Sols pollués

INTERMARCHE

La pollution de ce site de Baillargues fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP001123101
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneBaillargues
DépartementHérault
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

Suite à une visite de l'inspection des installations classées réalisée en 2011, il a été demandé à l'exploitant de réaliser une étude hydrogéologique et d'implanter le cas échéant les piézomètres nécessaires. 3 piézomètres (Pz1, Pz2 et Pz3) ont été implantés en décembre 2011.

Les résultats d'analyses du 09/12/2011 ont montré une pollution significative en aval de la station-service en hydrocarbures et BTEX au droit de Pz2 et Pz3. L'inspection des installations classées a demandé la vérification de l'étanchéité des cuves et tuyauteries, la réalisation d'une nouvelle campagne de mesures dans les piézomètres afin de connaître l'évolution de la pollution et une étude historique du site.

Par courrier du 22/08/2012, l'inspection des installations classées a demandé à l'exploitant d'expliquer les causes de cette pollution (détermination de la zone source), de mettre en œuvre les actions correctives nécessaires pour stopper toute fuite éventuelle à l'origine de cette pollution (mesures de gestion). En janvier 2013 la station service a fait l'objet d'un investissement important pour sa rénovation et mises aux normes.

Un courrier de la DREAL fin 2014 demande :

- un passage à des analyses bimestrielles,

- à ce que les niveaux de nappe au droit des piézomètres soit correctement nivelés au niveau NGF pour vérifier les sens d'écoulement,

- les actions faites, prévues ou envisagées pour réduire les teneurs assorties d'une analyse critique des résultats d'analyses.

En réponse, une campagne de diagnostic des sols et eaux souterraines a permis de définir :

• une contamination des sols au gazole (HC C10-C40, BTEX) entre 3 et 4,5 m (ancienne cuve gazole de 1994) au niveau des cuves de stockage enterrées,

• une contamination mixte « essence/gazole » (HC C10-C40, BTEX) des sols entre 3 et 4,5 mètres de profondeur en aval station probablement liée à une fuite des anciennes cuves, des canalisations de carburants au sud de l’aire de distribution et à l’effet de battement de la nappe,

• des contaminations de surface au gazole et/ou essence (HC C10-C40, BTEX) proche de l’aire de distribution, liées aux activités de surface et à l’infiltration des eaux de ruissellement de la zone,

• une contamination des eaux souterraines en aval station (HC C10-C40, BTEX, HAP).

A la demande de l’inspection, l’exploitant a réalisé par la suite un bilan coûts/avantages des techniques possibles de réhabilitation et une étude d’interprétation des milieux (IEM) qui conclut à une absence d’impact sur les cibles situées en aval hydraulique de la pollution.

Le procédé retenu pour la réhabilitation est un traitement in situ des eaux souterraines par extraction multi-phase (pompage simultané des gaz du sol, des eaux de la nappe et des hydrocarbures surnageants).

L’unité de traitement a démarré en janvier 2018 (9 ouvrages de pompage, 2 puits de réinjection) ; un dispositif de surveillance constitué de 3 piézomètres a permis de suivre son efficacité.

Ce suivi (15 prélèvements dont 9 après la mise en place des mesures de gestion) a fait apparaître une baisse générale des teneurs, décroissance particulièrement prononcée pour les paramètres HCT C10-C40 et BTEX. Pour ces 2 composés, une stabilisation des teneurs est apparu suite à une forte décroissance des concentrations ; cette stabilisation pouvant laisser envisager l’atteinte des limites techniques du traitement.

Aussi à la demande de l'exploitant, le procédé a été mis à l’arrêt en avril 2019 afin de procéder à un test d’arrêt de 3 mois et vérifier l’apparition d’un éventuel « effet rebond ».

Le bilan des 15 mois de traitement est le suivant :

• 247 m³ d’eaux ont été traitées,

• 85 m³ d’eaux ont été réinjectées,

• 0,4 kg d’hydrocarbures C5-C40 dont 0,2 kg de BTEX ont été fixés par le charbon actif traitant le compartiment « eaux »,

• 150 à 180 kg d’hydrocarbures volatils ont été fixés sur le charbon actif traitant le compartiment « air ».

Les résultats de suivi de la qualité des eaux pendant le test d’arrêt ont confirmé la baisse des teneurs en HCT C10-C40, BTEX et HAP, aucun effet rebond n’étant mis en évidence.

Au vu des l'ensemble de ces résultats, l'inspection des installations classées considère que l'exploitant a satisfait à ses obligations au titre de la protection de l'environnement, sous réserve d'anomalies non visibles actuellement ou de désordres, non prévisibles aujourd’hui, liés à cet évènement et qui se manifesteraient dans le futur.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Baillargues, l'inventaire recense 6 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de Baillargues.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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