Sols pollués

TOTAL RAFFINAGE MARKETING - Relais d'Ozon

La pollution de ce site de Saint-Symphorien-d'Ozon fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP001134701
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneSaint-Symphorien-d'Ozon
DépartementRhône
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

Lors de la découverte de la pollution en avril 2010, 49,86 tonnes de terres ont été excavées, triées et envoyées en centre de traitement agrée.

Un diagnostic des sols et des eaux souterraines en mai et juin 2010 a été réalisé.

Du 01/06/2010 au 04/06/2010, 25 sondages ont été réalisés au droit de la station service.

Les hydrocarbures ont été mesurés en chaque point (C5-C10 et C10-C40), et les BTEX pour une majorité des points de sondages :

- jusqu'à 2 686 mg/kg d'hydrocarbures C5-C10 au droit de S3 ;

- jusqu'à 8 693 mg/kg d'hydrocarbures C10-C40 au droit de S3 ;

- jusqu'à 3,28 mg/kg de benzène au droit de S4 ;

- jusqu'à 7,29 mg/kg de toluène au droit de S3 ;

- jusqu'à 41,86 mg/kg d'éthyltoluène au droit de S3 ;

- jusqu'à 132,12 mg/kg de xylènes au droit de S3.

Les résultats mettent en évidence des pollutions en hydrocarbures et en BTEX, avec 2 zones de pollutions principales : une zone d'environ 30 m x 30 m autour des cuves de stockage de gazoil, et une zone d'environ 15 m x 30 m au niveau de la distribution.

Ces pollutions sont principalement en hydrocarbures totaux (concentration maximale mesurée : 11 379 mg/kg) et en xylènes totaux (concentration maximale mesurée : 132 mg/kg).

Au niveau des eaux souterraines, 5 piézomètres ont été posés, 2 en amont (PZ1 et PZ4), 2 au droit de la source de contamination (PZ2 et PZ5) et un en aval (PZ3).

Au niveau des piézomètres amont, ni les hydrocarbures ni les BTEX ne sont détectés.

Il n'y a donc pas de contamination de la nappe provenant de l'amont du site.

Au niveau des piézomètres PZ2 et PZ5, situés au respectivement en positon latérale et au droit de la source de contamination, des hydrocarbures en phase libre sont détectés (3 cm en PZ2 et 4 cm en PZ5).

Au niveau de PZ3, des concentrations très importantes sont mesurées pour les :

- hydrocarbures C5-C10 : 3 412 µg/L ;

- hydrocarbures C10-C40 : 122 000 µg/l ;

- benzène : 47,1 µg/L ;

- toluène : 24,77 µg/L ;

- éthylbenzène : 16,89 µg/L ;

- xylènes : 1 500 µg/L.

Au regard de l'impact fort sur la nappe phréatique mis en évidence, l'exploitant a programmé immédiatement une enquête de voisinage, afin de recenser les puits privés, agricoles et industriels, ainsi que les eaux superficielles autour de la station service.

Lors de cette enquête, le bureau d'études SERPOL a mis en évidence des irisations au niveau du ruisseau situé à moins de 100 mètres en aval du site.

Une mise en sécurité hydraulique au niveau du ruisseau a été réalisée par SERPOL (récupération des irisations par feuilles absorbantes et mise en place de boudins absorbants).

Des prélèvements d'eau ont été réalisés (pas d'hydrocarbures ni de BTEX détectés) et des prélèvements de sols au niveau des berges (l'exploitant a déclaré que les résultats montraient l'absence d'impact).

De plus, les résultats d'analyses réalisées sur 11 puits situés autour du site, et en aval hydraulique pour la plupart, ont été communiqués lors de la visite d'inspection du 05/07/2010.

Aucun impact n'a été détecté dans ces différents puits, ni en hydrocarbures, ni en BTEX.

Enfin, un contrôle d'étanchéité des infrastructures pétrolières a été réalisé. Lors de ce contrôle, un défaut d'étanchéité a été mis en évidence au niveau d'une canalisation de SP98, entre la cuve et l'ilot central de distribution. Les pompes de distribution correspondantes ont été mises hors service, dans l'attente de la mise en place d'actions correctives.

Le rapport de l'inspection des installations classées du 15/07/2010 propose au Préfet du Rhône, la mise en place de dispositifs de traitement de cette pollution en urgence, afin de limiter au maximum la migration des composés vers la nappe phréatique hors site.

L'arrêté préfectoral a été émis le 29/07/2010.

Une unité de traitement des eaux souterraines (pompage/écrémage) a été installée du 20/07/2010 au 19/08/2010.

Les travaux d'installation ont consisté en la réalisation d'une tranchée drainante, avec 8 puits de pompage.

Trois piézomètres complémentaires ont également été installés afin de compléter le réseau de surveillance de la nappe.

Le démarrage de l'installation est effectif depuis le 01/09/2010.

Un suivi environnemental des terres excavées lors de la pose du réseau d'assainissement sous la voirie a été effectuée du 11/10/2010 au 25/10/2010.

165 tonnes de terres polluées ont été évacuées vers le biocentre de Biogénie à Château-Gaillard.

Les mesures post-excavations ont montrées la présence d'hydrocarbures C10-C40 jusqu'à 3 000 mg/kg dans les terres laissées sur place au niveau des fronts de fouille.

Un suivi de la qualité et du traitement des eaux souterraines est effectué depuis août 2010.

Le suivi de la qualité des eaux est effectuée sur les ouvrages PZ1 (amont station-service), PZ3 (amont tranchée drainante), PZ6bis (amont tranchée drainante), PZ7 (aval tranchée drainante), PZ8 (aval station-service) et PZ9 (proximité ancienne cuve 30 m3 SP98).

Le dispositif mis en place a permis la récupération de 69 L d'hydrocarbures en phase pure et le traitement de 205 870 m3 d'eaux depuis août 2010.

Les analyses réalisées mensuellement en rejet de l'unité indiquent des teneurs inférieures aux valeurs seuil depuis le début du traitement.

Des travaux de modernisation ont été réalisés sur le site et un suivi a été effectué du 08/09/2011 au 16/11/2011.

Toutes les infrastructures pétrolières, hormis les deux séparateurs piste et le séparateur lavage, ont été démantelées.

Deux nouveaux réservoirs de 60 m3 ont été installés à proximité de la distribution.

La piste de distribution en pavés autobloquants a été détruite et remplacée par une dalle béton.

2 663,22 tonnes de terres polluées on été évacuées vers le biocentre de Biogénie à Château-Gaillard.

Des analyses en front et fond de fouilles ont été réalisées sur les terres polluées restées en place :

- en front de fouille de l'ancien parc à cuves, 640 mg/kg d'hydrocarbures C5-C10, des teneurs entre 2 054 et 4 884 mg/kg d'hydrocarbures C10-C40, de l'éthylbenzène de 7,55 à 24,91 mg/kg et du xylènes entre 8,89 et 87,54 mg/kg ont été décelés ;

- en fond de fouille, une teneur en C10-C40 a été trouvée à 2 533 mg/kg et en xylènes à 23,81 mg/kg.

Une Évaluation Quantitative des Risques Sanitaires (EQRS) a été réalisée après les travaux.

Elle conclut à l'absence de risque sur site et hors site.

Toutefois, le dispositif de traitement par confinement hydraulique est à maintenir en l'état actuel.

Le suivi du traitement et de la qualité des eaux souterraines du 05/09/2011 au 28/05/2012 conclut :

- 69 L d'hydrocarbures ont été récupérés et environ 338 384 m3 d'eaux souillées en hydrocarbures et BTEX dissous ont été traitées ;

- le nombre de pompes écrémeuses a été réduit de 6 à 3, au vu de l'absence de flottant depuis août 2011 au droit des puits P5, P8 et P2 puis P5, P8 et P9 à partir d'avril 2012.

Au niveau des eaux souterraines, les prélèvements se font au droit de PZ1, PZ3, PZ6bis, PZ7, PZ8 et P9 :

- aucune anomalie en hydrocarbures et BTEX n'est décelé en amont hydraulique (PZ1) depuis août 2010 ;

- 30 µg/L de benzène depuis novembre, puis entre 60 et 90 µg/L d'hydrocarbures C5-C10, 228 µg/L C10-C40, 1,2 µg/l de toluène, 16,9 µg/L d'éthylbenzène et 15,1 µg/L de xylènes lors de la dernière campagne en mai 2012, au droit de P9 ;

- des teneurs à proximité de la tranchée drainante inférieures aux seuils de quantification du laboratoire depuis février 2011 pour PZ7 ;

- des teneurs à proximité de la tranchée drainante inférieures aux seuils de quantification du laboratoire depuis novembre 2011 pour PZ6 bis excepté lors de la dernière campagne, avec 156 µg/L d'hydrocarbures C10-C40 ;

- baisse globale des teneurs en composés dissous en aval du site (PZ8) exceptée une légère hausse des teneurs en benzène (1,91 µg/L) et en hydrocarbures dissous.

Le bureau d'études recommande la mise en place de courtes phases d'arrêt de pompage de l'ordre de 2 à 4 h par jour, pour permettre de recréer les conditions favorables à la remobilisation des composés, observées lors des niveaux hauts en mai 2012.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Saint-Symphorien-d'Ozon, l'inventaire recense 41 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de Saint-Symphorien-d'Ozon.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

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