Sols pollués

GASCOGNE PAPIER

La pollution de ce site de Mimizan fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP001217401
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneMimizan
DépartementLandes
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

1 - DIAGNOSTIC

ans le cadre du projet de réalisation d’une nouvelle chaufferie biomasse, la société GASCOGNE PAPIER a réalisé en 2014 un diagnostic de sol complémentaire actualisant le plan de gestion établi en 2010 pour la vente d’une partie de ses terrains dans le cadre du projet BIOERE (centrale de cogénération biomasse), projet qui n'a pas vu le jour. La zone du projet représente 4500 m² de terrains sis sur les parcelles du site GASCOGNE PAPIER.

4.1.1. Rappel des investigations menées en 2010 dans le cadre du projet BIOERE

Deux zones de contamination des sols avaient été identifiées en 2010 au droit de la zone d’étude :

une zone contaminée par les métaux dans les remblais sur une hauteur de 0,1 à 0,9 mètres de profondeur,

une zone contaminée par les hydrocarbures au niveau de la zone de copeaux localisés dans les sables jusqu’à 1,5 à 2 mètres de profondeur.

4.1.2. Présentation de l’étude sol menée en 2014

Des investigations complémentaires (10 sondages) ont été réalisées par le bureau d’étude GEODEPOL en 2014 sur la zone d’étude portant sur les hydrocarbures totaux et les métaux lourds.

Les résultats ont mis en avant de fortes concentrations en métaux (plomb, zinc et cuivre) et en PCB au droit des sondages S2, S3 et S6 dans les premiers centimètres du sol. Il s’agit d’une ancienne zone de maintenance où l’exploitant procédait à des opérations de sablage. Les teneurs en mercure les plus élevées (0,7 et 0,8 mg/kg MS) se situent au niveau en S2 et S3 et restent du même ordre de grandeur des anomalies naturelles modérées (0,15 à 2,3 mg/kg MS)

Pour ce qui concerne les hydrocarbures, le sondage S11 montre des concentrations élevées.

Des mesures de radioactivité sur les prélèvements de sols ont mis en avant des teneurs inférieures au seuil de 2 mS/H (valeur d’exposition permanente admise).

Des analyses sur les dallages en béton de la zone métaux ont également été menées et ont permis de conclure à une légère contamination par le chrome des dalles de la zone S1-S7 (surface à traiter de 33 m²).

4.1.3. Plan de gestion

Le plan de gestion présenté concerne les terres et bétons de la zone métaux ainsi que la zone hydrocarbures. Le projet d’usage futur retenu est celui d’une installation industrielle.

Le plan de gestion prévoit l’évacuation de 661 tonnes de terres polluées aux métaux/PCB et de 720 tonnes de sols pollués par les hydrocarbures.

Le plan de gestion propose, pour chaque zone, différentes solutions de traitement in situ et hors site avec une estimation financière associée. :

Zone métaux :

○ Scénario 1 : extraction et stockage en CET externe 2 : coût estimé à 134 491 euros,

○ Scénario 2 : extraction et stockage dans la décharge interne du site GASCOGNE PAPIER : coût estimé à 26 880 euros,

○ Scénario 3: extraction et confinement en merlon sur site : coût estimé à 40 480 euros,

Zone hydrocarbures :

○ Scénario 1 : traitement hors site en biocentre : coût estimé à 75 300 euros,

○ Scénario 2 : extraction et traitement en biotertre sur site : coût estimé à 53 300 euros,

Concernant le traitement des bétons, du fait de leur faible contamination, le plan de gestion prévoit une opération de balayage des dallages puis de nettoyage à haute pression avec récupération des effluents pour traitement dans un centre agréé.

GASGOGNE PAPIER exploite sur son site de Mimizan une décharge CET2 autorisée par l'arrêté préfectoral complémentaire du 16 septembre 2009. L'article 2 définit les déchets pouvant être admis au sein de cette décharge : boues vertes provenant du clarificateur, refus fibreux, boues papier provenant de l'installation de traitement des eaux, mâchefers, scories et cendres sous chaudière. L'arrêté préfectoral précise la quantité annuelle pouvant être admise (12 000 tonnes). La quantité de terres polluées potentiellement envoyée pour stockage au sein de cette décharge représente donc 5 % du volume de déchets annuel admissible. Ces terres polluées seraient envoyées vers une nouvelle alvéole de volume 60 000 tonnes en fonctionnement depuis janvier 2014. Cette nouvelle alvéole a fait l’objet d’une inspection le 7 janvier 2014 qui a conclu que les dispositions prévues pour l’aménagement d’une alvéole de stockage étaient respectées.

Ces terres polluées aux métaux ne rentrent pas dans le champ des déchets pouvant être admis au sein de la décharge. Afin d’accepter l’admission de ces terres polluées comme déchets au sein de la décharge interne à titre ponctuel sans possibilité de recevoir d’autres terres polluées (par conséquent sans modifier l'arrêté préfectoral complémentaire du 16 septembre 2009 réglementant la décharge interne du site), l'exploitant a dû réaliser des analyses complètes de ces terres afin de justifier de leur caractère non dangereux. Des premiers résultats d'analyses ont mis en avant des concentrations en COT brut, fraction soluble, plomb, PCB, sulfates et sélénium dépassant les seuils d'admission en déchets inertes. Une évaluation de la dangerosité de ces terres a donc été menée conformément à l’article R541-8 et R541-10 du code de l’environnement relatif au classement des déchets selon leur dangerosité et a conclu à la non dangerosité des terres (du fait notamment de substances dangereuses présentes en faible quantité < 0,5 % en masse). Les terres polluées aux métaux peuvent donc être admises dans le centre de stockage interne de déchets non dangereux.

Pour les terres polluées par les hydrocarbures, la solution de traitement in situ par biotertre est retenue avec un objectif de dépollution de 500 mg/kg HCT avec une durée prévisionnelle de traitement de 1 an. Le traitement en biotertre sera réalisé sous couvert, avec aération, humidification et addition de nutriments (azote et phosphore) au substrat à dépolluer. Il s’agit d’un traitement in situ largement répandu dans le domaine du traitement des terres polluées par les hydrocarbures.

Les gaz extraits du réseau de drains aérauliques par l’unité de venting seront traités par un filtre à charbon actif. Le traitement par venting est déficitaire en eaux : les seuls lixiviats attendus seront ceux ayant percolé lors de la mise en place des terres dans le biotertre avant que la couverture ne soit mise en place : ces eaux seront pompées à l’aide d’un point bas aménagé (voir schéma ci-avant), stockées dans un cubitainer et traitées dans une filière adaptée.

L’exploitant propose un programme de surveillance :

un suivi des rejets de gaz par des mesures au photoioniseur dynamique au démarrage du venting, puis 15 jours plus tard et ensuite tous les deux mois,

un suivi des concentrations en hydrocarbures totaux dans le biotertre par prélèvement d’échantillon pour 100 m3 composé de 4 prélèvements sur les 3 mètres de l’épaisseur du bioterte.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Mimizan, l'inventaire recense 91 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 sites en instruction. Voir la page de Mimizan.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

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