Sols pollués

THEVENIN DUCROT DISTRIBUTION

La pollution de ce site de Charlieu fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP001113001
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneCharlieu
DépartementLoire
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

Rapport de diagnostic de sols EnvirEauSol d’août 2005 :

Ce diagnostic de sols a été réalisé dans le cadre de la fermeture et du démantèlement des installations du dépôt pétrolier, immédiatement après l’arrêt de son activité.

Les résultats des investigations ont montré des dépassements de la VDSS pour les hydrocarbures C10-C40 en vigueur à l’époque, mettant en évidence au niveau des sols :

- une contamination avérée en hydrocarbures C10-C40 au droit de la cuve compartimentée de 50 m3

- des anomalies organoleptiques corrélées à des anomalies analytiques en hydrocarbures C10-C40 au sud-est de la fosse, au niveau du volucompteur au nord-ouest du site et au niveau de l’ancien séparateur.

Au vu des concentrations constatées en hydrocarbures C10-C40 et corrélées à des anomalies organoleptiques, EnvirEauSol préconise l’excavation des terres polluées au droit de la cuve compartimentée de 50 m3, du volucompteur et de l’ancien séparateur lors des travaux de démantèlement du dépôt pétrolier.

Rapport de réhabilitation du dépôt par la société LISEC de novembre 2005 :

Ces travaux font suite au rapport de diagnostic de sols d’août 2005.

Les 2 cuves enterrées de 50 m3 et 40 m3, les volucompteurs, les pompes, le séparateur et les réseaux d’hydrocarbures enterrés ont été démantelés et évacués en septembre 2005.

Les travaux de réhabilitation se sont déroulés en octobre 2005 et ont consisté en l’excavation et l’évacuation en centre de traitement de 200 tonnes environ de terres polluées. Le seuil de dépollution a été fixé à la valeur de l’ancienne VDSS pour les hydrocarbures C10-C40 soit 2 500 mg/kg MS.

5 fouilles ont été réalisées, implantées selon les informations du diagnostic de sols.

L’ensemble des fouilles a été validé à l’exception du fond de la fouille 4 à 2,3 m de profondeur avec une contamination résiduelle en hydrocarbures C10-C40 de 11 900 mg/kg MS. Cette contamination a été laissée en place en raison de la présence d’une ancienne canalisation d’eaux usées en briques à priori encore utilisée.

Les échantillons justificatifs des bords des fouilles présentaient des concentrations en hydrocarbures C10-C40 comprises entre la limite de détection et 176 mg / kg MS excepté sur la paroi nord de la fouille F2 où la concentration s’élève à 703 mg / kg MS.

Aucune information n’est fournie au sujet des eaux souterraines.

Sur la base de ces éléments, la société LISEC a conclu à la réhabilitation du site.

Rapport de mise en place de piézomètres et de prélèvements d’eaux par la société LISEC d’octobre 2006 :

Ces travaux réalisés en octobre 2006 font suite à une demande de la société Thévenin & Ducrot Distribution. Ils ont consisté dans la mise en place sur le site de 3 piézomètres à 6 m de profondeur, 2 en position amont et 1 en aval, accompagnés de prélèvements d’eaux souterraines et d’analyses en hydrocarbures C10-C40.

Selon la société LISEC, le niveau statique de la nappe se trouvait entre 1,5 et 2 m de profondeur et le sens d’écoulement était orienté du nord vers le sud.

Les résultats d’analyses ont montré que le piézomètre PZ3 était impacté avec une concentration en hydrocarbures C10-C40 de 24,4 mg/L, supérieure à la VCI « usage non sensible » en vigueur à l’époque (1 mg/L). Les piézomètres PZ1 et PZ2 montraient des concentrations en hydrocarbures C10-C40 inférieures à la limite de détection.

La société LISEC a conclu que cette contamination des eaux pouvait être liée aux terres polluées laissées en place lors des travaux de réhabilitation d’octobre 2005 et a préconisé la réalisation d’une EDR Santé en raison des risques sanitaires potentiels encourus par les usagers du site.

Rapport de diagnostic complémentaire de l’état de pollution du site par la société SERAPIS de février 2008 :

Cette intervention fait suite à l’Arrêté Préfectoral du 25 mai 2007 demandant à la société Thévenin & Ducrot Distribution de réaliser une étude complète de la pollution engendrée par le dépôt pétrolier en dehors du site et de proposer un plan de gestion conduisant à la préconisation de travaux de remédiation. La mise en surveillance immédiate du site est également exigée.

Le diagnostic complémentaire réalisé en octobre et novembre 2007 par la société SERAPIS a concerné la partie ouest du site. Il a consisté en la réalisation de 3 sondages P1, P2 et P3 et la mise en place de 4 piézomètres PZ4 à PZ6 et PZ8 entre la fosse maçonnée de l’ancienne cuve de 50 m3 et la limite ouest du site. Un piézomètre extérieur au site (PZ7) a également été implanté à l’aval hydraulique. Des prélèvements de sols accompagnés d’analyses en hydrocarbures C10-C40 ont été réalisés sur tous les ouvrages.

Les résultats d’analyses en hydrocarbures C10-C40 sur les sols ont montré des concentrations comprises entre 14 et 35 000 mg/kg MS entre 0,0 et 4,0 m de profondeur, le point le plus impacté étant PZ5 entre 1,0 et 2,0 m de profondeur. Ces résultats sont reportés sur l’annexe 2.

Selon la société SERAPIS, le niveau statique de la nappe se trouvait entre 1,5 et 2,0 m de profondeur et le sens d’écoulement était orienté du nord-est vers le sud-ouest en dehors du site, et du nord-ouest vers le sud-est au droit du site. Le sens d’écoulement au droit du site était perturbé par la présence de 10 à 120 cm de flottant au droit des piézomètres PZ3 à PZ6.

Les résultats d’analyses en hydrocarbures C10-C40 sur les eaux ont mis en évidence avec des concentrations comprises entre 1,6 et 2 000 mg/l MS (supérieures à la Valeur seuil «eaux brutes» : 1 mg/l) au droit des piézomètres PZ3 et PZ5 à PZ7.

Sur la base de ces éléments, la société SERAPIS a conclu que la source de pollution constatée en octobre 2006 au droit du PZ3 a été localisée et caractérisée. Elle est composée :

- d’une source-sol de contamination par les hydrocarbures C10-C40 de type fioul dégradé, d’un volume d’environ 250 m3 ;

- d’une source de contamination dans les eaux souterraines constituée d’une couche de flottant pouvant atteindre 1,2 m d’épaisseur.

La société SERAPIS a préconisé d’une part la réalisation d’un plan de gestion pour traiter cette pollution et rendre compatible l’usage sensible du site (habitation et activités tertiaires) avec l’état de pollution du sol, et d’autre part la poursuite de la surveillance des eaux souterraines pendant la période de préparation de ces travaux.

Schéma conceptuel et plan de gestion par la société SERAPIS de mai 2008 :

La société SERAPIS a réalisé deux schémas conceptuels, l’un en basses eaux et l’autre en hautes eaux. Ces derniers indiquaient notamment que la canalisation d’eaux pluviales longeant le boulevard Thiers « drainait » ou « alimentait » la nappe alluviale du Sornin en fonction de la période.

La société SERAPIS a élaboré un plan de gestion dans lequel elle recommande des actions de traitement à réaliser dans l’ordre suivant :

- Action 1 : écrémer le flottant pendant 1 mois et limiter la diffusion à l’extérieur du site par la pose de 4 puits de pompage de diamètre 400 mm équipés d’écrémeuses au droit de la zone impactée par le flottant,

- Action 2 : éliminer la source sol d’hydrocarbures à l’ouest de la fosse maçonnée de l’ancienne cuve de 50 m3, en prenant un seuil de dépollution de 400 mg/kg MS,

- Action 3 : excaver les sols contaminés sur le domaine public jusqu’à la canalisation eaux pluviales de 1000 mm, après obtention d’une autorisation municipale,

- Action 4 : excaver les sols dans le terrain voisin au sud du site, après obtention d’une autorisation du propriétaire,

- Action 5 : évacuer les terres polluées en flux tendu vers un centre de traitement par désorption thermique ou un centre de stockage des déchets ultimes de classe 2.

Rapport de contrôle de la qualité des eaux par la société SERAPIS de mars 2009 :

L'intervention a consisté en des prélèvements et analyses en hydrocarbures C10-C40 sur les échantillons d’eaux souterraines issus des 8 piézomètres de surveillance du site (7 intérieurs et 1 extérieur).

Les investigations ont montré que le sens d’écoulement était orienté du nord-ouest vers le sud-est et qu’une lentille de flottant était présente au droit des piézomètres PZ3 (1 cm), PZ5 (100 cm) et PZ6 (2 cm).

Les résultats d’analyses ont mis en évidence des dépassements de la Valeur seuil « eaux brutes » (1mg/L) dans les piézomètres PZ3 à PZ6 avec des concentrations en hydrocarbures C10-C40 comprises entre 4,9 et 390 mg/L, l’ouvrage le plus impacté étant PZ5.

La société SERAPIS a conclu que :

- la canalisation eaux pluviales longeant le boulevard Thiers « drainait » la nappe alluviale du Sornin en basses eaux,

- l’absence d’hydrocarbures dans la zone de PZ1 et PZ2 est confirmée donc que les travaux de réhabilitation d’octobre 2005 réalisés dans cette zone ont été efficaces,

- le panache d’hydrocarbures C10-C40 et la lentille de flottant ne semblent pas s’être déplacés depuis novembre 2007,

- les concentrations en hydrocarbures C10-C40 dans les eaux au droit de PZ7 ont diminué entre octobre 2006 et mars 2009.

La société SERAPIS a recommandé de supprimer la source sol de pollution localisée autour de PZ5 et PZ6, y compris dans les sols situés sous le niveau de la nappe, afin de retrouver une situation sur le terrain conforme à l’usage sensible (habitation et activités tertiaires) souhaité par le propriétaire.

26/04/2011 : Dossier de dépollution des sols et des eaux souterraines réalisé par EnvirEauSol :

Les travaux de dépollution ont été effectués du 27 avril au 27 mai 2010.

Les terres et bétons contaminés (377,78 tonnes) ont été évacués vers le biocentre de la société Biogénie, situé à Château-Gaillard (01 – Ain). Les zones excavées ont été remblayées par des matériaux sains, le remblaiement étant effectué par la société Chavany TP.

Les échantillons prélevés en fonds et bords des fouilles valident les travaux sur l’ensemble des zones assainies, sur la base des seuils de dépollution définis avant le début des investigations, c’est-à-dire les critères "déchets inertes".

Cependant, 3 zones de contaminations résiduelles subsistent en bordure du site :

- du côté de la terrasse (au nord) : présence des fondations de la terrasse et des bâtiments d’habitation 2400 mg/kg,

- sous une partie du trottoir et sous la voirie du Boulevard Thiers (à l’ouest) : atteinte de la limite du site et conservation de la voirie 3900 mg/kg,

- le long du mur mitoyen (au sud) : atteinte de la limite du site et conservation du mur mitoyen 8300 mg/kg.

6,0 m3 de produit en phase pure et d’eaux très polluées ont été pompées à la surface de la nappe au cours des travaux avec un hydrocureur et évacuées pour incinération vers l’usine Lafarge de Val d’Azergues (69).

Les eaux des fouilles sans phase surnageante ont été pompées pour assécher les fouilles durant les travaux, puis traitées par un séparateur et un filtre à charbon actif avant d’être rejetées au réseau communal.

Trois puits recoupant la nappe alluviale circulant au droit du site ont été mis en place. Ces puits complètent le dispositif de surveillance des eaux souterraines déjà présent sur le site. Ils permettront également à l’avenir une surveillance et d’éventuelles opérations curatives de traitement des eaux souterraines.

EnvirEauSol préconise :

Pour les sols :

- La réalisation d’analyses sur l’air souterrain afin d’évaluer le risque par inhalation pour les usagers,

- En cas de travaux futurs sur le site (plantations, constructions) : une étude de risque complémentaire,

- En cas de travaux souterrains avec accès aux sources de pollution résiduelles : la surveillance des travaux afin d’éviter tout risque pour les personnes exerçant à cet endroit,

- Les terres contaminées devront être excavées et envoyées vers des filières de traitement agréées,

- La conservation de la mémoire des contaminations résiduelles avec servitude éventuelles.

Pour les eaux souterraines :

- Surveillance des eaux souterraines au droit des 7 ouvrages de surveillance du site.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Charlieu, l'inventaire recense 60 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 secteur d'information sur les sols et 1 site en instruction. Voir la page de Charlieu.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

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Ce que le rapport n'est PAS

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