune anomalie n’a été détectée. Schéma conceptuel À la suite des investigations réalisées, un schéma conceptuel a été élaboré. Ce schéma met en évidence les risques d’inhalation d’air intérieur, d’inhalation d’air extérieur et de contact direct (ingestion et inhalation de poussières de sols). Gestion prévue En conclusion du diagnostic de pollution, il est recommandé de dépolluer les cinq zones polluées identifiées, ces zones étant jugées facilement accessibles après démolition des bâtiments. Les déchets de déconstruction devront suivre une filière adaptée au vu des résultats des analyses.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Challans, l'inventaire recense 118 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols. Voir la page de Challans.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

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