Sols pollués

PICHON

La pollution de ce site de Beaurepaire fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP001248201
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneBeaurepaire
DépartementIsère
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

* Bilan de l'état de pollution dans les sols

Le sol du site est principalement constitué de remblais sablo-graveleux, de limons sableux et argileux, ainsi que de graviers et galets, avant d’atteindre un niveau argileux vers 10 m de profondeur.

Comme indiqué ci-avant, un diagnostic environnemental a été mené au début de l’année 2017 par le bureau d’études ANTEA. Il a consisté en la réalisation de 27 sondages dans les sols répartis sur le site au droit et à proximité des sources potentielles de pollution (cuves enterrées et aériennes, transformateurs, fosses liées à l’activité de chaudronnerie, dépôt de fûts).

Le maillage des sondages de sols effectués permet une couverture globalement exhaustive du tènement, assurant une représentativité correcte des niveaux de pollution relevés. Le nombre d’échantillons total prélevés (constitution de 2 à 4 échantillons par sondage), ainsi que leur profondeur (jusqu’à 4 m) demeurent également cohérents.

Compte tenu de l’activité exercée par la société PICHON, les polluants recherchés étaient les HCT (hydrocarbures totaux), les HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques), les BTEX (benzène, toluène, éthylbenzène, xylène), les COHV (composés organiques halogénés volatils), les PCB et les métaux lourds. Les résultats des prélèvements ont ainsi mis en évidence une pollution des sols généralisée pour certains paramètres, faisant également apparaître des secteurs plus impactés :

un spot de pollution aux HCT au droit de l’ancienne chaudière (jusqu’à 18 000 mg/kg MS). Il s’agit principalement de la fraction lourde et non-volatile d’hydrocarbures ;

la présence notable de plomb de manière localisée dans le bâtiment principal (1000 mg/kg MS) et dans les bâtiments montage et chaudronnerie au sein des remblais (200 mg/kg MS), correspondant à des sols à anomalie forte selon le référentiel ASPITET de l’INRA ;

l’absence de concentrations notables en HAP, BTEX, PCB et COHV sur l’ensemble des prélèvements.

Les anomalies en métaux sont probablement dues à la qualité des remblais présents sous le site. L’anomalie en HCT est quant à elle étroitement liée à la présence de l’ancienne chaudière.

Il est à noter que les sondages effectués autour des anciennes cuves enterrées de fioul n’ont mis en évidence aucune pollution particulière en HCT, BTEX ou HAP, ce qui sera contredit ultérieurement au cours du retrait de ces cuves par des constats visuels et organoleptiques, puis par des prélèvements en fond de fouille.

* Bilan de la pollution dans les eaux souterraines

Sur demande de l’inspection des installations classées, deux piézomètres ont été forés en janvier 2017 au droit du site selon le sens supposé d’écoulement des eaux souterraines (du sud-est vers le nord-ouest) : un piézomètre PZ1 en aval hydraulique, l’autre PZ2 situé en amont. Le niveau d’eau relevé est situé entre 4 à 7 m de profondeur selon la période.

Une campagne de prélèvement des eaux souterraines a donc été menée en début d’année 2017 (période de hautes eaux) via ces deux piézomètres ainsi que le puits existant sur le site, situé en amont hydraulique. Celle-ci ne met en évidence aucune anomalie, les concentrations des paramètres recherchés (HCT, COHV, BTEX, HAP et PCB) étant inférieures aux seuils de détection analytique pour les trois ouvrages prélevés.

Ces résultats ont été confirmés par une nouvelle campagne d’analyses effectuée le 10 octobre dernier, en périodes de basses eaux (automne 2017).

L'inspection considère que le site a été régulièrement réhabilité pour un usage industriel. Des restrictions d’usage vont être mises en place sur terrain pour acter :

• le maintien d’un usage industriel sur le site. Tout projet impliquant un changement d’usage devra

faire l’objet en amont de nouvelles investigations environnementales et, le cas échéant, de

mesures de gestion appropriées ;

• le maintien d’une couverture des sols en bon état dans les bâtiments (dalle), afin d’obérer les

envols de poussières métalliques présentes dans les remblais.

Il est à noter que, conformément aux dispositions de l’article L.556-1 du code de l’environnement, le maître

d'ouvrage à l'initiative de tout changement d’usage sur le site devra définir si nécessaire des mesures

complémentaires de gestion de la pollution résiduelle des sols et les mettre en oeuvre afin d'assurer la

compatibilité entre l'état des sols et la protection de la sécurité, de la santé ou de la salubrité publiques au

regard du nouvel usage projeté.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Beaurepaire, l'inventaire recense 52 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de Beaurepaire.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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