Sols pollués

PICOT PAULMIER

La pollution de ce site de Sucy-en-Brie fait l'objet d'une instruction clôturée par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP001221001
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneSucy-en-Brie
DépartementVal-de-Marne
InstructionClôturée

Ce que l'État en dit

Par courrier du 05/11/2015, la société PEUGEOT, dans le cadre de la cession du site, a porté à la connaissance du préfet les diagnostics environnementaux et le plan de gestion de la pollution réalisés pour le site PICOT PAULMIER, sur la commune de Sucy-en-Brie.

Trois diagnostics environnementaux ont été réalisés : en août 2010, avril 2015 et août 2015.

Les investigations dans les sols ont permis d’identifier :

- une source de pollution localisée à proximité des anciennes cuves enterrées, ayant contenues du gasoil.

- un impact en hydrocarbures et BTEX entre 2 et 5 mètres de profondeur, jusqu’à la nappe et qui s’étend vers l’ouest ;

- un impact ponctuel au droit de l’ancienne cuve enterrée des huiles usagées, probablement induit par un débordement, entre 1 et 3 mètres de profondeur ;

- la présence d’une contamination au niveau de la zone enherbée en limite ouest avec des BTEX avec une éventuelle extension vers l’extérieur du site ;

- la présence de solvants chlorés dans la nappe au niveau du piézomètre PZ2, sans source identifiée dans les sols. La contamination semblerait provenir d’un site voisin qui aurait fabriqué des peintures et des vernis.

Les résultats des analyses de l'eau de la nappe ont permis de mettre en évidence :

- un impact généralisé mais hétérogène en solvants chlorés sur l’ensemble du site ;

- des impacts en hydrocarbures et BTEX au droit des zones de l’ancienne station service, de la fosse d’entretien et de l’aire de lavage.

Le piézair le plus impacté est celui qui est situé dans la zone de la fosse d’entretien et de l’aire de lavage.

Le plan de gestion en date du 22/09/2015 a permis d'identifier 4 zones nécessitant des mesures de gestion :

- zone 1 : Ancienne station-service comprenant des cuves enterrées ayant contenues du gasoil et de l’essence ;

- zone 2 : Fosse d’entretien et aire de lavage ;

- zone 3 : zone de parking en limite ouest du site ;

- zone 4 : Ancienne cuve d’huiles usagées.

Les objectifs du plan de gestion sont :

- l’élimination, la neutralisation ou la réfection des installations responsables des impacts (cuves de carburants, fosse d’entretien, aire de lavage) ;

- l’élimination des sources concentrées : les sols impactés par des hydrocarbures et les BTEX au droit de l’ancienne station-service, de la fosse d’entretien et de l’aire de lavage ; les sols impactés en BTEX au droit de la zone de parking.

- le traitement des eaux souterraines impactées.

Les objectifs de dépollutions ont été fixés pour les différentes zones. Le taux d’abattement des concentrations en polluant est estimé à 80 %.

Les conclusions du bilan coûts/avantages ont permis de déterminer les mesures de gestion suivantes :

En cas de conservation de garage :

zone 1 : Élimination hors site des anciennes cuves de carburants actuellement neutralisées au sablon, traitement de sols par excavation et traitement hors site puis traitement des eaux de nappe et des volatils résiduels par extraction multiphase ;

zone 2 : Traitement des eaux de la nappe et des volatils par extraction multiphase ;

zone 3 : Traitement des sols par excavation et traitement hors site puis traitement des eaux de la nappe par injection de réactifs ;

zone 4 : Traitement des sols par excavation et traitement hors site.

En cas de démolition du garage

zones 1-2 et 3 : Excavation de l’ensemble des terres impactées et traitement en biotertre sur le site puis traitement in situ des eaux de la nappe par biosparging et bioventing ;

zone 4 : Excavations et traitement hors site des terres impactées.

Dans son rapport du 26/07/2016 l'inspection des installations classées a informé l'exploitant que le plan de gestion proposé pouvait être mis en œuvre.

* travaux de dépollution

Les travaux de terrassement ont été réalisés entre le 8 mars 2017 et le 7 juillet 2018, sans démolition du garage.

• pour la zone 1 (ancienne station-service) : Les cuves ont été extraites du sol, les fondations de la station-service ont été démolies, les terres polluées ont été excavées et envoyées en centre de traitement;

• pour la zone 3 (parking en limite ouest du site) : Les terres ont été excavées sur 50 m² et 2 mètres de profondeur. La nappe a été traitée en fond de fouille avec l’ajout d’un produit oxydant ;

• pour la zone 4 de l'ancienne cuve d’huiles usagées : Les travaux ont consisté en l’extraction et l’évacuation de la cuve à huile et au curage des terres en fond de fouille

Au total, 1936 tonnes de terres polluées ont été excavées en envoyées en biocentre.

Des prélèvements ont été réalisés en fond et bords de fouilles. Les résultats d’analyses ont mis en évidence la présence d’un impact résiduel :

• zone de l'ancienne cuve d'huile usagée :

◦ hydrocarbures C10-C40 = 510 mg/kg et hydrocarbures C5-C10 = 130 mg/kg sur la paroi nord ;

◦ hydrocarbures C10-C40 = 110 mg/kg sur la paroi ouest ;

• zone de l'ancienne station-service : hydrocarbures C10-C40 = 40 mg/kg sur la paroi sud ;

Le traitement de la nappe a été réalisé sur les zones 1 et 2 au moyen d’une extraction multiphases. Le pompage a débuté en juillet 2017 et a été arrêté en février 2018. Suite aux résultats d’analyses qui montraient la persistance de fortes concentrations en polluants, l’installation de traitement a été remise en fonctionnement, en juin 2018. Elle a été arrêté en août 2018. En septembre et octobre 2018, les résultats des campagnes d’analyses ont montré que les objectifs de dépollution, déterminés dans le plan de gestion, avaient été atteints.

Pour la zone 3 (zone de parking en limite ouest du site), le traitement de la nappe a débuté en juin 2017. Mais, en mars 2018, les résultats d’analyses ont mis en évidence une augmentation des concentrations en hydrocarbures volatils. 3 sondages ont donc été réalisés, sur le pourtour de la zone, afin de déterminer l’existence d’une source de pollution.

Les résultats d’analyses des sols et de l’eau de la nappe ont montré qu’il n’y avait aucun impact significatif : 86 mg/kg en hydrocarbures C10-C40 et 0,98 mg/kg en hydrocarbures C5-C10.

Par ailleurs, afin de poursuivre le traitement de la nappe, une nouvelle solution technique a été mise en place en juin et juillet 2018 : pompage/traitement et réinjection de l’eau de la nappe.

Cependant, un léger dépassement des concentrations en hydrocarbures C10-C40 est à noter en limite du site (1200 µg/l), malgré la mise en œuvre de 2 traitements et de 2 produits oxydants différents, sur 18 mois, et la réalisation de sondages supplémentaires qui n’ont pas montré d’impact dans les sols.

Le bureau d’étude explique ce phénomène par :

• la présence d’une source de pollution, dans les sols, localisée au droit du piézomètre impacté, à plus de 2 mètres de profondeur, dans la zone saturée ;

• ou par la présence d’une source de pollution à l’extérieur du site.

L'analyse des risques résiduels a conclu que « le risque sanitaire résiduel est donc considéré comme acceptable pour un usage industriel et commercial inchangé ».

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Sucy-en-Brie, l'inventaire recense 43 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols et 2 sites en instruction. Voir la page de Sucy-en-Brie.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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