Sols pollués

MONASTERE DES SOEURS DE BETHLEEM - CURRIERE en CHARTREUSE

La pollution de ce site de Saint-Laurent-du-Pont fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP001173201
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneSaint-Laurent-du-Pont
DépartementIsère
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

Une visite d'inspection a été effectuée le jour-même par la DREAL.

Il en ressort :

- qu'un transformateur contenant 250 kg de PCB avait été entreposé sur une dalle béton à proximité du local électrique dans un premier temps ;

- ce transformateur avait été ensuite mis en décharge sauvage sur le site ;

- le transformateur a perdu au cours de cette manipulation, la totalité du liquide qu'il contenait ;

- le liquide s'est vraisemblablement répandu sur et dans les terrains mais a pu aussi couler ver le Guiers.

Le rapport de l'inspection des installations classées du 04/06/1988 propose au Préfet d'imposer l'élimination du transformateur et la dépollution du site, et la réalisations d'analyses de PCB dans les sédiments, les mousses aquatiques et la macrofaune.

Par courrier du 17/06/1988, la Préfecture a indiqué au monastère qu'il doit prendre les dispositions nécessaires pour supprimer les risques de pollution crées à savoir :

- d'organiser le stockage des matériaux souillés avant élimination dans un centre agrée ;

- de procéder à des analyses environnementales du site et prendre des mesures de gestion si nécessaires.

Le 14/06/1988, le transformateur est évacué du site par la société SEPROL.

Une première phase de reconnaissance est établit le 15/06/1988 afin d'élaborer le plan d’échantillonnage et la prise des échantillons en divers points.Le 16/06/1988, la première série d'analyses est destinée à reconnaitre l'extension de l'auréole de contamination (sondage n°1 à 9).

En parallèle, la société SERPOL décide d'ouvrir des fouilles et une tranchée en contrebas de la décharge pour vérifier que l'extension de la pollution n'a pas atteint l'aval de la décharge. 9 sondages sont réalisés dans les 3 fouilles, dans le chemin menant à la décharge, dans les remblais de la décharge.

Les résultats montrent :

- que les prélèvements effectués dans les fouilles sous la décharge sont négatifs aux diverses profondeurs ;

- que les prélèvements réalisés sur les remblais de la décharge, le chemin d'accès et la dalle béton sont positifs.

Au vu des résultats, la société SERPOL propose le décaissement de la zone décharge, le chemin d'accès à la décharge et une zone à proximité de la dalle. Le 17/06/1988, une deuxième série d'analyse est réalisée en plusieurs points devant le monastère pour vérifier que la pollution est concentrée uniquement autour de la décharge. D'autres prélèvements sont faits au fur et à mesure de l'avancement des travaux. Les travaux continuent tant que les résultats d'analyses sont positifs. Les terres excavées sont mises en fûts au fur et à mesure de l'avancement des travaux (excavation jusqu'à 1,5 m au droit de la décharge et 1,2 m au niveau de la dalle de stockage).

Des prélèvements sont effectués en fin de chantier pour vérifier que la pollution n'est plus présente :

- au niveau de la décharge, les résultats sont négatifs ;

- au niveau du chemin d'accès (sondages n°37 à 39), les résultats sont négatifs ;

- au niveau de la dalle de stockage (sondages n°43 et 44): une deuxième intervention a été effectuée pour ôter le reste de pollution (du 04/07/1988 au 06/07/1988) ;

- des analyses d'eau ont été effectuées au droit des sources de Currière et de la Fourvoirie et aucun impact n'a été avéré.

Au total, le centre TREDI de Saint-Vulbas a réceptionné :

- 206 fûts ont été remplis de terres impactées, soit environ 40,14 tonnes les 13/12/1988 et 14/12/1988 ;

- un transformateur de 560 kg ;

- 580 kg de masses métalliques diverses souillées au PCB le 05/07/1988.

Le rapport de synthèse des opérations de décontamination a été transmis à l'administration à la fin des travaux.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Saint-Laurent-du-Pont, l'inventaire recense 39 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 sites en instruction. Voir la page de Saint-Laurent-du-Pont.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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