Sols pollués

THEVENIN & DUCROT (ex SHELL )

La pollution de ce site de Lux fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP001111801
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneLux
DépartementSaône-et-Loire
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

► DIAGNOSTIC ENVIRONNEMENTAL, TRAVAUX

Un déversement accidentel d'environ 1200 litres de gasoil dû au percement d'un réservoir de poids lourd est survenu sur la station service SHELL le 12 juin 2009. Une intervention a été déclenchée, en urgence, par le gérant dès le week-end de l'incident avec curage du séparateur, nettoyage de la zone du déversement et utilisation massive d'absorbant.

Les premiers constats après l'incident ont été les suivants :

- un impact sur les enrobés dans la zone du parking où le poids lourd s'est arrêté au moment du déversement de son réservoir ;

- un impact sur l'eau potable de la station, avec constat de traces et odeurs d'hydrocarbures dans les eaux des toilettes de la boutique ;

- un impact sur les sols au contact du séparateur à hydrocarbures, lequel a récupéré une partie du déversement, entraînant son débordement.

Des travaux de dépollution des zones sus-visées ont été réalisés entre le 25 août et le 4 septembre 2009.

Les travaux se sont déroulés en 2 phases :

- du 25 au 28 août 2009 : dégagement des réseaux souterrains autour du séparateur, destruction des enrobés du parking poids lourds, ouverture d'une tranchée entre le regard d'arrivée d'eau de la ville et le regard d'alimentation de la boutique ;

- du 31 août au 4 septembre : dépose/repose du séparateur d'hydrocarbures, excavation des terres souillées, mise en stock de ces terres sur site, chargement et évacuation des terres impactées vers un centre de traitement réglementé.

Ces travaux ont généré 35 tonnes de terres et 18 tonnes d'enrobés impactés par les hydrocarbures.

Début 2010, l'inspection des installations classées a demandé à l'exploitant d'évaluer l'impact de cet incident sur les eaux souterraines.

L'exploitant a fait réaliser un diagnostic environnemental en juin 2010, transmis aux services de l’État compétents en juillet 2010. Les investigations réalisées dans le cadre de cette étude ont compris :

- le forage de 3 piézomètres ;

- le prélèvement d'échantillons d'eaux souterraines pour chaque piézomètre ;

- le nivellement des piézomètres.

Les analyses des échantillons d'eau prélevés ont porté sur les BTEX (benzène, toluène, éthylbenzène et xylène), les hydrocarbures, le plomb, le méthyltertiobutyléther (ou MTBE) et les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP).

Les résultats d'analyse montrent des anomalies ponctuelles au droit de certains piézomètres, notamment en MTBE. Pour les autres substances, les teneurs sont soit inférieures aux limites de détection du laboratoire soit inférieures aux seuils réglementaires.

Les conclusions données par le schéma conceptuel mettent en avant l'absence de risque tant pour les cibles potentielles au droit du site, que pour le milieu naturel.

► SURVEILLANCE

L'inspection des installations classées avait demandé en novembre 2010 la réalisation d'une campagne de suivi semestriel de la qualité des eaux souterraines.

En avril 2013, les résultats d'analyse obtenus grâce aux 3 piézomètres du site indiquent une dégradation de la qualité des eaux depuis la précédente campagne d'analyse de 2010. La poursuite de la surveillance est dès lors recommandée.

Les concentrations non conformes aux valeurs réglementaires portent sur :

- des hydrocarbures C5-C40 dans les eaux à l'amont du site, avec dépassement de la valeur seuil "eaux brutes" ;

- un impact par le MTBE en aval du site, et par le benzène tant en amont qu'en aval, dépassant dans chaque cas les valeurs seuils de potabilité.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Lux, l'inventaire recense 0 ancien site industriel ou de service, ainsi que 2 sites en instruction. Voir la page de Lux.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

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