Sols pollués

CPO (ex LANDEMAINE Marcel)

La pollution de ce site de Chatres la Foret fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP001195401
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneChatres la Foret
DépartementMayenne
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

L’exploitant a fait réaliser un diagnostic environnemental à Inovadia entre septembre et octobre 2011.

Sur la base des résultats, il est apparu que trois zones sont impactées par des hydrocarbures (teneur en HC C10-C40 > 500 mg/kg).

Dans ce contexte, Inovadia a notamment recommandé un plan de gestion.

Dans ce cadre, Inovadia a effectué un suivi environnemental des travaux de démantèlement du 10 au 18 juin 2013, la mise en place d’un traitement biologique des terres impactées de juin 2013 à mai 2014 et l’analyse des enjeux sanitaires.

Les opérations ont consisté au retrait et à l’élimination des installations pétrolières et structures béton existantes excepté les réservoirs aériens FOD et autres déchets préalablement évacués par la société CPO. Les réservoirs ont été démantelés et évacués le 16/05/2014 en filière agréée.

Une fois, les installations retirées, les travaux de dépollution ont consisté en l’excavation, au tri des sols impactés puis à leur mise en traitement sur le site sous forme d’andains mélangés à des nutriments et matériaux structurants. Des drains horizontaux ont également été placés dans les andains de manière à favoriser l’aération des sols et le développement de la flore bactérienne.

Au total, environ 710 m3 de terres impactées par des hydrocarbures ont été mises en traitement puis brassés mécaniquement à 4 reprises sur une période de 12 mois.

L’objectif de la teneur en hydrocarbures C10-C40 (seul composé détecté depuis le 23/07/2013) inférieure à la valeur d’admission en ISDI (500 mg/kg MS) a été atteint en septembre 2013 dans les quatre andains. Les résultats d’analyses de mai 2014 obtenus sur les quatre andains après 12 mois de traitement ont confirmé l’efficacité du traitement biologique sur site par un abattement de 74 à 82% de la pollution.

Les terres traitées ont été réutilisés sur place les 19 et 20 mai 2014 pour remblayer les fouilles et remettre à niveau le terrain. Ainsi, un recouvrement final de 20 à 30 cm d’épaisseur d’un mélange de terres végétales et de terres traitées a donc été étalé sur la quasi-totalité du site (environ 1000 m2) à l’exception de l’entrée qui n’a eu aucune modification (constituée de graves compactées en surface).

A l’issue des opérations d’excavation de juin 2013, les résultats d'analyses d’hydrocarbures C5 à C40 et aromatiques monocycliques (BTEX) ont permis de mettre en évidence dans les sols restant en place

- des impacts résiduels identifiés en flancs Nord, Sud et Est de l’ancien stockage des réservoirs aériens FOD (Zone 1) et en fond de fouille avec une teneur maximale en hydrocarbures C5 à C40 de 1105,4 mg/kg MS en F4 (-6 m),

- un impact résiduel en hydrocarbures C5-C40 localisés en fond de fouille (F9 (-4m) et flanc Sud de la fouille de l’ancien séparateur à hydrocarbures avec une teneur maximale de 2100 mg/kg MS (F12 (0-2.5)) n’ayant pu être extrait en raison de sa localisation en bordure de terrain et de la proximité de la voirie de l’autre côté de la limite de propriété,

- des teneurs faibles en hydrocarbures C5-C40 et BTEX voire inférieures à la limite de quantification du laboratoire pour les autres échantillons analysés.

Sur la base de ces résultats et d’un usage comparable à la dernière période d’exploitation (de type industriel/commercial), le schéma conceptuel a mis en évidence deux voies d’exposition pertinente pour les usagers du site : l’inhalation de substances volatiles dans l’air intérieur d’un futur bâtiment lié à un dégazage des sols et le contact direct. Selon le bureau d’étude, aucun risque n’est à considérer pour la population hors site via un éventuel transfert vers les eaux souterraines considérant les teneurs résiduelles, la délimitation verticale de l’impact lors du diagnostic de sol d’octobre 2011, la profondeur des eaux souterraines (entre 15 et 20 m de profondeur) et la nature peu perméable du terrain limitant le transfert vertical.

L’Analyse des Risques Résiduels réalisée, pour le scénario et les hypothèses considérés, ainsi que dans l’état actuel des connaissances et des mesures réalisées dans le milieu sol, a permis de conclure à l’absence de risques inacceptables pour les usagers du site lié à l’inhalation de substances volatiles dans l’air intérieur d’un bâtiment et au contact direct.

Ainsi sur la base de ces résultats et des hypothèses majorantes retenues, la qualité des milieux est compatible avec un usage de type industriel/commercial sous réserve de l’application des mesures simples de gestion suivantes :

- l’interdiction de tout usage des eaux souterraines présentes au droit du site sans une vérification préalable de la compatibilité de cet usage avec leur qualité,

- dans le cadre de la mise en place d’une nouvelle canalisation d’eau potable, et afin de supprimer le transfert par perméation via cette canalisation, l’utilisation d’un matériau parfaitement étanche et insensible aux substances volatiles.

Au vu des résultats obtenus à l’issue des travaux de réhabilitation et sur la base des usages retenus, le bureau d’étude recommande l’établissement de restrictions d’usage conformément à la méthodologie, afin d’encadrer les usages futurs du site et de garder en mémoire la présence de teneurs résiduelles en hydrocarbures C10-C40 dans les sols au droit du site.

Dans le cadre de toute future opération de terrassement dans les zones d’impacts résiduels identifiés et dans les zones n’ayant pas fait l’objet d’investigations, des mesures de gestion particulière des terres (envoi en filière agréée), validation par des prélèvements en fonds et flancs de fouille) et l’information et la protection des travailleurs (équipements de protection adaptés,…) sont aussi à prévoir.

Le bureau d’étude rappelle également les limites de la prestation suivantes :

Les conclusions de cette étude ne constituent qu’une première approche qualitative des terrains en place. Ces investigations reposent sur un nombre limité de prélèvements ne pouvant être représentatifs de l’ensemble du site. À partir des seules informations collectées à ce jour (historiques et investigations), il n’est pas exclu de découvrir d’autres matériaux suspects lors des futurs travaux de terrassement.

Les résultats de cette étude ne sont valables que dans le cadre du scénario d’usage futur décrit dans l’étude. En cas de changement ultérieur d’usage, il faudra vérifier la compatibilité de la qualité des milieux (sols, eaux souterraines, air) avec le projet envisagé par le biais d’une nouvelle étude.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Chatres la Foret, l'inventaire recense 1 ancien site industriel ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de Chatres la Foret.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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