Sols pollués

Coop Atlantique (super U) - station service

La pollution de ce site de Saint-Savinien fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP001245901
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneSaint-Savinien
DépartementCharente-Maritime
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

La société COOP Atlantique a transmis le 30 juin 2017 en Préfecture un dossier de cessation d’activité comprenant un diagnostic environnemental des travaux de démantèlement, un rapport relatif à la réhabilitation par excavation et un rapport sur les investigations complémentaires et l’analyse des risques résiduels.

Le diagnostic de pollution des sols a été mené par la société AMDE (rapport 16.029.A.R.01.1 du 28 juillet 2016) et se base sur des investigations réalisées sur site du 6 au 8 juillet 2016. Lors de ces investigations, la station service était fermée. 14 prélèvements de sol ont été réalisés.

Les échantillons de sol ont fait l’objet d’analyses afin des analyses suivantes : hydrocarbures volatils C5-C10, indice hydrocarbures C10-C40, benzène, toluène, éthylbenzène et xylènes.

Les résultats d’analyses du laboratoire permettent de confirmer la présence d’impacts en hydrocarbures adsorbés et en BTEX. Les impacts sont identifiés au droit des anciens postes et pistes de distribution, à la base de l’ancien séparateur d’hydrocarbures et au niveau de la partie sud des anciens stockages de produits. Les parties du quart nord/est et nord/ouest ne semblent pas impactées.

Les investigations réalisées lors du diagnostic environnemental ont donc permis de noter la présence d’indices organoleptiques significatifs dans les sols au droit des sondages effectués lors des travaux et de démontrer la présence d’impacts en hydrocarbures adsorbés et BTEX au droit des sondages. Par conséquent, l’excavation des sols impactés et leur évacuation vers un centre de traitement adapté a été préconisé par le bureau d’étude AMDE.

Du 15 au 24 novembre 2016, des travaux de réhabilitation ont eu lieu sur le site. Ils ont consisté en l’excavation de 647,74 tonnes de matériaux pollués. Leur évacuation a été effectuée vers le centre de traitement en biotertre SEDA (49). Les bordereaux de suivi des déchets sont joint au dossier. La solution technique retenue est la biorémédiation des sols hors site dans le centre de traitement SEDA.

Des échantillons de sols ont été prélevés sur les flancs et les fonds de la fouille afin de définir la qualité des sols laissés en place. Les résultats d’analyses permettent de noter l’absence d’impact résiduel sur le flanc sud. Les flancs Est et nord présentent des teneurs résiduelles en hydrocarbures principalement du fait de la présence du bâtiment (risque de déstabilisation du bâtiment). Sur ces flancs, les teneurs résiduelles sont les suivantes : 830 à 2730 mg/kg en hydrocarbures C10-C40.

Des impacts résiduels sont également relevés en fond de fouille sur le socle calcaire (entre 3 et 5m de profondeur selon les entailles déjà présentes dans le socle).

En fin de travaux, des mesures ont été réalisées à l’aide d’un PID sur les sols laissés en place en limite technique. Avec des mesures comprises entre 160 et 400 ppm d’isobutylène, la présence de composés organiques volatils est notée.

Au droit du site, un puits a été retrouvé lors des travaux de réhabilitation. Les résultats d’analyse permettent de noter l’absence d’impacts en hydrocarbures dissous au droit de l’ouvrage. Cependant, en l’absence d’informations sur cet ouvrage, le transfert du corps d’imprégnation vers les eaux souterraines sous-jacentes n’a pu être écarté. Toutefois, le contexte hydrogéologique du site laisse penser que la nappe serait en régime semi-captif, ce qui indiquerait une faible perméabilité des terrains au droit du site jusqu’à la nappe.

es travaux ont permis d’excaver l’ensemble des sols accessibles et reconnus pollués par les hydrocarbures. Toutefois, en raison des limites techniques, des impacts résiduels en hydrocarbures adsorbés C5-C10 et BTEX sont notés. Ces impacts sont majoritairement présents sur la zone de l’ancienne piste de distribution (le long du bâtiment et dans le socle calcaire).

La zone a été remblayée avec du calcaire 0/40 issu de la carrière SEC TP de Saint Hilaire de Villefranche.

Le dossier comporte également une analyse sommaire des risques résiduels. Au regard de l’usage futur du site de type commercial et de la présence d’un risque sanitaire potentiel pour la voie inhalation à l’intérieur, des investigations complémentaires ont été menées afin de confirmer ou d’infirmer les voies de transfert mises en évidence.

Les investigations complémentaires décrites dans le rapport de la société AMDE (référencé 16.029.A.R.03.1 du 28 avril 2017) ont consisté en :

- la réalisation d’un sondage à 20 m de profondeur pour confirmer le régime hydrodynamique de la nappe. Un niveau d’eau ayant été recoupé au droit du sondage, le régime semi-captif de la nappe n’a pas été confirmé et le sondage a été équipé en piézomètre (PZ1). Afin de caractériser le sens d’écoulement et la qualité des eaux souterraines, trois ouvrages complémentaires ont été réalisés,

- la réalisation d’une campagne de prélèvement avec analyses en laboratoire des eaux souterraines présentes au droit du site,

- les prélèvements avec analyse en laboratoire des eaux de consommation au sein du bâtiment en place,

- la pose d’un piézair et la réalisation d’un prélèvement des gaz du sol avec analyse en laboratoire,

- la réalisation d’une mesure d’air ambiant dans le bâtiment actuel.

Une analyse quantitative du risque sanitaire résiduel a été réalisée sur la base des résultats d’analyses.

Les conclusions des investigations complémentaires sont les suivantes :

- confirmation, à l’aide des quatre nouveaux piézomètres, de la présence d’eaux souterraines au droit du site avec un niveau d’eau moyen à 15m. Au regard des faibles arrivées d’eau lors de la foration, la productivité de la nappe et donc sa perméabilité est faible (transferts limités),

- l’absence d’impact sur les eaux souterraines,

- confirmation au droit du site de la faible extension dans les calcaires francs du corps d’imprégnation résiduel d’hydrocarbures adsorbés,

- l’absence de transfert par perméation (les résultats d’analyses des eaux de consommation présentent des teneurs inférieures aux limites de quantification),

- confirmation à l’aide du PID de la présence de composés organiques volatils dans les calcaires au droit des anciennes pistes de distribution,

- l’absence de teneurs quantifiables en hydrocarbures volatils lors du prélèvement sur charbon actif des gaz du sol au droit du piézair,

- l’absence de transfert en hydrocarbures volatils (teneurs inférieures aux limites de quantification) dans le bâtiment présent sur site,

- l’absence de risque sanitaire pour la voie inhalation démontrée dans l’analyse quantitative de risque sanitaire résiduel.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Saint-Savinien, l'inventaire recense 10 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de Saint-Savinien.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
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Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

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