Sols pollués

SOMAGIC BARBECUES

La pollution de ce site de La Genête fait l'objet d'une instruction en cours par les services de l'État.

Ce que le registre enregistre

Identifiant du siteSSP001110501
Statutsite dont la pollution est instruite par l'État
CommuneLa Genête
DépartementSaône-et-Loire
InstructionEn cours

Ce que l'État en dit

► ÉTUDES ET TRAVAUX RÉALISÉS

Suite à une pollution des sols et de la nappe phréatique au droit du site de SOMAGIC BARBECUES, un traitement des sols et des eaux souterraines a été mis en œuvre depuis décembre 2001.

L'origine de la pollution est probablement issue des égouttures de solvants chlorés utilisés au niveau de bac de trempage de l'usine, vraisemblablement en 1986. Un bac de rétention en inox a été mis en place en 2002 permettant de stopper cette fuite.

Les composés mis en jeu sont des polluants appartenant à la famille des composés organo-halogénés volatils (COHV), notamment le cis-dichloroéthylène (cis-DCE) et le trichloroéthylène (TCE).

Les investigations se sont déroulées en plusieurs phase depuis 1999 :

- 1999 : un diagnostic de la qualité des sous-sols a été réalisé ;

- 2000 : un complément de diagnostic est transmis à l'inspection des installations classées et un bac de rétention en inox est mis en place afin de stopper les fuites ;

- fin 2001 : les premiers travaux de dépollution du site commencent, à savoir le pompage et le traitement de la nappe par stripping à l'air.

Le traitement par pompage des eaux souterraines a débuté le 4 décembre 2001 et s'est terminé en 2003. Environ 145 m3 d'eaux ont été pompés et traités. Cette faible récupération s'est traduite par une évolution peu significative des teneurs en COHV.

- novembre 2003 : démarrage du traitement des eaux souterraines par extraction double phase. Cette technique de dépollution consiste à mettre en place des cannes d'aspiration dans des ouvrages de faibles diamètres (ici des piézomètres). Une pompe permet alors de mettre sous vide les cannes et d'extraire les polluants les plus volatils (p.ex. composés organiques volatils).

De 2003 à 2006, environ 1695 m3 d'eaux impactées ont été extraites et traitées.

- décembre 2007 : réalisation d'une étude quantitative des risques sanitaires définissant des concentrations maximales admissibles pour les polluants des eaux souterraines (ancienne réglementation en vigueur) ;

- avril 2008 : définition de nouveaux objectifs de dépollution. Mise en place de traitement ponctuel de finition par oxydation in situ associé au traitement par extraction double phase.

De mars 2006 à août 2008, 4781 m3 d'eaux impactées ont été extraites et traitées.

En 2008, près de 90% de la quantité de solvants chlorés initialement présents a été extraite.

Au total, 12 campagnes de caractérisation des eaux souterraines ont été réalisées de 2004 à 2008 avec pour campagne "témoin" celle faite avant traitement (2003).

D'autre part les conclusions de l'évaluation quantitative des risques sanitaires préconisaient :

- de poursuivre le suivi des teneurs en COHV sur site après l'arrêt du traitement ;

- d'étudier la possibilité d'organiser une campagne de prélèvement au droit de puits privés les plus proches du site et dont les usages sont les plus sensibles, afin de vérifier que les éventuelles concentrations mesurées sont bien inférieures aux concentrations maximales admissibles définies pour les puits privés.

► SURVEILLANCE, PERSPECTIVES

Juillet 2012 : le suivi post-traitement de la pollution de la nappe confirme que depuis l'arrêt des traitements, 2008, les concentrations mesurées restent inférieures aux seuils des objectifs de traitement qui avaient été fixés.

Ce site n'appelle plus d'action de la part de l'administration.

La fiche officielle de ce site sur Géorisques — c'est elle qui fait foi.

Ce que cela ne prouve pas

Une inscription à l'inventaire signale une activité susceptible d'avoir pollué — comment lire cette page.

Une instruction clôturée ne veut pas dire « site pollué » : elle peut l'être parce que les travaux ont été faits et la surveillance levée. Le descriptif ci-dessus le dit, quand il le dit.

Ce qui est recensé sur la même commune

À La Genête, l'inventaire recense 2 anciens sites industriels ou de service, ainsi que 1 site en instruction. Voir la page de La Genête.

Un rapport daté sur cette entité

Les pages de ce site sont gratuites et le resteront : un fait officiel n'appartient à personne. Ce qui se paie, c'est le travail de compilation — ce que les registres publics disent de cette entité à une date, et ce qu'ils n'en disent pas.

Ce que contient le rapport

  • ce que les registres des sols disent de ce terrain à la date de notre copie : inventaire, secteur d'information, instruction en cours
  • ce que nous avons cherché et qui n'a rien donné, écrit noir sur blanc — et sur ce sujet, l'absence est ce qui compte
  • l'historique de nos captures pour ce site
  • la citation exacte : source, licence, date, URL

Prix : 19 € / entité

Ce que le rapport n'est PAS

Ce n'est ni un avis officiel ni un conseil juridique. Il dit ce qui est au registre à cette date, pas ce qu'il faut en conclure.

Ceci est un formulaire de commande. La demande nous parvient et nous la confirmons par e-mail avant tout paiement. Rien n'est débité à cette étape.

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Ce site n'est pas un site de l'administration. C'est un index indépendant, sans lien avec Géorisques, le BRGM, les DREAL ni le ministère. Pour un acte, l'état des risques officiel reste la référence.