Sols pollués

TOTAL FINA ELF FRANCE (Mazille)

La pollution de ce site de Mazille fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP001111401
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneMazille
DépartementSaône-et-Loire
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

► ÉTUDES DE DIAGNOSTIC ENVIRONNEMENTAL

Depuis 2004, plusieurs études de sols et travaux de dépollution ont été réalisés au droit du site.

2, 8 et 9 septembre 2004 : Un diagnostic des sols et des eaux souterraines a été réalisé suite à la présence d'hydrocarbures constatée dans un abreuvoir situé en bordure de la station-service. La présence d'hydrocarbures a également été constatée à l'état de traces au niveau de la rivière La Grosne, longeant le site. Les investigations réalisées ont été les suivantes selon les différents milieux :

- sols : 10 sondages entre 0.6 m et 5.5 m de profondeur et des analyses portant sur les hydrocarbures totaux (HCT) et les BTEX (Benzène, Toluène, Ethylbenzène et Xylènes) ont été menés ;

- eaux souterraines : 2 piézomètres installés, des prélèvements et des analyses portant sur les HCT et les BTEX ont été réalisés ;

- eaux superficielles : des prélèvements ont été effectués au niveau de l'abreuvoir et au niveau de la rivière La Grosne.

Les conclusions de cette étude ont mis en évidence la présence d'hydrocarbures dans les sols dépassant le seuil réglementaire et un film d'hydrocarbure de type gazole/fioul dans l'abreuvoir. Concernant les eaux souterraines et superficielles, aucune anomalie notable n'a été constatée. Suite à ces conclusions, aucune recommandation n'a été émise.

28 avril 2008 et 21, 22 et 26 mai 2008: un diagnostic des sols et des eaux souterraines a été réalisé suite à l'observation d'irisations en surface de La Grosne, générées par un défaut d'étanchéité au niveau d'une conduite reliant un compartiment de la cuve à la bouche de dépotage. Le carburant s'est ensuite infiltré via des fractures dans une conduite d'eaux pluviales (EP), appartenant à la DDE, qui traverse le site et se déverse dans La Grosne.

Les investigations réalisées ont été les suivantes selon les différents milieux :

- eaux souterraines : un total de 7 piézomètres installés, des prélèvements et des analyses des sols portant sur les HCT et les BTEX ont été réalisés ;

- eaux superficielles : des prélèvements et des analyses portant sur les HCT ont été effectués au niveau de la rivière La Grosne. De plus, des barrages flottants ont été mis en place dans la rivière.

Les conclusions de cette étude ont mis en évidence la présence d'hydrocarbures dans les sols au droit du site. De plus, une phase organique libre au droit de 6 piézomètres de type gazole/fioul et des HCT ont été constatés. La rivière présentait des irisations en surface et les sols de la berge en contrebas de la sortie du drain collecteur de la DDE ont été impactés.

Plusieurs recommandations ont été émises, à savoir :

- la surveillance de la présence de fuite lors des opérations de dépotage de carburants ;

- la mise en place d'un système de pompage et d'écrémage pour extraire le flottant présent dans la zone des cuves enterrées ;

- la remise en état du drain ;

- la poursuite de la mise en place de boudins absorbants sur La Grosne ;

- l'excavation des terres souillées en sortie du drain ;

- la vérification de la non alimentation de l'abreuvoir par les eaux issues du drain traversant la station.

► TRAVAUX, SURVEILLANCE

Depuis 2008, le rapport d'installation du dispositif de pompage-écrémage a été transmis à l'inspection des installations classées ainsi que des notes trimestrielles quant à l'avancement des travaux de dépollution et le suivi de la qualité des eaux souterraines et superficielles.

Le bilan provisoire des travaux en 2011 fait état des constats suivants :

- plus de source de pollution dans les sols, au droit des zones investiguées sur le site de la station service ;

- plus d'impact sur le cours d'eau La Grosne ;

- un impact en hydrocarbures au droit des sols de la Grosne en sortie de la canalisation de la DDE ;

- un impact en hydrocarbures et en BTEX dans les eaux souterraines ;

- un volume d'environ 360 litres d'eaux d'infiltration/souterraines souillées a été récupérée. La phase libre organique présentait une faible épaisseur résiduelle.

L'unité de traitement par pompage-écrémage a été démantelée en janvier 2012.

Les préconisations suivantes ont été émises :

- l'installation, au droit de 3 piézomètres, d'écrémeurs passifs (mis en place en janvier 2012) ;

- le suivi mensuel de la qualité des eaux souterraines, et la récupération de la phase libre collectée dans les écrémeurs passifs.

Les suivis réalisés mensuellement de février à juillet 2012 ont mis en évidence :

- une absence de phase libre d'hydrocarbures dissous au droit de l'ensemble des ouvrages ;

- un impact en hydrocarbures dissous sur l'ensemble des ouvrages du site sans pouvoir établir de corrélation entre piézométrie, ouvrages et type de contamination détectée (contamination mixte gazole/essence).

Des travaux de curage des berges de la Grosne en sortie de la canalisation DDE (impactée par la pollution accidentelle de 2008) ont été effectués en août 2012. Les travaux ont permis d'extraire l'ensemble (total de 49,62 tonnes) des matériaux identifiés impactés par des hydrocarbures au droit du talus, à l'exutoire de la canalisation Eaux Pluviales de la DDE ; et d'obtenir l'absence de source résiduelle de pollution dans les sols.

Il persistait une incertitude sur le risque lié au dégazage des eaux sur site : des prélèvements d'air ambiant et d'eau ont été organisés dans la boutique de la station-service.

Le suivi réalisé d'août à octobre 2012 a mis en évidence :

- un impact en hydrocarbures dissous sur l'ensemble des ouvrages du site sans pouvoir établir de corrélation entre piézométrie, ouvrages et type de contamination détectée (contamination mixte gazole/essence) ;

- augmentation des teneurs en hydrocarbures en septembre 2012 ;

- baisse globale des teneurs en hydrocarbures C5-C40 et disparition de la phase flottante en octobre 2012.

Le schéma conceptuel a été mis à jour en septembre 2012 : le risque d'inhalation dû au dégazage depuis la nappe vers la boutique est écarté ; il n'y a pas de risques sanitaires sur et hors site du fait de l'activité de la station-service.

Les suivis mensuels réalisés de novembre 2012 à avril 2013 ont mis en évidence :

- un impact en hydrocarbures dissous au niveau de l'ancienne zone de contamination dans les sablons de fosse (PZ4 et PZ6) ;

- un impact moindre dans le terrain naturel à l'extérieur du parc à cuves dans le substratum rocheux (PZ7).

Le suivi réalisé de mai à août 2013 a mis en évidence :

- la présence d'une phase libre d'hydrocarbures au droit d'un piézomètre (PZ6) en juillet et août 2013, requérant un écrémage manuel ;

- un impact en hydrocarbures dissous sur l'ensemble des ouvrages du site, ce qui traduit la migration de la pollution au sein de l'ancienne zone de contamination dans les sablons de fosse, là encore sans pouvoir établir de corrélation entre piézométrie, ouvrages et type de contamination détectée (contamination mixte gazole/essence) ;

- un impact moindre dans le terrain naturel à l'extérieur du parc à cuve dans le substratum rocheux (PZ7).

De septembre 2013 à avril 2014, les campagnes de suivi mensuel de la qualité des eaux souterraines indiquent :

- la présence plus ou moins fréquente d'hydrocarbures à des teneurs supérieures aux valeurs de références dans les ouvrages PZ1 et PZ3 à 6 ;

- une poursuite de la migration des polluants au sein des sablons, ce qui se traduisait jusqu'en août 2013 par un impact en hydrocarbures (film millimétrique) principalement dans les ouvrages au droit du parc à cuves (PZ4 et PZ6) ;

- la présence de BTEX (ici le benzène) dans certains piézomètres, à des teneurs supérieures à la valeur de réference dans PZ2 en février et mars 2014, mais inférieures à cette valeur dans PZ3 et PZ4 sur la même période ;

- comme lors des campagnes précédentes, l'ouvrage PZ7 implanté à l'extérieur du parc à cuves est le moins impacté, et ce uniquement par des hydrocarbures totaux - aucun BTEX n'y a été mis en évidence depuis le début des suivis.

Le bilan des suivis mensuels jusqu'en avril 2014 révèle une tendance générale à une baisse de l'impact en hydrocarbures liés à une contamination mixte essence-gasoil. Les teneurs mesurées en BTEX et hydrocarbures C10-C40 présentent des fluctuations d'une campagne à l'autre, sans corrélation avec les variations de niveau piézométrique ou la pluviométrie. Ces évolutions indiqueraient le déplacement de la pollution au sein des sablons de la fosse du parc à cuves.

Depuis octobre 2012, le piézomètre implanté hors site n'a plus montré de teneur en hydrocarbures dépassant les valeurs de référence pour les eaux brutes. Au contraire, les piézomètres PZ4 et PZ6, au droit du parc à cuves, restent les plus impactés par hydrocarbures C10-C40.

En 2014, les divers rapports transmis permettent de conclure à l'absence de risque, tant sur site que hors site, compte-tenu de l'usage actuel des lieux (station-service). La poursuite de la surveillance de la qualité de la nappe reste préconisée, ainsi que le maintien des écrémeurs passifs dans les ouvrages PZ3, PZ4, PZ6 et leur suivi mensuel. Les campagnes les plus récentes permettent toutefois d'envisager de réduire la surveillance à une fréquence bimestrielle, compte-tenu de la lenteur constatée dans l'évolution des teneurs.

La surveillance des eaux à fréquence trimestrielles est maintenue , par AP du 10/12/2014.

Les campagnes réalisées entre 2014 et 2018 mettent en évidence :

- une amélioration globale depuis 2015 malgré des hausses ponctuelles , amenant à un impact modérés en BTEX et HC

- des disparités entre les ouvrages

- la nécessité de maintenir les écrémeurs passifs

L’ensemble des investigations réalisées jusqu’alors a montré la présence :

- dans les eaux souterraines : un impact en hydrocarbures et BTEX dans le parc à cuve,

- un impact non significatif sur les eaux souterraines en aval du parc

- dans les sols : l’absence d’impact significatif,

- dans les eaux superficielles : l’absence d’impact dans la Grosne,

- dans les eaux potables : l’absence d’impact (2011),

- dans l’air ambiant de la boutique : l’absence d’impact (2012).

La pollution est concentrée dans le parc à cuve, son extension est limitée (impact non significatif

en aval).

Le schéma conceptuel a montré l’absence de risque sur site ou hors site , un plan de gestion a donc conclu a un simple maintien des écrémeurs passifs.

Au 25 avril 2018 , les campagnes de surveillances des eaux souterraines réalisées indiquaient :

- L'absence de phase libre d'hydrocarbures

- Un impact passant de fort a modéré au droit des ouvrages présents dans le parc à cuves

- Un impact non significatif voir l'absence d'impact dans les autres ouvrages.

Depuis 2015 , une amélioration globale est observée. On note toutefois des hausses ponctuelles des teneurs en hydrocarbures.

L'impact résiduel en hydrocarbures est limité à la fosse du parc à cuves et à l'aval proche.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À Mazille, l'inventaire recense 2 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de Mazille.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

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