THEVENIN DUCROT
La pollution de ce site de Étang-sur-Arroux fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP001186601 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Étang-sur-Arroux |
| Département | Saône-et-Loire |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
► ÉTUDES ENVIRONNEMENTALES
En novembre 2003, une première pollution par hydrocarbures (flottant, irisations) a été détectée dans le ruisseau de la Vernée, à l'aval hydrologique du site ; ces eaux superficielles font l'objet d'une utilisation agricole (abreuvage de bovins).
Au début du mois de décembre 2003, une expertise des installations de THEVENIN & DUCROT DISTRIBUTION a permis la détection d'une fuite d'hydrocarbures au niveau d'une tuyauterie enterrée de fioul.
A la suite d'investigations de terrain plus poussées le 15 décembre 2003, un rapport de diagnostic des sols et des eaux souterraines a été transmis en préfecture le 26 janvier 2004. Assorti d'une évaluation sommaire des risques, ce document faisait état de :
- la localisation de la source de pollution sous la zone de chargement du site, sans que le volume d'hydrocarbures perdu ne puisse être estimé ;
- l'identification de la cible (ruisseau en aval) et d'une voie de transfert (eaux de drainage) ;
- l'absence de contamination de l'aquifère au droit du site ;
- l'absence d'impact constaté dans les sols sondés, bien que de nouvelles investigations seraient à mener en cas de travaux de terrassement ;
- l'impact en hydrocarbures dans les eaux superficielles récupérées par les drains souterrains du site, conduisant à un rejet d'eaux contaminées dans le ruisseau en aval.
Au mois de mars 2005, une nouvelle pollution par des hydrocarbures a été détectée dans le ruisseau de la Vernée, suscitant les plaintes de riverains. Les activités du site ont dès lors été mises à l'arrêt.
Une inspection par les services de l'Etat le 23 mars 2005 a permis de constater la persistance d'un impact par hydrocarbures dans le réseau de drainage du site, après que le dispositif de pompage et traitement sur site avait été mis à l'arrêt durant l'hiver.
Par conséquent, un arrêté préfectoral en date du 6 juin 2005 est venu prescrire à l'exploitant :
- la réalisation d'un diagnostic approfondi de la pollution du site ;
- la réalisation d'une EDR (évaluation détaillée des risques) ;
- le cas échéant, la proposition d'objectifs de réhabilitation et de mesures de dépollution en conséquence.
D'avril à juillet 2005, une nouvelle phase d'investigation (par sondages, prélèvements, implantation de piézomètres) a été menée par l'exploitant suite à la nouvelle pollution découverte. Un rapport de diagnostic approfondi transmis le 4 août 2005 concluait à :
- un impact sur les sols par des hydrocarbures dans la partie Nord du site, surtout au sein des remblais perméables sous la pomperie et le décanteur-séparateur, et dans une moindre mesure dans le lit de pose des drains (point S212 près d'un drain impacté) ;
- une aggravation de cet impact localisé sur les sols suite aux travaux de 2003, le colmatage des drains ayant favorisé l'accumulation d'hydrocarbures dans les remblais perméables ;
- une dispersion via les eaux superficielles à partir de cette source, vers les réseaux d'eaux pluviales et de drainage du site, et vers les drainages agricoles avoisinants ;
- des teneurs en hydrocarbures restant compatibles dans la zone source avec un usage non sensible, et avec un usage sensible dans les terrains en aval ;
- un impact résiduel par relargage (aggravé par le faible débit lors des mesures estivales) dans le ruisseau de la Vernée en aval ;
- l'absence d'impact dans les eaux souterraines.
En conclusion à ces investigations, il était préconisé la mise en oeuvre de mesures de réhabilitation :
- remplacement du décanteur-séparateur d'hydrocarbures inadapté ;
- placement des canalisations souterraines au sein de caniveaux ;
- excavation des sols impactés lors de travaux de terrassement ;
- surveillance des eaux superficielles et souterraines, avec pré-traitement des eaux contaminées sur site (pompage et séparation des hydrocarbures).
► TRAVAUX DE DÉPOLLUTION
Selon le rapport de diagnostic du 26 janvier 2004, la première fuite d'hydrocarbures décelée en décembre 2003 n'avait pas occasionné de contamination des eaux souterraines ou des sols. Les opérations mises en oeuvre s'étaient de ce fait limité à :
- un pompage des hydrocarbures présents dans l'eau du drain souterrain impacté (à l'aval de la zone de chargement) ;
- une remise en état des tuyauteries fuyardes, désormais placées dans des caniveaux facilement accessibles plutôt que dans le sol naturel.
A la suite de la découverte d'une nouvelle pollution en mars 2005 et au vu des conclusions du diagnostic approfondi requis par l'arrêté préfectoral du 6 juin 2005, l'exploitation avait été mise à l'arrêt.
Des travaux de dépollution du site et d'amélioration de ses installations ont ensuite été entrepris :
- l'excavation des sols argileux et remblais impactés par les hydrocarbures, et leur remplacement par des granulats sains ;
- une rénovation des réseaux de collecte et de pré-traitement des eaux du site ;
- une amélioration du nivellement du réseau de drainage afin d'éviter l'accumulation puis relargage d'hydrocarbures ;
- un placement en aérien, sur zone de rétention, des installations pétrolières dédiées au dépotage et à l'aspiration-pomperie ;
- la constitution d'une barrière drainante des eaux superficielles et le pompage et pré-traitement de celles-ci au niveau de trois puits de relevage.
Les matériaux et sols impactés par les hydrocarbures ont été évacués pour traitement hors site par désorption thermique.
Le 19 avril 2006, une nouvelle visite d'inspection a constaté le bon déroulement des travaux de réhabilitation, permettant la reprise de l'activité du site. Par la suite un rapport de fin de travaux a été produit en date du 16 octobre 2006.
► SURVEILLANCE
Suite aux opérations de réhabilitation effectuées et au vu de nouveaux résultats d'analyse, le rapport de fin de travaux transmis le 16 octobre 2006 préconisait la mise en place d'une surveillance d'abord hebdomadaire puis annuelle des eaux superficielles et des installations destinées à les traiter.
Etait également suggérée la mise en place d'une surveillance annuelle des eaux souterraines, au niveau du piézomètre Pz1 en aval de la zone de chargement. L'institution de restrictions d'usage de type conventionnelles a été proposée, afin de garantir la pérennité du dispositif de drainage à surveiller.
Dans le cadre de l'exploitation de cette installation, une surveillance des eaux souterraines est régulièrement effectuée au moyen de 3 piézomètres implantés sur et à proximité du site.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Étang-sur-Arroux, l'inventaire recense 4 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de Étang-sur-Arroux.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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