CCVT QUAI DE TRANSFERT DE THONES
La pollution de ce site de Thônes fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP001229701 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Thônes |
| Département | Haute-Savoie |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Les investigations de sol réalisées dans le cadre de la cessation d’activité de ce quai (14 échantillons prélevés jusqu’à 2 mètres de profondeur) avaient montré l’absence de pollution sur la majorité de la parcelle. Seule une zone était considérée comme impactée (54 à 80 mg/kg d’hydrocarbures) aux abords immédiats du quai.
Suite à la démolition, un terrassement a été fait sur l’ensemble de la parcelle et les analyses des terres ont montré des teneurs inférieures aux valeurs limites d’acceptation en ISDI, dont les résultats ont été consignés dans un rapport du 9 juin 2008.
Cependant, ces investigations n’ont pas permis de conclure sur l’état de l’emprise de l’ancienne décharge, compte-tenu du manque de données concernant sa localisation sur le cadastre actuel. De plus les impacts résiduels de l’ensemble du site sur les eaux superficielles et souterraines n’ont pas été évalués.
Une visite effectuée le 27 avril 2015, en présence d’un représentant de la CCVT, a permis de visualiser le site qui avait accueilli des déchets ménagers depuis 1975 (date de l’arrêté d’autorisation de la station de traitement), et l’emprise supposée de la zone de stockage des déchets.
En conclusion du rapport du 9 juin 2015 suite à cette visite, l'inspection a demandé à l'ancien exploitant de transmettre au préfet une étude comprenant une reconstitution de l’historique de l’occupation des sols, une description de la vulnérabilité de l’environnement, du sous-sol et des eaux souterraines, des propositions d’investigations, une conclusion sur l’impact résiduel éventuel, ainsi que des recommandations de travaux, le cas échéant.
En réponse, l'exploitant a transmis en date du 7 octobre 2016, un dossier de cessation d’activité de l’ancienne décharge, réalisé par le bureau d’études EODD Ingénieurs Conseils en date du 24 août 2016. Cette étude présente l’historique du site, son contexte et son état environnemental ainsi que l’identification des risques.
Les investigations proposées dans le rapport précité étaient :
- de déterminer de manière précise les limites de cette ancienne décharge et la nature des déchets la constituant,
- d’évaluer l’impact résiduel sur les eaux souterraines,
- de déterminer la qualité des sols sous-jacents.
Le bureau d’études souligne :
- une vulnérabilité élevée des sols au droit du site en raison de leur perméabilité importante et de la migration d’éventuels polluants en profondeur,
- une vulnérabilité modérée des eaux souterraines au droit du site en raison de la perméabilité et de la couverture (parking).
Dix sondages de sol (de S1 à S10) jusqu’à 6 mètres de profondeur ont été réalisés afin d’obtenir une détermination plus précise de l’emprise de l’ancienne décharge.L’étude a permis de déterminer que l’emprise occupée par les déchets de l’ancienne décharge était limitée à l’actuel parking de l’entrée du site, soit une superficie de 6500 m². Les investigations ont mis en évidence une couche de remblais limoneux de 2 mètres, avec de rares déchets plastiques (<1%).
Les résultats des sondages montrent deux dépassements par rapport aux critères d’acceptation en ISDI pour les hydrocarbures sur S4 et S5 (520 et 1500 mg/kg MS) entre 3 et 6 mètres de profondeur et des anomalies en métaux lourds sur S4, S5, S6 et S7 (cuivre, cadmium, plomb, zinc). Les éléments volatils tels que les hydrocarbures (93 mg/kg MS) et le mercure (1,3 mg/kg MS) sont également présents dans les sols.
Une analyse des risques sanitaires résiduels a été menée pour vérifier la compatibilité sanitaire du site et des milieux vulnérables avec leurs usages actuels. Les résultats (QD de 0,0361 et ERI nulle) ont permis au bureau d’études de conclure que le risque sanitaire induit par la décharge est faible.
Trois piézomètres (PZ1 : amont, PZ2 et PZ3 : aval) ont été installés jusqu’à 7 mètres de profondeur et des prélèvements d’eaux souterraines ont été réalisés le 27 juin 2016. Les concentrations détectées en amont et en aval sont homogènes. PZ1 présente une teneur en COT légèrement supérieure à celle mesurée sur les autres ouvrages. Aucun impact de la décharge n’a été constaté en aval du site.
En conclusion, EODD ne préconise pas de travaux de réhabilitation supplémentaire dans la mesure où l’état actuel de la zone (réhabilitée en parking industriel) ne présente pas d’incompatibilité environnementale ou sanitaire. Il propose de réaliser un dossier de servitude dans le but de garder en mémoire la présence de ces déchets sous le parking.
Cependant, l'inspection souligne qu'une seule campagne d’analyses des eaux souterraines a été effectuée en juin 2016 (ce qui correspond à une période de hautes eaux). Plusieurs campagnes auraient permis d’observer une éventuelle évolution de la qualité de ce milieu dans le temps. De plus, les deux piézomètres aval sont situés le long du cours d’eau sur la même trajectoire.
Au vu de ces éléments, l'inspection a demandé d'approfondir les investigations effectuées sur le milieu eaux souterraines en :
- ajoutant un piézomètre en aval, dans une zone bien définie, pour étendre la zone d’étude sur les eaux souterraines,
- effectuant des prélèvements en hautes eaux et en basses eaux pour confirmer l’absence d’impact dans le temps.
En réponse à cette demande datant du 3 janvier 2017, les investigations sur le milieu eaux souterraines ont été complétées grâce à des campagnes d’analyses supplémentaires (hautes eaux/ basses eaux) sur les trois piézomètres déjà en place et sur un quatrième piézomètre qui a été installé début 2017 dans la zone indiquée par l'inspection.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Thônes, l'inventaire recense 50 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de Thônes.
Un rapport daté sur cette entité
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Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
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