Sols pollués

DECHAMBOUX (Régénération)

La pollution de ce site de La Roche-sur-Foron fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP001161701
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneLa Roche-sur-Foron
DépartementHaute-Savoie
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

Suite à l'arrêt des installations, la société DECHAMBOUX a fait réaliser un premier diagnostic de la pollution du sous-sol en janvier/février 2009. Les résultats des analyses ont mis en évidence des contaminations en solvants chlorés et en hydrocarbures sur l'ensemble du site à des concentrations maximales pour les principaux polluants de 1 200 mg/kg en PCE, 130 mg/kg en TCE, 43 mg/kg en chlorure de vinyle, 3 900 mg/kg en HCT dont 222 mg/kg de fractions volatiles.

Après le démantèlement des bâtiments, le nettoyage, le dégazage et l'élimination des cuves et des canalisations en mars 2009 afin de mettre en sécurité le site, un deuxième diagnostic de sol a confirmé la présence des polluants précités à des teneurs maximales de 400 mg/kg en PCE, 410 mg/kg en TCE, 0,91 mg/kg en chlorure de vinyle, 34 000 mg/kg en HCT dont 1 010 mg/kg de fractions volatiles.

Les travaux de dépollution qui ont suivi ont consisté en l'excavation de 570 T de terres qui ont été envoyées en traitement par désorption thermique dans l'établissement exploité par GRS VALTECH à Saint-Pierre-de-Chandieu. La profondeur des fouilles n'a pas dépassé 2 m pour ne pas déstabiliser les bâtiments voisins.

A l'issue de ces travaux, de nouvelles analyses ont été réalisées montrant une pollution résiduelle à des teneurs maximales de 320 mg/kg en PCE, 210 mg/kg en TCE et 3 400 mg/kg en HCT dont 268 mg/kg de fractions volatiles, le chlorure de vinyle n'ayant pas été détecté.

Les fouilles ont ensuite été remblayées par des terres saines après la pose d'une géomembrane.

Trois piézomètres (2 en amont et un en aval) ont été implantés en janvier 2010, à des profondeurs comprises entre 4,7 et 8 m. Les analyses des carottages obtenus lors de la réalisation de ces ouvrages montrent principalement la présence de TCE (59 mg/kg), de PCE (56 mg/kg) et d'HCT (2 800 mg/kg dont 94 mg/kg de fractions volatiles).

Les 3 campagnes d'analyses des eaux souterraines réalisées après la création de ces ouvrages mettent en évidence des contaminations en :

- cis-1,2-dichloroéthylène (1 200 mg/L en janvier 2010), la situation s'améliore ;

- trans-1,2-dichloroéthylène (65 mg/L en janvier 2010), la situation s'améliore ;

- PCE (150 mg/L en janvier 2010), la situation s'améliore ;

- TCE (1 500 mg/L en janvier 2010), la situation s'améliore ;

- chlorure de vinyle (120 mg/L en janvier 2010), la situation s'améliore ;

- benzène (3,9 mg/L en janvier 2010), la situation s'améliore ;

- benzo(a)pyrène (0,15 µg/L en janvier 2010), la situation reste stable ;

- somme 4 HAP (0,92 µg/L en janvier 2010), la situation s'améliore ;

- somme 6 HAP (1,67 µg/L en janvier 2010), la situation s'améliore ;

- HCT (6,2 mg/L en janvier 2010), la situation reste stable.

L'arrêté préfectoral du 22 avril 2013 impose à l'exploitant de réaliser :

- un diagnostic approfondi des milieux permettant de circonscrire les différentes pollutions constatées ;

- des investigations à l'extérieur du site afin de caractériser l'état des milieux et de s'assurer de leur compatibilité avec leurs usages constatés ou prévus ;

- un mémoire de réhabilitation ;

- une surveillance semestrielle de la qualité des eaux souterraines sur les paramètres suivants : HCT, HAP, COHV, PCB, BTEX et métaux (arsenic, cadmium, chrome, cuivre, mercure, plomb, nickel, zinc).

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À La Roche-sur-Foron, l'inventaire recense 79 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 sites en instruction. Voir la page de La Roche-sur-Foron.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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