Sols pollués

AIRE DU HAUT FOREZ NORD - A 72

La pollution de ce site de Les Salles fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP001127201
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneLes Salles
DépartementLoire
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

Total Raffinage Marketing a mandaté SERPOL pour réaliser un diagnostic des sols sur la station service Relais du Haut Forez, cette étude environnementale du sous-sol s'inscrit dans le cadre du renouvellement des contrats de stations service sur réseau autoroutier.

Entre août et octobre 2008, une étude hydrogéologique et une campagne d'installation de piézomètres ont été menées. 4 piézomètres (Pz1 à Pz4) ont été mis en place à 12 m de profondeur. Des venues d'eau ont été constatées entre 3 et 4 m de profondeur (il semblerait qu'il ne s'agisse pas d'une nappe d'eau au sens strict). Un sens d'écoulement des eaux souterraines est orienté vers le Sud-Est.

En juillet 2009, une étude historique du site est faite qui ne note aucun incident ni accident sur le site.

En juin 2010, un diagnostic des sols et des eaux souterraines est réalisé par SERPOL. 15 sondages sont réalisés entre 3 et 6 m de profondeur. Les mesures sur site et les résultats d'analyses ont mis en évidence l'absence d'hydrocarbures volatils au droit des zones investiguées et l'absence d'anomalies pour les hydrocarbures et les BTEX pour tous les échantillons analysés. En revanche, en ce qui concerne les eaux souterraines, un fort impact en BTEX et en hydrocarbures dans Pz1, situé en aval hydraulique des installations pétrolières, a été constaté. Une recherche de source de pollution a alors été effectuée. Une fuite a été localisée au niveau de l'aspiration, entre le manifold et les volucompteurs 7 et 8. La date de début de fuite n’est pas connue. Toutefois, on constate l'arrivée significative de produit entre mai 2009 et novembre 2009.

En septembre 2010, une mise en place de deux piézomètres complémentaires (Pz5 et Pz6) est faite en aval hydraulique, éloignés des installations pétrolières et du piézomètre Pz1. En novembre 2010, ce sont 4 piézomètres supplémentaires qui sont mis en place (Pz7 à Pz10) entre 7,8 et 12 m de profondeur autour du parc à cuve, en amont des piézomètres impactés.

Un suivi de nappe est effectué en août et septembre 2010 qui confirme l'impact en hydrocarbures sur Pz1 et indique l’apparition d'un impact en hydrocarbures et en Benzène dissous en Pz5 et Pz6 ainsi qu'un léger impact en Benzène en Pz4 et Pz2.

Un suivi de qualité des eaux souterraines est effectué en novembre 2011. Cette campagne a confirmé les résultats d'août et septembre 2010 et a mis en évidence un risque potentiel pour les usagers des eaux superficielles en l'état et à la date de réalisation des investigations.

Les travaux d'installation du dispositif de dépollution ont commencé le 9 mai 2011. Les objectifs du traitement étaient d'une part la mise en sécurité du site par confinement hydraulique afin de stopper la migration et de protéger les eaux superficielles en aval hydraulique et, d'autre part, la biodégradation du panache d'hydrocarbures dissous retrouvés en aval hydraulique du site, via injection de peroxyde d'hydrogène dilué.

Les suivis trimestriels de la qualité des eaux souterraines, d'avril 2011 à avril 2012, ont montré une baisse continue des anomalies.

Un dossier de suivi du traitement in situ du 01/05/12 au 31/08/12 et de suivi de la qualité des eaux souterraines a été établi par SERPOL en septembre 2012.

Il est noté la présence d'un panache de pollution dissoute en benzène en aval de la zone de fuite. Les teneurs sont en baisse depuis le début du traitement mis en place en mai 2011. Il est constaté, depuis 3 suivis consécutifs, des teneurs en hydrocarbures inférieures aux valeurs réglementaires.

L’extension de ce panache est limité en aval du site par la barrière de bio-stimulation et latéralement à l’est par Pz14 et à l’Ouest par Pz6 au droit desquels les teneurs sont inférieures ou proches des seuils de détection du laboratoire.

Le schéma conceptuel mis à jour indique l'absence de risque lié à cette station service en activité compte tenu de l'absence de transfert vers l'aval hors site.

Compte tenu de ces résultats, les recommandations émises dans ce rapport sont :

- le maintien du traitement des eaux souterraines avec un contrôle bimensuel de l'unité,

- la poursuite de la surveillance de la qualité des eaux souterraines à fréquence trimestrielle.

La station-service est toujours en activité et est exploitée actuellement par SHELL.

L’inspection, dans son rapport du 31 décembre 2015, indique que les analyses des sols aux abords de l’origine des fuites n’ont pas révélé de contamination notable de ceux-ci. Les produits déversés, de type essences et additifs peu adsorbables par les sols, ne sont présents que dans les eaux souterraines, dans des quantités qui ne génèrent pas de risque sanitaire. Dans ces conditions, et pour autant que les analyses à venir confirment les tendances déjà observées, il ne semble pas nécessaire d’engager un traitement sur site.

Cependant, compte tenu d’une contamination hors site avérée, la surveillance des eaux souterraines doit être poursuivie avec une fréquence trimestrielle.

L’objectif de cette surveillance est :

- de vérifier par la surveillance aval que la contamination en aval de l’espace concédé (emprise autoroutière) n’atteint pas des valeurs mettant en danger les intérêts défendus par l’article L511-1 du code de l’environnement,

- de se préparer à anticiper, par la surveillance des points situés au sud de l’autoroute, une éventuelle arrivée massive de polluants vers la limite aval de l’emprise autoroutière.

- de constater, par le suivi des ouvrages en limite du périmètre de l’exploitation, l’atténuation puis l’arrêt de la contamination hors site.

Toutefois, si le suivi de la qualité des eaux souterraines montre un dépassement des valeurs de référence, il conviendra d’envisager une nouvelle recherche et un traitement de la source ou la remise en place d’une barrière hydraulique.

Ces dispositions sont reprises dans l’arrêté de prescriptions complémentaires signé le 28 avril 2016.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Les Salles, l'inventaire recense 7 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols et 1 site en instruction. Voir la page de Les Salles.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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