Sols pollués

POINT P TROUILLARD

La pollution de ce site de Aze fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP001212801
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneAze
DépartementMayenne
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

Les investigations de terrain ont été réalisées et supervisées le 24 février 2011. Trois sondages de sol (nommés CHA1 à CHA3) ont été effectués. La localisation de ces différents sondages est disponible sur le plan cartographique n°1 de cette fiche Basol.

Les résultats des analyses menées sur les échantillons de sols mesurés ont mis en évidence :

- des hydrocarbures totaux : une concentration significative et supérieure à la valeur de l'arrêté ministériel du 28 octobre 2010 relevée au sein de l'échantillon CHA3 entre 0,4 m et 1,0 m de profondeur localisé aux abords d'une ancienne cuve aérienne de GO ; les échantillons sous-jacents n'ont pas fait l'objet d'analyses mais ont montré une odeur moyenne d'hydrocarbures,

- des éléments traces métalliques : l'absence de souillure au sein des échantillons analysés avec des teneurs inférieures ou proches des valeurs de la base de données relative à la qualité des sols.

Des investigations effectuées les 23 octobre et 12 novembre 2012 ont eu pour objectif de cartographier plus précisément la zone de sols souillés et évaluer l'impact des sols au droit de l'ancienne zone de stockage et de distribution de gazole.

Aucune trace de présence de composés volatils n'a été détectée au sein des échantillons prélevés malgré la présence de constats organoleptiques positifs.

Il est à noter qu'il est assez étonnant qu'aucun sondage n'ait été effectué au droit de la cuve de 20 m3 de gazole et à l'est de son emplacement.

Pour le bureau d'étude, les résultats des analyses menées sur les échantillons de sols mesurés corroborent dans l'ensemble en partie les observations organoleptiques réalisées sur le terrain à savoir :

- une teneur légère en hydrocarbures totaux au sein du sondage S1 entre 2,4 et 3,7 m de profondeur,

- une teneur significative en hydrocarbures totaux au sein du sondage S3 entre 2,0 et 3,0 m de profondeur. La couche sous-jacente n'a pas été analysée et présentait une odeur légère de 3,0 et 3,5 m de profondeur et au-delà aucun constat,

- une teneur faible en hydrocarbures totaux malgré un constat organoleptique in situ positif,

- des teneurs faibles et concordantes avec les constats organoleptiques au sein des autres échantillons analysés.

La localisation de ces différents sondages est disponible sur le plan cartographique n°2 de cette fiche Basol.

L'étude a permis d'évaluer, dans l'emprise du secteur de l'ancienne cuve de FOD aérienne, un tonnage de sols pollués de 425 t. Ce tonnage ne prend pas en compte les souillures s'étendant hors champ d'investigation à savoir vers la zone des silos. Des odeurs moyennes ont été observées tout particulièrement au sein des sondages S11 et S13 à partir de 1,3 m de profondeur sans toutefois présenter des teneurs anormales en hydrocarbures dans les sols. Les résultats de volumétrie des sols n'englobent donc pas ces sondages. Il est également important de souligner que la forme géométrique des sols non impactés mais présentant des odeurs épouse celle d'une canalisation d'eaux pluviales/usées. Ce secteur fait l'objet en période de fortes pluies d'un pompage au niveau d'un point bas du hangar afin d'éviter une lame d'eaux sur les dalles.

Il est à noter que les concentrations diminuent d'un facteur 10 avec les échantillons des sondages voisins montrant ainsi la décroissance de la pollution avec la distance. Ces éléments confirment également que les investigations initiales ont été localisées au cœur de la source.

La composante volatile de la pollution mesurée est a priori faible (gazole) et est constitué principalement d'hydrocarbures à chaine carbonée de C9 à C20 et ne comporte pas de benzène. Selon le bureau d'étude, ces éléments intrinsèques du gazole, les concentrations observées dans les sols, les concentrations observées dans l'air du sol, l'usage industriel du site, la localisation de la source (sous un hangar vétuste et peu étanche à l'air) et le retour d'expérience permettent d'indiquer que la pollution résiduelle est compatible avec l'usage actuel.

L'inspection des installations classées considère que ce rapport n'apporte pas encore d'éléments suffisants pour caractériser la pollution des sols, cerner les impacts potentiels et définir une stratégie d'action. Tout d'abord, les sondages réalisés mériteraient d'être complétés concernant la cuve de 20 m3 de gazole par un point au droit supposé du stockage et à l'est de l'emplacement. Cette remarque vaut également pour l'ancienne emprise de stockage d'huiles et d'additifs. La stratégie d'échantillonnage des sols présentée par le bureau d'étude n'a par ailleurs pas été respectée, ce qui fait qu'un nombre limité d'analyses a été réalisé et que la pollution n'est finalement caractérisée que par un nombre limité de points avec de ce fait peu d'assurance sur son extension en particulier verticale. Il a néanmoins été identifié la présence de spots de pollution susceptibles d'interagir avec les réseaux et les eaux souterraines. Sur ce point, l'exploitant a indiqué avoir modernisé son réseau d'eau pluviale. Il est cependant très important de clarifier à l'aide d'un plan les réseaux présents dans cette zone et d'examiner s'ils sont susceptibles de faciliter la migration de la pollution. De même, un impact éventuel sur les eaux souterraines doit être évalué tout comme l'incidence de la pollution sur la qualité de l'air en particulier dans le bâtiment.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Aze, l'inventaire recense 37 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 3 secteurs d'information sur les sols et 1 site en instruction. Voir la page de Aze.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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