SARENO
La pollution de ce site de Saint-Pierre-d'Albigny fait l'objet d'une instruction clôturée par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP001141801 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Saint-Pierre-d'Albigny |
| Département | Savoie |
| Instruction | Clôturée |
| Fin d'instruction | 2017/05/05 00:00:00 |
Ce que l'État en dit
Des sondages ont été réalisés dans les sols, par le bureau d'études ANTEA, en janvier 2008.
- 3 sondages de 2 m de profondeur ont été réalisés entre les bennes à déchets et la cuve de sans plomb (SC1, SC2, SC8)
- 1 sondage à 1,5 m a été réalisé devant l'aire de brûlage (SC3)
- 1 sondage de 2 m a été réalisé à proximité de la cuve à huiles usagées (SC4)
- 2 sondages de 3 m (SC5, SC6) et un sondage de 4 m (SC7) ont été réalisés à l'est des cuves de carburant.
Les résultats des analyses montrent au droit de SC1 des teneurs en plomb (580 mg/kg) et en zinc (270 mg/kg) supérieures aux valeurs du fond géochimique (moyenne départementale de la Savoie, d'après la base de données du BRGM). Ces anomalies sont ponctuelles et localisées dans l'ancienne zone de stockage des déchets. Toujours au droit de SC1, entre 1 et 2 m de profondeur, les hydrocarbures totaux (9 300 mg/kg) et des traces de composés aromatiques volatils sont mis en évidence au niveau de l'ancienne cuve de super sans plomb (aujourd'hui retirée). Cette anomalie est retrouvée avec une plus faible concentration en SC8 (1 400 mg/kg) situé plus à l'est.
Dans son courrier du 9 septembre 2010 aux établissements DUVERNEY, repreneur du site, l'inspecteur des installations classées transmet ses observations quant au dossier de cessation transmis par SARENO par courrier du 24 mai 2010.
Il précise que le terrain doit faire l'objet d'une réhabilitation minimale compatible avec les intérêts protégés par l'article L.511-1 du code de l'environnement, et qu'en l'état actuel, les teneurs relevées en plomb, zinc sur SC1 et en hydrocarbures sur SC1 et SC8 ne sont pas acceptables et qu'un plan de gestion comportant au minimum l'évacuation des points chauds doit être établi et mis en application.
Suite au courrier du 9 septembre 2010, l'exploitant a transmis:
-le rapport d’investigations de pollution de sols et plan de gestion simplifié du 10 avril 2014, réalisé par le bureau ENVISOL
-le rapport définitif de travaux de dépollution du 9 septembre 2014, réalisé par le bureau ENVISOL
Après l’excavation d’environ 100 tonnes de terres impactées, les analyses effectuées en fin de travaux montrent des teneurs résiduelles de 877 mg/kg en hydrocarbures totaux. Une analyse de risques résiduels menée suite aux travaux a permis au bureau ENVISOL de conclure à la compatibilité de l’état résiduel des terrains avec un usage futur industriel identique à l’usage précédent: les teneurs résiduelles en HCT ne génèrent pas de risques inacceptables pour la santé des adultes travaillant sur le site (rapport du 09/09/14).
Cependant, les eaux superficielles et souterraines n’ont pas fait l’objet de recherches, l’étude considérant qu’elles ne seraient pas concernées par une pollution au droit du site. Un transfert de pollution vers la nappe est écarté selon le bureau ENVISOL, car les teneurs en HCT sont importantes jusqu’à 2 mètres et diminuent à partir de 3 mètres (rapport du 10/04/14).
Il est demandé à l'exploitant de:
-mesurer les teneurs résiduelles en plomb dans les zones excavées et,
-mettre en œuvre au moins une campagne de contrôle de la qualité des eaux superficielles (analyses de l’eau de l’étang) et des eaux souterraines car les données sont insuffisantes dans les rapports transmis. Ce milieu peut être potentiellement impacté.
Par courrier du 12 février 2015, l'exploitant a transmis :
- le rapport définitif de travaux de dépollution mis à jour (du 24/11/2014)
- le rapport définitif de mise en place d'un réseau piézométrique (du 04/02/2015)
La concentration résiduelle en plomb, au droit de la zone excavée, est de 36 mg/kg.
Les mesures au niveau des piézomètres montrent :
-des teneurs en arsenic au droit de Pz1 et Pz2 (en aval) de 40.5 et 17.9 µg/l
-l’absence d’impact en HCT, BTEX et HAP sur la qualité des eaux souterraines.
Les concentrations en arsenic seraient liées à la mauvaise qualité du remblais d'après le bureau d'étude.
Une nouvelle campagne de mesures des eaux souterraines et superficielles (étang en bordure du site) a eu lieu en octobre 2015. Les résultats ne font pas apparaître d'anomalies.
l'inspection des installations classées a procédé à une visite du site le 3 mai 2016. Les fouilles ont été rebouchées avec des matériaux sains (justificatifs de provenance présentés) et une dalle bétonnée a été mise en place.
En conclusion l'exploitant a satisfait aux dispositions réglementaires et il n'apparaît pas nécessaire de poursuivre une surveillance environnementale.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Saint-Pierre-d'Albigny, l'inventaire recense 19 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de Saint-Pierre-d'Albigny.
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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