AG France
La pollution de ce site de Vaas fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP001223701 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Vaas |
| Département | Sarthe |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
Le 21 mars 2008, il a été demandé à l’exploitant (CEREXAGRI) de fournir un mémoire sur la remise en état du site.
L’établissement comportait 3 ateliers spécialisés chacun dans une famille de produits :
- Atelier DECCO :
Dans cet atelier étaient fabriqués des produits de post récolte, destinés à protéger les fruits avant leur consommation (produits de nettoyage, antioxydants, fongicides, cires). Les équipements de cet atelier ont été démontés puis transférés vers un autre site du groupe. Préalablement au démontage, les équipements avaient été nettoyés.
- Atelier AGCHEM :
Cet atelier fabriquait des insecticides et des herbicides par microencapsulation d'un principe actif. En avril 2008, une partie des équipements de cet atelier a été démontée et transférée vers un autre site. Préalablement au démontage, les équipements avaient été nettoyés.
- Atelier HUILES :
Dans cet atelier, les insecticides et les herbicides étaient préparés dans des cuves par dissolution des matières actives dans des huiles ou des émulsions huile-eau. En janvier 2008, les équipements de cet atelier ont été démontés et transférés vers un autre site. Préalablement au démontage, les équipements avaient été nettoyés.
-> Étude de pollution des sols et des eaux souterraines :
Parmi les matières premières utilisées sur le site, les molécules retenues pour réaliser l’étude des sols et des eaux souterraines sont les suivantes :
- Méthylparathion,
- Fénitrothion,
- Diazinon,
- Chlorpyriphos,
- Diuron,
- Simazine,
- Aminotriazole,
- Diphénylamine.
Les pyréthrinaoïdes (Cyperméthrine, Perméthrine, Betacyperméthrine, Pyrèthre) n’ont pas été retenues compte tenu des faibles tonnages mis en œuvre sur le site. Il en est de même pour l’alachlore, molécule qui n’est plus utilisée depuis 1999.
-> Suivi des eaux de surfaces et souterraines :
Le suivi de la qualité du ruisseau « Le Roineau » ainsi que des eaux souterraines est réalisé depuis 1996.
L’échantillonnage est réalisé sur 6 points de prélèvement (voir plan cartographique 3 partie B) :
- Puits DECCO (amont)
- Piézomètre 1 (aval)
- Piézomètre 2 (aval)
- Piézomètre 3 (aval)
- Prélèvement Roineau amont
- Prélèvement Roineau aval
-> Investigations au niveau des sols :
Les investigations au niveau des sols ont été réalisées en avril 2008. Six points de prélèvement ont été définis (voir plan cartographique 3 partie B):
- point 1 : au nord de l’atelier de micro-encapsulation
- point 2 : le long de l’atelier DECCO
- point 3 : à l’est de l’atelier micro-encapsulation
- point 4 : le long de l’atelier huiles
- point 5 : au sud du terrain entre les 2 piézomètres aval
- point 6 : le long du barnum de stockage des emballages vides
Un blanc de référence a été réalisé dans le terrain mitoyen voisin du site.
-> Interprétation des résultats par l’exploitant :
L’exploitant conclut que :
- les concentrations présentes sont très faibles à la fois dans les sols et dans les eaux souterraines ,
- les analyses au niveau de l’eau souterraine en aval des piézomètres ne montrent pas de transfert ou migration des différents éléments.
L’exploitant ne prévoit aucune mesure particulière (travaux, réhabilitation) hormis les contrôles habituels liés à une activité industrielle.
L'exploitant a transmis le 4 juin 2008 au maire les plans du site et les études et rapports communiqués à l'administration sur la situation environnementale et sur les usages successifs du site, ainsi que ses propositions sur le type d'usage futur du site qu'il envisage de considérer.
En réponse à ces documents, le maire a répondu le 19 juin 2008 qu’il souhaitait que cette zone soit maintenue comme zone à usage industriel.
Les valeurs mesurées dans les eaux souterraines, notamment au niveau du puits DECCO sont supérieures à la limite de qualité des eaux destinées à la consommation humaine prélevés en avril 2008. Si on regarde la surveillance qui était réalisée les années précédentes, on peut constater que jusqu’en 2005, on observait des valeurs non négligeables de Méthylparathion, Fénitrothion, Diazinon, Chlorpyriphos, Diuron, Simazine et d’Aminotriazole dans le puits DECCO et dans les piézomètres 1, 2 et 3.
C’est pourquoi une surveillance semestrielle de ces diverses substances au niveau du puits DECCO, des piézomètres 1, 2 et 3 ainsi que dans le ruisseau (amont et aval) a été prescrite par AP complémentaire en date du 25 mai 2009 pour confirmer la tendance à la baisse qu’on peut observer dans les résultats de 2007 et 2008.
La surveillance a par la suite été assurée par ICL France.
À noter qu’une servitude existe aux abords du site, relative aux chemins de fer. Elle prévoit l’absence de construction dans l’emprise de la voie ferrée.
Un diagnostic de site a été effectué pour le compte d'ICL France en avril 2014 par un bureau d’étude. Il a été constaté que les sols du site sont principalement occupés par des zones bâties (dalle béton) ou sur enrobés, malgré la présence de zones de sols nus en bordure de site. Les sols voisins sont principalement des espaces nus. L’usage futur envisagé sur le site, reste un usage industriel. Les usagers du site sont des travailleurs, potentiellement exposés à d’éventuels polluants dans les sols via principalement, l’inhalation de polluants volatils, mais aussi, au droit des espaces de terrains nus, via un contact direct (inhalation de poussières, ingestion de sol ou contact cutané).
La campagne d’investigation a permis de vérifier la qualité des sols en place au droit du site d’étude et des eaux souterraines.
> Sur les sols, 9 sondages ont été effectués le 18 mars 2014 (voir plan cartographique 4 partie B) et ont permis de mettre en évidence :
- Une contamination des sols au droit du point de sondage S9 par des résidus pétroliers lourds avec des teneurs en HCT (hydrocarbures totaux) de 446 mg/kg MS (Matière Sèches) et en HAP (Hydrocarbures Aromatiques Polycyclique) de 55,8 mg/kg MS. Il est alors à noter :
- une teneur en HAP supérieure au seuil d’admissibilité des terres en installation de stockage de déchets inertes fixés par AP du 28/10/2010
- une teneur en benzo(a)pyrène plus de 35 fois supérieur à la moyenne ds sols urbains
- des teneurs élevées en fractions volatiles d’hydrocarbures pour les échantillons S1/2 et S2/2
- une absence de contamination des sols par des solvants aromatiques, des chlorures, des nitrates des orthophosphates et des sulfates au droit des points de sondages réalisés.
> Sur les eaux souterraines, pose de 2 piézomètres (Pz1 et Pz4) entre le 19 mars 2014 et le 24 mars 2014, avec les prélèvements réalisés le 27 mars 2014, qui ont permis de mettre en évidence (voir plan cartographique 4 partie B) :
- Une contamination des eaux souterraines au droit du piézomètre Pz4 pourtant situé en amont hydraulique de la zone d’étude :
- par des hydrocarbures totaux avec des teneurs de 1,77 mg/L supérieur à la référence de la qualité des eaux brutes fixée par AP du 11/01/2007
- pour les paramètres DCO (Demande Chimique en Oxygène) avec des teneurs plus de 10 fois supérieure à la limité de quantification du laboratoire.
- Un impact sur les eaux souterraines en chlorures au droit du piézomètre Pz3 avec des teneurs de 392 mg/L, supérieure à la référence de qualité des eaux brutes fixée par AP du 11/01/2007
- Une absence de contamination des eaux souterraines pour les paramètres solvants aromatiques, nitrates, sulfates et orthophosphates, pour les échantillons analysés.
Pour éviter toute source de pollution, le puits DECCO a été comblé suite aux prescriptions de l'arrêté préfectoral du 27/02/2015.
Il est recommandé par le bureau d’étude :
- une surveillance semestrielle des eaux souterraines au droit des 4 piézomètres implantés sur le site d’étude ;
- une gestion de la contamination des sols aux abords du point S9 par :
- une gestion spécifique des déblais en cas de terrassement avec réalisation au préalable d’une mission d’investigations complémentaires sur les sols ;
- un recouvrement de surface en cas d’utilisation de cette zone, afin de bloquer les voies de transfert par inhalation de poussières, ingestion de sol ou contact cutané, ou par réalisation d’une Évaluation Quantitative des Risques Sanitaires (EQRS).
- une attention particulière quant à l’orientation des déblais en cas de terrassement aux abords des points de sondage S1 et S2
- une conservation de la mémoire, pour d’éventuels futurs acquéreurs qui devront être informés de l’état des sols et des mesures de gestion prises.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Vaas, l'inventaire recense 3 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de Vaas.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.
Vous avez une liste entière plutôt qu'une entité ? Voyez l'accès pour les professionnels.
Vous achetez, louez ou construisez ici ?
Une étude de sol se commande avant de signer, et seule elle conclut. Laissez votre demande : nous la portons aux bureaux d'études du secteur. Nous ne nous portons garants de personne.
La façon dont nous sommes rémunérés est expliquée sur la page de confidentialité.
Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.