Sols pollués

Chausson Matériaux

La pollution de ce site de Bonchamp-lès-Laval fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP001183101
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneBonchamp-lès-Laval
DépartementMayenne
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

Les résultats analytiques sur les prélèvements d’eaux souterraines réalisés depuis le début des campagnes de surveillance en 2002 mettent en évidence :

- sur le piézomètre Pz1, des teneurs en tébuconazole, propiconazole et cyperméthrine supérieures à la valeur limite de qualité pour l’eau potable et à la norme de qualité de eaux souterraines au titre de la Directive Cadre sur l'Eau (DCE) mais restant inférieures à la valeur limite de qualité des eaux brutes, lors de la campagne de février 2003 uniquement (teneurs inférieures aux limites de quantification du laboratoire pour les autres campagnes),

- sur le piézomètre Pz2 :

- des teneurs en tébuconazole et propiconazole supérieures à la valeur de qualité pour l’eau potable et à la norme de qualité des eaux souterraines au titre de la Directive Cadre sur l'Eau mais restant inférieures à la limite de qualité des eaux brutes lors des campagnes d’août 2002 à décembre 2003, d’avril 2008 et depuis avril 2010, les teneurs pour ces deux substances lors des autres campagnes de surveillances restant inférieures à la limite de quantification du laboratoire,

- des teneurs en cyperméthrine supérieures à la limite de qualité pour l’eau potable et à la norme de qualité des eaux souterraines au titre de la Directive Cadre sur l'Eau d’août 2002 à décembre 2003 et en avril 2005 et ponctuellement supérieure à la limite de qualité des eaux brutes en février 2003, puis devenant inférieures à la limite de quantification du laboratoire depuis avril 2004,

- sur le piézomètre Pz3 :

- des teneurs en tébuconazole et propiconazole inférieures aux limites de quantification du laboratoire depuis août 2002, à l’exception des campagnes de février 2003, avril 2010, septembre 2011 et octobre 2012,

- des teneurs en cyperméthrine inférieures aux limites de quantification du laboratoire depuis août 2002, à l’exception de la campagne d’octobre 2012, avec une teneur supérieure à la valeur limite de qualité pour l’eau potable et à la norme de qualité des eaux souterraines au titre de la Directive Cadre sur l'Eau ;

- sur les piézomètres Pz4 et Pz5, des teneurs en tébuconazole, propiconazole et cyperméthrine inférieures aux limites de quantification du laboratoire depuis mai 2013.

Le plan cartographique n°2 du paragraphe B de cette fiche Basol permet de localiser les différents piézomètres.

Par conséquent, les campagnes de surveillance mettent en évidence une bonne qualité globale des eaux souterraines du site depuis 2003 et leur soudaine dégradation, notamment en Pz3, lors de la campagne d’octobre 2012, lié au débordement du bac de traitement en septembre 2012 (ruissellement du produit de traitement vers le fossé nord, infiltration dans les sols et contamination du piézomètre Pz3 via les crépines de l’ouvrage). Les teneurs mesurées lors des campagnes suivantes (mars, mai et septembre 2013 et mars 2014) sont de l’ordre de grandeur de celles mesurées avant l’incident.

Au regard de l’ensemble de ces résultats, il a été recommandé :

- la poursuite de la surveillance semestrielle des eaux souterraines via les piézomètres Pz2 (amont-latéral hydraulique), Pz4 t(aval hydraulique) et Pz5 (aval-latéral hydraulique) pour les paramètres T/P/C, correspondant aux principales substances marqueurs du produit de traitement du bois actuellement mis en œuvre sur le site,

- la neutralisation des piézomètres Pz1 et Pz3, dont la proximité du fossé et l’équipement pourrait permettre la remontée de la nappe sous pression via les crépines des tubes PVC dans les fossés, pouvant ainsi entraîner, d’après l’entreprise de travaux, le décollement de la membrane mise en place dans les fonds de fossés en juin 2014.

Un incident d’exploitation du bac de traitement s’est produit dans la nuit du 10 au 11 septembre 2012. Le robinet de remplissage du bac est resté ouvert, générant un débordement du bac et des rétentions. La quantité de produit pur déversée lors de l’incident a été estimé à 1 m3.

L’étude hydrogéologique et le diagnostic de l’état des milieux, réalisés en mars 2013 par le bureau d'étude mandaté par WOLSELEY FRANCE BOIS ET MATERIAUX suite à cet incident ont mis en évidence la présence d’un impact par les produits de traitement du bois dans les eaux de ruissellement et les sols au droit des fossés sur site et dans les eaux de ruissellement et les sédiments de la mare localisée hors site en aval hydrographique.

Les travaux de pompage des eaux souillées stagnantes au droit des fossés entourant le site et de la mare hors site, puis le curage des boues et des sédiments impactés par des produits de traitement du bois se sont déroulés les 25 et 26 avril 2013.

Les terres excavées, impactées par des produits de traitement du bois, ont fait l'objet d'une gestion spécifique et adaptée. Elles ont été stockées temporairement sur et sous bâches sur la plate-forme aménagée au nord du site ou ont été chargées en direct lors du terrassement, puis évacuées vers une installation de stockage de déchets dangereux. Au total 83, 368 tonnes de terres ont été évacuées les 18, 19, 20 et 14 juin 2014.

A l'issue des opérations de terrassement, des échantillons de sols ont été prélevés en fonds de fossés avant la mise en place de la membrane imperméable et au droit de la zone nord, puis envoyés pour analyses en laboratoire accrédité. Ces analyses ont mis en évidence :

- au droit des fossés :

- des teneurs résiduelles en pesticides azotés (tébuconazole, propiconazole et cyperméthrine) en fond des fossés, notamment à l'angle Nord-Ouest du fossé Nord et l'extrémité Est du fossé Sud,

- l'absence d'impact significatif par des chlorophénols,

- des teneurs résiduelles en pesticides organochlorés dans le fond du fossé Nord et en partie Est du fossé Sud (dieldrine majoritairement en hexachlorocyclohexane dans une moindre mesure),

- des anomalies ponctuelles en cuivre, mercure et zinc, au droit de l'ensemble des fossés,

- dans les terres réutilisés pour le maintien des murets en béton au droit du fossé Sud, des teneurs résiduelles en pesticides azotés (tébuconazole, propiconazole et cyperméthrine),

- au droit de la zone nord :

- la présence de pesticides azotés (tébuconazole, propiconazole et cyperméthrine),

- des teneurs en chlorophénols et pesticides organochlorés proches ou inférieures aux limites du laboratoire.

Le schéma conceptuel mis à jour, réalisé sur la base de l'usage actuel (industriel/commercial/tertiaire), a mis en évidence l'absence de risque pour les usagers du site et hors site. En cas d'éventuels travaux de terrassement dans les zones d'impact résiduel et les zones non investiguées, des mesures de gestion particulières des matériaux (envoi en centre de traitement ou en installation de stockage, validation par des prélèvements en fonds et flancs de fouille) et l'information et la protection des travailleurs (équipements de protection adaptés, ...) seront à prévoir.

En cas de changement ultérieur d'usage, il conviendra de vérifier la compatibilité de la qualité des milieux avec le projet envisagé par le biais d'une nouvelle étude.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Bonchamp-lès-Laval, l'inventaire recense 35 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de Bonchamp-lès-Laval.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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