TOTAL RAFFINAGE MARKETING (Autun)
La pollution de ce site de Autun fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.
Ce que le registre enregistre
| Identifiant du site | SSP001113301 |
|---|---|
| Statut | site dont la pollution est instruite par l'État |
| Commune | Autun |
| Département | Saône-et-Loire |
| Instruction | En cours |
Ce que l'État en dit
► DIAGNOSTIC ENVIRONNEMENTAL, TRAVAUX
Une première pollution des sols avait été repérée au droit du site en mai 2005, suite à la détection d'un défaut d'étanchéité sur une cuve enterrée d'huiles usagées. Une contamination par ces hydrocarbures avait été diagnostiquée au cours des travaux de démantèlement de la cuve défectueuse, les 22 et 23 septembre 2005. Il avait alors été procédé à l'excavation pour traitement hors site des terres contaminées, à l'exception de sols inaccessibles sous la zone de distribution de carburants, et de terres impactées en fond de fouilles à environ 3,1 mètres de profondeur.
En mars 2006 suite à ces travaux de dépollution, un rapport de diagnostic complet des sols faisait état d'un impact résiduel par hydrocarbures C10-C40 à des teneurs inférieures aux valeurs de référence, au sein d'une zone d'extension réduite ; il était alors conclu à l'absence de risques.
Dans le cadre de la découverte, à la fin du mois de décembre 2006, d'une fuite de 800 à 1000 litres de Supercarburant 98 au niveau d'un volucompteur multiproduits, une étude environnementale des sols a été initiée par TOTAL France.
Les investigations réalisées en janvier-février 2007 suite à l'incident se sont focalisées autour du volucompteur incriminé :
- diagnostic en urgence (reconnaissance manuelle à 3 mètres de profondeur) ;
- diagnostic complémentaire (approfondissement à 12 mètres du sondage manuel, réalisation de sondages et installation d'un piézomètre à 10.5 mètres de profondeur entre le point de pollution et le ruisseau) ;
- suivi de la qualité des eaux souterraines sur le piézomètre sus-visé, et de l'air ambiant dans la boutique.
Un compte-rendu de ces investigations a été transmis au mois de juin 2007.
Les analyses en laboratoire et mesures sur site ont mis en évidence :
- pour les sols, la présence d'hydrocarbures volatils dans les interstices des sols, la présence d'un impact ponctuel en BTEX (benzène, toluène, éthylbenzène et xylènes), et l'absence d'impact en hydrocarbures totaux ;
- pour les eaux souterraines, l'absence d'impact significatif en hydrocarbures totaux et BTEX (teneurs inférieures au seuil de référence pris en compte dans l'étude) ;
- pour l'air ambiant, l'absence d'impact en hydrocarbures volatils et BTEX.
L'étude de diagnostic sus-visée concluait à un risque réduit, en raison de la présence d'une unique source ponctuelle d'extension déterminée dans les sols, et de voies de transfert limitées via les sols ou les eaux souterraines. Le bureau d'études en charge du diagnostic recommandait à ce titre la surveillance des eaux souterraines et superficielles, et l'excavation des terres polluées à l'occasion de travaux.
► SURVEILLANCE
Un suivi de la qualité des eaux souterraines a été mis en place en 2007 afin de caractériser l'évolution des teneurs en polluants et pouvoir détecter toute migration de la pollution hors site. Après des campagnes de prélèvements et analyses en janvier 2007, février 2007 puis août 2009, le bilan de ce suivi transmis en septembre 2009 ne fait état d'aucun impact significatif dans les eaux souterraines et superficielles au droit du site et en aval hydrologique. Le bureau d'études en charge du suivi a de ce fait suggéré l'arrêt de la surveillance.
En réponse à une demande de l'inspection des installations classées en date du 25 mars 2010, l'exploitant a confirmé en juin 2010 le maintien de la surveillance annuelle des eaux souterraines, avec notamment la quantification des HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques), jusqu'à ce que les sources et voies de transfert des pollutions soient inactives.
La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.
Ce que cela ne prouve pas
Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.
Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.
Ce qui est recensé sur la même commune
À Autun, l'inventaire recense 164 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 2 sites en instruction. Voir la page de Autun.
- FONDERIE D'AUTUN — site dont la pollution est instruite par l'État
Un rapport daté sur cette entité
Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.
Ce que contient le rapport
- ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
- ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
- l'historique de nos captures pour ce site
- la citation exacte : source, licence, date, URL
Prix : 19 € / entité
Ce que le rapport n'est PAS
Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.
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